Colombie: déclaration du haut représentant/vice-président Josep Borrell concernant les violences survenues lors des manifestations sociales

Brussels, 06/05/2021 - 13:49, UNIQUE ID: 210506_5
Statements by the HR/VP

La population colombienne, comme partout ailleurs, a le droit de manifester pacifiquement. Ce droit, ainsi que les libertés de réunion pacifique, d'association et d'expression, sont indispensables à toute démocratie, doivent être respectés et protégés, et ne doivent pas être étouffés par la force.

Au total, 23 civils et un policier auraient été tués et des centaines de personnes auraient été blessées lors des dernières manifestations. Le recours excessif à la force pour réprimer ces manifestations, l'escalade de la violence et tout autre usage disproportionné de la force par les forces de sécurité doivent cesser.

L'UE se fie à l'action des institutions pour enquêter sur les personnes responsables d'exactions ou de violations des droits de l'homme et les traduire en justice.

Dans le même temps, l'UE rejette et condamne le recours à la violence par ceux qui se mêlent aux manifestants pacifiques uniquement pour commettre des actes de vandalisme. Leurs actes illégaux étouffent la voix des citoyens, réduisent la marge de manœuvre dont dispose la société civile pour s'exprimer et provoquent chaos et désordre.

Après des décennies de violence, la Colombie doit progresser sur la voie de la paix. Les citoyens colombiens méritent de vivre dans la stabilité et la sécurité, en particulier compte tenu des défis importants auxquels le pays est confronté en raison de la pandémie de COVID‑19.

La complexité de ces défis exige que l'ensemble des acteurs politiques et la société civile fournissent des efforts pacifiques pour réduire les tensions, favoriser des dialogues inclusifs et dégager un consensus sur la manière de faire face à ces problèmes. Nous saluons l'appel lancé par le président Duque en faveur d'un dialogue national.

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