Les étudiants camerounais en compétition pour les droits de l'Homme

20/12/2018 - 16:50
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L'Union européenne au Cameroun a célébré la Journée Internationale des Droits de l'Homme avec un concours d'éloquence pour étudiants. Leurs plaidoiries sur la torture, l'esclavage, les inégalités et les discriminations, la violation du droit à l'éducation ou de la liberté d'expression, ont permis au public de célébrer les 70 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de présenter les nombreux défis qui se posent encore à son pleine application.

Concours de joutes oratoires organisé par l'Union européenne au Cameroun à l'Université Catholique d'Afrique Centrale

La Délégation de l'Union européenne en République du Cameroun a organisé du 12 au 13 décembre 2018 des activités marquant la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH). La principale activité de cette célébration a été les joutes oratoires qui ont vu dix candidats représentant leurs différentes universités se succéder au pupitre à l'occasion d'un concours d'éloquence sur les droits de l'homme. Ce concours, hautement apprécié par une foule d’étudiants, a permis de "donner dès à présent la parole aux jeunes sur des questions essentielles telles que la protection des droits et libertés fondamentaux", selon les mots de Monsieur Hans-Peter SCHADEK, Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union européenne. 

Les différentes thématiques soulevées par les étudiants, à savoir: la torture, les atteintes à l'intégrité physique, l'esclavage, les inégalités et les discriminations, la violation du droit à l'éducation ou de la liberté d'expression, ont clairement permis au public présent que 70 ans après l'adoption de la DUDH, de nombreux défis se posent encore à la concrétisation de ces droits. 

Bien que les Etats aient ratifié la majorité des conventions internationales réaffirmant la valeur contraignante des droits consacrés dans la DUDH et pris à cet effet des mesures d'internalisation, il n'en demeure pas moins que la pratique des autorités politiques, administratives, des forces armées et de police et même des populations montre bien que ces droits ne sont pas encore complètement intériorisés comme des normes suprêmes insusceptibles de dérogation. Leur violation continuelle et accrue dans le contexte du terrorisme et du contre-terrorisme démontre à suffisance leur précarité. Le fondement et la finalité de ces droits reste et demeure la préservation de l'égalité entre les hommes, selon le président de la de la Commission des droits de l'homme du Barreau du Cameroun (CDHB), par ailleurs président du jury, Me Simon Pierre ETEME ETEME. 

L'ensemble des orateurs ont convenus que la responsabilité de défendre les droits de l'homme incombe à tous, non pas seulement aux autorités politiques, aux corps diplomatiques, aux organisations de la société civile, mais aussi et surtout aux individus. Ce n'est qu'à ce prix que le thème retenu pour la journée de célébration prendra pleinement sens: "l'égalité, la justice et la liberté préviennent la violence et maintiennent la paix". Après la diffusion de courtes vidéos du Mobile Film Festival lors de la dernière journée, l'ensemble des participants se sont levés pour défendre les droits de l'autre, répondant ainsi au mot d'ordre de la journée, à savoir: #standup4humanrights.   


Les activités ont eu lieu sur le campus de l'Université Catholique d'Afrique Centrale et à l'Institut Français du Cameroun. Elles ont connu la participation des autorités politiques du Cameroun, des membres du corps diplomatique, du Centre des Nations unies pour la démocratie et les droits de l'homme en Afrique centrale, de la Commission nationale des droits de l'homme et des libertés, de la CDHB, des organisations de la société civile et bien entendu des étudiants de différentes universités du Cameroun. 

 

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