European Union External Action

Libérer le potentiel des jeunes en tant que moteurs du changement

10/08/2018 - 11:00
News stories

L’UE rassemble de jeunes dirigeants et des représentants d’organisations de jeunesse afin de jeter des ponts par-delà les cultures et les frontières. En renforçant l’esprit de partenariat et la confiance entre les jeunes de tous les continents, l’UE permet aux jeunes d’être à la fois les acteurs et les moteurs du changement social et politique. La Journée internationale de la jeunesse, organisée le 12 août, met à l’honneur le rôle des jeunes femmes et des jeunes hommes en tant que partenaires essentiels du changement, et offre l’occasion d’attirer l'attention sur les défis et problèmes rencontrés par les jeunes du monde entier.

International Organization for Migration, migration, EU-IOM

Ce n’est pas un hasard si le programme Erasmus, qui connaît un grand succès, est souvent cité en premier lieu comme un exemple des avantages de l’intégration et de la prospérité européennes. Conformément aux propositions de la Commission en vue d’une nouvelle stratégie de l'UE en faveur de la jeunesse, 2018 a déjà été marquée par la prometteuse conférence de l’UE sur la jeunesse, la paix et la sécurité, qui a rassemblé de jeunes bâtisseurs de la paix, de hauts dirigeants de l’UE et des représentants de la société civile. Cette année continuera à tenir ses promesses en matière de participation des jeunes à la consolidation de la paix et au processus de prise de décision politique, tant à l’intérieur de l’UE qu’au-delà.

 

Le programme mondial en matière d’encadrement culturel rapproche les jeunes acteurs culturels et leur donne des moyens d'agir par-delà les frontières

Chaque année, 40 jeunes responsables culturels talentueux issus des États membres de l’UE et de ses partenaires stratégiques (Brésil, Canada, Chine, Inde, Japon, Mexique, Russie, Afrique du Sud, Corée du Sud et États-Unis) se réunissent pour suivre une formation dans le cadre du programme mondial en matière d’encadrement culturel de l’UE (Global Cultural Leadership Programme, GCLP). Piloté par la plateforme pour la diplomatie culturelle, qui est financée par l’instrument de partenariat, le programme vise à soutenir l’autonomisation des jeunes, à dégager des perspectives pour de futures collaborations culturelles internationales et à favoriser l’émergence de sociétés plus inclusives. Les séminaires organisés dans ce contexte permettent à de jeunes responsables culturels de mieux comprendre les enjeux de la diplomatie culturelle et de la collaboration culturelle internationale, et de tirer des enseignements de leurs interactions avec des pairs au-delà des frontières, en vue de façonner la société de demain.

Kristin Cheung,  jeune artiste canadienne ayant participé à l’édition de 2017, souligne la grande valeur ajoutée du programme pour son travail: «J’ai pu nouer des liens avec de nombreux travailleurs culturels du monde entier. J’ai découvert un nombre impressionnant de projets passionnants de curateurs et de producteurs que je n’aurais jamais pu connaître sans ce programme. Cela m’a encouragée à prendre une nouvelle orientation professionnelle et à utiliser mon expérience et mes compétences actuelles pour les appliquer à un niveau plus international».

International Youths Day

Le réseau d’anciens participants au programme s’étoffe et prend peu à peu la forme d’une communauté mondiale de jeunes partageant la même vision de l'art et de la culture. Les anciens participants peuvent maintenant expliquer comment le programme les a aidés à devenir des acteurs du changement.

La responsable culturelle mexicaine Luanda Smith nous fait part de son expérience lors de l’édition 2016 du GLCP, à Malte: «Outre l'apprentissage de la diplomatie culturelle spécialisée, l’expérience multiculturelle entre pairs avec des spécialistes d’autres pays, le partage d’expériences, de défis, d’objectifs et de visions pour l’avenir, le programme m’a encouragée à poursuivre mon travail sur le renforcement des capacités de la société civile dans le secteur de la culture, afin de répondre aux besoins locaux et d’élaborer des projets qui permettent également de coopérer à l’échelle internationale sur le plan culturel».

Après La Valette en 2016 et Athènes en 2017, 40 jeunes professionnels sélectionnés sont attendus pour une semaine de formation à Amsterdam (Pays-Bas), du 28 octobre au 1er novembre 2018.

