European Union External Action

L’UE protège les droits des peuples autochtones, qui comptent parmi les plus pauvres du monde mais les plus riches sur le plan culturel

09/08/2018 - 11:15
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On estime à 370 millions le nombre de personnes autochtones dans le monde, réparties dans 90 pays. Elles représentent moins de 5 pour cent de la population mondiale, mais 15 pour cent des populations les plus pauvres. Les populations autochtones contribuent pourtant à la diversité et à la richesse des civilisations et des cultures et, en conséquence, à notre patrimoine commun. L’UE, de même que le reste du monde, met cette contribution à l’honneur lors de la Journée internationale des peuples autochtones du monde.

International Day for the World’s Indigenous Peoples, Indigenous Peoples

À cette occasion, la haute représentante, Federica Mogherini, a déclaré au nom de l’Union européenne: «Nous saisissons également cette opportunité pour faire le bilan des nombreux résultats obtenus en termes de reconnaissance et de concrétisation de leurs droits et pour définir les actions encore à entreprendre par la communauté internationale pour que les droits de l’homme soient universellement appliqués sans aucune discrimination».

L’Union européenne soutient activement les populations autochtones depuis la fin des années 1990 et s’est engagée à continuer de leur accorder une grande attention, étant donné leur situation défavorisée dans toutes les sociétés. Cette attention est manifeste dans deux programmes concernant «les biens publics mondiaux et les défis qui les accompagnent» (GPGC) et «le soutien aux organisations de la société civile et aux autorités locales», qui accordent la priorité à la lutte contre la pauvreté et au soutien à la croissance inclusive.

De plus en plus d’actes d’hostilité, de violence et de représailles sont perpétrés à l’encontre des défenseurs des droits des peuples autochtones et de l’environnement, notamment contre la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz. «Nous sommes vivement préoccupés par le nombre de meurtres dont sont victimes ces défenseurs, estimé à quatre par semaine dans le monde. Les autorités des pays où de tels actes sont commis devraient redoubler d’efforts pour protéger les militants et veiller à ce que les coupables soient traduits en justice», a déclaré l’UE.

Chaque jour, quelque part dans le monde, des membres des peuples autochtones sont dépossédés de leurs terres, ressources et territoires ancestraux. En raison de ces pertes, de nombreux autochtones migrent vers les zones urbaines en quête de meilleures perspectives de vie, d’éducation et d’emploi. Ils migrent également entre les pays pour échapper aux conflits, aux persécutions et aux effets du changement climatique.

C’est la raison pour laquelle cette année, les Nations unies ont choisi comme thème de la Journée internationale des populations autochtones les «Migrations et mouvements des peuples autochtones». La Journée a été axée sur la situation actuelle des territoires autochtones, les causes profondes des migrations et les mouvements et déplacements transfrontières, avec un accent particulier sur les populations autochtones vivant dans les zones urbaines et au-delà des frontières internationales. L’UE insiste sur le fait que le problème de l’accaparement des terres, qui s'aggrave, doit être traité d’urgence. C’est la raison pour laquelle elle soutient des programmes et projets de gouvernance foncière dans 40 pays à travers le monde, avec un budget total de 240 millions d’euros. Les efforts déployés en Colombie ont conduit à l’attribution de titres de propriété collective aux communautés autochtones totalisant 280 000 hectares. Cette année, l’UE accordera 6,9 millions d’euros à la Land and Forest Tenure Facility, qui met l'accent sur la sécurité et les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales.

Un montant supplémentaire de 5 millions d’euros sera consacré aux défenseurs des droits de l’homme et aux organisations qui œuvrent dans le domaine de l’accaparement des terres, du changement climatique et des droits des peuples autochtones.

«Nous continuerons de défendre les peuples autochtones et de les soutenir afin qu’ils puissent conserver leur culture, leur identité et leur mode de vie, qui font partie de notre culture, notre identité et notre mode de vie communs», a conclu Mme Mogherini au nom de l’UE.

 

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