European Union External Action

Relations multilatérales

12/06/2018 - 12:17
Policy - Activity

L’UE ne peut relever seule les défis mondiaux. Elle s’est engagée à préserver et renforcer l’ordre multilatéral fondé sur des règles et centré sur les Nations unies.

L’engagement de l’Union européenne en faveur d’un multilatéralisme efficace, axé sur les Nations Unies, est un élément central de sa politique extérieure, comme indiqué dans la stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE. Pour faire face aux crises, aux menaces et aux enjeux mondiaux, la communauté internationale a besoin d’un système multilatéral efficace, fondé sur des règles et des valeurs universelles. Partenaire essentiel de l’UE, les Nations unies constituent un forum mondial indispensable pour relever les défis planétaires, dans le cadre général du programme à l’horizon 2030 et de ses 17 objectifs de développement durable.

D’un point de vue économique également, l’UE bénéficie grandement du système multilatéral fondé sur des règles, garant d’un commerce libre et équitable. Le protectionnisme aurait pour effet de réduire la croissance dans l’UE et dans le monde, et pourrait se traduire par un abaissement des normes et une concurrence déloyale.

La stratégie globale de l’UE prévoit de renforcer les processus multilatéraux dans les domaines où ils existent déjà (commerce, sécurité maritime ou ressources marines, par exemple) et d’étendre les régimes internationaux émergents dans des domaines tels que le désarmement, la maîtrise des armements ou le droit pénal international. Par ailleurs, l’UE aspire à jouer un rôle de premier plan en soutenant l’émergence d’une gouvernance multilatérale, notamment dans des domaines tels que la cybersécurité, la santé, l’espace ou l’économie numérique.

«L'absence de normes mondiales et de moyens d'en assurer le respect représenterait un danger pour la paix et la sécurité, la prospérité et la démocratie, qui constituent nos intérêts vitaux. Obéissant à ses valeurs fondatrices, l'UE est attachée à un ordre mondial fondé sur le droit international, notamment sur les principes de la Charte des Nations unies, qui garantissent la paix, les droits de l'homme, le développement durable et l'accès durable aux biens communs mondiaux. Cet attachement se traduit par une aspiration à transformer le système existant plutôt qu'à simplement le préserver. L’UE œuvrera en faveur d’une ONU forte qui soit le socle de l’ordre multilatéral fondé sur des règles, et élaborera des réponses coordonnées au niveau mondial avec les organisations internationales et régionales, les États et les acteurs non étatiques». 
– Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’UE

L'UE et les Nations unies

L'UE et les Nations unies L’UE est le plus grand contributeur financier au système des Nations unies. Elle finance plus de 30 % du budget ordinaire des Nations unies, 33 % de ses opérations de maintien de la paix et près de la moitié des contributions des pays membres à ses fonds et programmes.

La coopération couvre un large éventail de domaines: développement, droits de l'homme, changement climatique, consolidation de la paix, gestion des crises, désarmement et non-prolifération, aide humanitaire, lutte contre la corruption et la criminalité, actions sanitaires globales, gestion des flux migratoires et questions relatives au travail.

Priorités de l’UE aux Nations unies

L’UE adopte chaque année des priorités pour ses relations avec les Nations unies et l’Assemblée générale des Nations unies. Les priorités définies ces dernières années montrent clairement que l’UE reste déterminée à renforcer les Nations unies et à jouer un rôle actif dans tous les domaines pertinents. Elles soulignent également les défis à venir, notamment la nécessité du partage de responsabilités sur la question des migrations et des réfugiés, la résolution des crises, le maintien de la paix, ainsi que la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Participation de l’UE aux Nations unies

Depuis 2011, l’UE bénéficie d'un statut d’observateur privilégié à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce statut lui permet de présenter des positions communes et des propositions, de prendre la parole et de participer au débat général en septembre de chaque année. L’UE ne dispose pas du droit de vote mais elle est la seule partie non étatique à plus de 50 conventions et accords multilatéraux des Nations unies. Elle a obtenu un statut spécial de «participant à part entière» dans un certain nombre de conférences importantes, telles que la Conférence des Nations unies sur le financement du développement ou la Conférence des Nations unies sur les femmes.

L’UE bénéficie en outre d’un accès au Conseil de sécurité des Nations unie, dont la France et le Royaume-Uni sont des membres permanents et d’autres États membres de l’UE des membres non permanents. Les États membres de l’UE qui siègent au Conseil de sécurité tiennent les institutions européennes et les autres États membres pleinement informés des travaux du Conseil et, le cas échéant, expriment les positions de l’Union. Conformément à l’article 34 du traité sur l’Union européenne, «lorsque l'Union a défini une position sur un thème à l'ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies, les États membres qui y siègent demandent que le haut représentant soit invité à présenter la position de l'Union».

Réforme et efficacité accrue des Nations unies

L’UE soutient la réforme du système des Nations unies, ainsi que de ses organes et organismes, afin de s’assurer qu’il est à même de relever les défis complexes et intersectoriels auxquels nous sommes confrontés. Il conviendrait notamment de réformer en profondeur le Conseil de sécurité des Nations unies et de redynamiser les travaux de l’Assemblée générale. L’UE approuve l’idée que les Nations unies doivent être à même de remplir leurs missions et être de plus en plus efficaces et efficientes. Pour que le programme à l’horizon 2030 soit mis en œuvre avec succès, les Nations unies doivent redoubler d’efforts pour apporter un appui intégré et coordonné à l’élaboration des politiques.

Les réseaux et partenariats plus larges de l’UE

Outre les Nations unies, l’UE travaille en étroite collaboration avec une multitude d’autres organisations et entités internationales, telles que l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale dans le domaine de l’économie et du commerce; l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dans le domaine de la sécurité; le Conseil de l’Europe et l’Organisation internationale du travail (OIT) dans tous les domaines, y compris en matière de droits de l’homme; ou l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’UE est fermement attachée à apporter des solutions multilatérales aux défis mondiaux. Elle soutient résolument des accords internationaux tels que l’accord de Paris de lutte contre le changement climatique ou l’accord de 2015 visant à prévenir la mise au point d’armes nucléaires par l’Iran (plan d’action global conjoint).

Enfin, l’UE collabore étroitement avec d’autres groupements régionaux et multinationaux pour relever des défis communs et travailler de concert au niveau international. Elle coopère notamment avec l’Union africaine, afin de promouvoir la paix, la stabilité et le développement en Afrique et dans notre région, et entretient de solides relations avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE). Elle cherche à conclure des accords commerciaux multilatéraux ouverts (elle est notamment est en train de négocier avec les membres fondateurs du Mercosur) et à structurer les accords bilatéraux afin de les intégrer, à terme, dans des accords multilatéraux (c’est le cas, par exemple, des accords conclus avec Singapour et le Viêt Nam qui seront intégrés dans l’ANASE).

«Des partenariats renforcés constituent les fondements de notre politique étrangère. Tous les enjeux actuels dépassent les frontières et les souverainetés nationales. Aucun de nous ne peut porter seul le poids du monde sur ses épaules». 
– Mme Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil de sécurité des Nations unies le 6 juin 2016

 

Languages: