Relations multilatérales

Sûreté maritime: tester la coordination pour des actions conjointes efficaces en mer

Mauritius, 29/10/2019 - 07:17, UNIQUE ID: 191029_1
Press releases

La Commission de l’océan Indien (COI), à travers le programme MASE financé par l’Union européenne, et en collaboration avec le ministère de l’environnement et du développement durable, représenté par l’Organe de lutte contre l’événement de pollution marine (O.L.E.P), a organisé le premier exercice MASE POLMAR 2019 à Diego Suarez (Madagascar), du 16 au 20 octobre 2019.

Plus de soixante-dix participants ont pris part à ce premier exercice régional de grande ampleur, qui réunissait les représentants des pays signataires des accords MASE (les Comores, Djibouti, la France/La Réunion, le Kenya, Madagascar, Maurice, les Seychelles et la Somalie en qualité d’observateur), des officiers de liaison internationaux et des observateurs du Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM) et du Centre régional de coordination des opérations (CRCO), ainsi qu'un représentant de la force navale de l’UE (EU NAVFOR).

Basé sur un scénario de lutte contre la pollution marine accidentelle par les hydrocarbures, l’exercice MASE POLMAR 2019 est le premier d’une série d’exercices de simulation sur différents thèmes liés à l’insécurité maritime. Il vise à tester la coordination et l’interopérabilité entre les centres nationaux, le CRFIM et le CRCO, qui sont au cœur du mécanisme régional de sûreté maritime mis en place par la COI dans le cadre des résultats 4 et 5 du programme MASE.

L’exercice, qui comportait un volet «État-Major » et un volet «Terrain», a été organisé avec le concours de la marine nationale malgache et des garde-côtes mauriciens.
Cette phase d’entraînement et d’exercice est une étape clé dans le développement des deux centres régionaux et la consolidation de l’architecture régionale de sécurité maritime. Elle permet aux différentes parties prenantes non seulement d’échanger sur les étapes des opérations en vue de promouvoir de réelles synergies, mais aussi et surtout de recenser les nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain qui peuvent entraver une coopération régionale efficace. Selon Raj Mohabeer, coordinateur du projet, «Nous sommes dans une phase décisive de la mise en place d’un système unique à la pointe de la technologie, conçu par la COI avec le soutien financier de l’UE, pour la surveillance et le contrôle de l’océan Indien occidental.  Ce système nous permettra de lutter efficacement contre les nombreux crimes maritimes qui affectent durement la région, et également de promouvoir le développement durable de l’économie bleue», a souligné le chargé de mission de la COI.
Satisfait de la bonne exécution de l’exercice, le chargé d’affaires de la délégation de l’UE à Madagascar, Serguisz Wolski, a salué les efforts déployés par les pays signataires pour mettre en œuvre les accords MASE, avec le déploiement d'officiers de liaison internationaux. Pour M. Wolski, «la coopération régionale est essentielle, car aucun pays ne peut, à lui seul, combattre les divers crimes et menaces maritimes. De même, il est nécessaire de renforcer la coopération internationale sur les questions maritimes.

C’est pourquoi, aujourd’hui, l’aide de l’UE va au-delà du soutien financier apporté au programme MASE. L’UE collabore également avec l’EU NAVFOR – ATALANTA pour renforcer les capacités techniques régionales et développer la coopération internationale en matière de sécurité maritime».


Première réunion des chefs d’état-major des pays signataires des accords régionaux du programme MASE
Une réunion spéciale des chefs d’état-major des pays signataires des accords régionaux du programme MASE, ou de leurs représentants, a été organisée le 20 octobre 2019 à Diego Suarez, parallèlement à l’exercice MASE MARPOL.  Des représentants de l’Union européenne, de la Commission de l’océan Indien et de la Somalie (en tant qu’observateur) ont également participé à cette première réunion. Coprésidée par les représentants de Madagascar, de l’UE et de la COI, la réunion visait, d'une part, à faire le point sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des accords régionaux, le déploiement des officiers de liaison internationaux et les résultats de l’exercice régional, et d’autre part, à engager une réflexion commune sur les procédures de déploiement des ressources et leur facilitation dans le cadre d’une mission régionale, tant au niveau logistique que du point de vue des nombreuses autorisations nécessaires pour la bonne mise en œuvre d’une opération conjointe en mer.

 

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