 

Lire le témoignage d’Edgar Garcia, participant au programme en 2016

 

 

Les jeunes agissent pour faire progresser les relations bilatérales UE-Canada

ILes affaires internationales ne se limitent pas à des réunions entre gouvernements: les jeunes jouent également un rôle important dans l’élaboration des relations bilatérales officielles. Pour soutenir le partenariat stratégique entre l’UE et le Canada, les dialogues transatlantiques UE-Canada entre jeunes de la société civile seront lancés cet automne en vue de tisser des liens entre les jeunes et les organisations de jeunesse de l’UE et du Canada. Pour contribuer au renforcement des relations bilatérales, ils feront entendre leurs voix sur la manière de prévenir les conflits et l’extrémisme violent et de promouvoir une paix durable, grâce à l’égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre le changement climatique. Ils mèneront également une réflexion collective sur les moyens de tirer parti des avantages de la numérisation, notamment pour mettre fin à l’exclusion, et examineront les dangers du monde numérique, y compris les discours de haine.

 

Des «voix actives» parmi les jeunes Syriens jettent les bases de la paix

La Journée internationale de la jeunesse est aussi l’occasion de mettre à l’honneur le potentiel de la jeunesse à bâtir la paix. Dans le cadre du projet Aswat Faeela («Voix actives»), financé par l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP), l’UE permet à de jeunes Syriens d’élaborer ensemble leurs propres solutions aux problèmes rencontrés au sein de leurs communautés. Grâce à un parcours d’apprentissage en matière de renforcement des capacités, de jeunes Syriens acquièrent des outils pour relever les défis qui se posent dans le domaine de la reprise économique, de la cohésion sociale et de la construction de la paix sur le terrain, au sein de leurs communautés, ainsi qu’avec de jeunes Libanais et Jordaniens.

Aswat Faeela a créé un réseau de 21 groupes locaux autonomes composés de jeunes Syriens en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Turquie, au Danemark, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Ces groupes partagent des valeurs communes privilégiant une approche fondée sur les droits, le principe «ne pas nuire», l'autonomisation, la diversité, l’inclusivité et la valorisation des différences. Au total, plus de 3 000 jeunes Syriens ont acquis les moyens de forger l’avenir de leur pays d’origine et de jeter des ponts entre les Syriens partout dans le monde et dans leurs communautés d’accueil.

Iyad, un jeune Syrien de 29 ans, a fui vers la Jordanie avec son épouse en 2013, après l’escalade des violences en Syrie. Il a rejoint Aswat Faeela en tant que bâtisseur de communautés. C’est un fervent défenseur du rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix: «Les jeunes Syriens ont un grand potentiel. Ce sont eux qui, en fin de compte, devront reconstruire le pays. Or, la plupart d’entre eux n'exploitent pas pour l'instant les possibilités d’améliorer leurs compétences sociales, de créer des réseaux et de renforcer la confiance. C’est là qu’intervient Aswat Faeela».

 

Contexte

Financé par l’instrument de partenariat de l’UE, le programme mondial en matière d’encadrement culturel est la principale composante «formation» de la plateforme pour la diplomatie culturelle lancée en 2016. Son objectif majeur est d’aider les jeunes responsables culturels présents sur la scène internationale et originaires de dix pays partenaires stratégiques de l’UE et des États membres de l’UE, en développant et en renforçant leurs compétences en matière d’encadrement culturel. Après La Valette (Malte) et Athènes (Grèce), la troisième édition aura lieu à Amsterdam (Pays-Bas), du 28 octobre au 1er novembre.

Aswat Faeela (Voix actives) est un projet régional de développement de la jeunesse financé par l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, mené par le British Council et mis en œuvre par un consortium de partenaires (dont International Alert et Search for Common Ground). Il aide les jeunes Syriens à travailler au sein de leur communauté pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés et leur fournit des lieux sûrs pour élaborer des solutions collaboratives.

La conférence de l’UE sur la jeunesse, la paix et la sécurité de mai 2018 a été organisée dans le cadre d’un partenariat entre l’UE, les Nations unies et la société civile. Elle a réuni 70 jeunes bâtisseurs de la paix représentant 27 pays de l’UE et 29 pays partenaires, qui participent à neuf réseaux de jeunes de l’UE en Europe, en Afrique et en Méditerranée. Elle a été financée par l’instrument de partenariat.

Main Photo: AFP Forum

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