European Union External Action

Syrie: l'UE unie pour œuvrer en faveur d'une solution politique dans le cadre de la conférence de Bruxelles

16/04/2018 - 23:07
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Lors du Conseil des affaires étrangères qui s'est tenu lundi à Luxembourg, l'UE a exprimé à nouveau une position commune sur la Syrie et en particulier sur l'utilisation d'armes chimiques. Les 28 ministres des affaires étrangères ont, en des termes forts et sans équivoque, émis le souhait de mettre à profit la deuxième conférence de Bruxelles sur l'aide à apporter pour l'avenir de la Syrie et des pays de la région pour relancer avec les Nations unies le processus politique visant à régler la crise syrienne.

"Nous n'avons cessé non seulement de promouvoir mais aussi d'accompagner les pourparlers de Genève au moyen de mesures très concrètes", a déclaré la haute représentante, Federica Mogherini, lors du Conseil des affaires étrangères qui s'est tenu lundi à Luxembourg, au cours duquel la Syrie figurait en bonne place parmi les questions à traiter par les 28 ministres des affaires étrangères de l'UE.

"Nous nous sommes employés à unir l'opposition, à préparer sa délégation à des négociations et à des pourparlers. Nous avons aussi travaillé sans relâche avec les organisations de la société civile, avec les femmes", a-t-elle ajouté en soulignant qu'aujourd'hui l'opposition est non seulement prête à négocier mais également désireuse de le faire.

"S'il existe un espoir pour la Syrie, ce sont les Syriens lassés du conflit et de la guerre qui pourraient donner l'impulsion nécessaire à la tenue de réelles négociations."

La haute représentante a fait valoir que ni les escalades militaires, ni le processus d'Astana et les zones de désescalade n'ont mis fin à la guerre.

"Il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit syrien. À l'inverse, depuis l'année dernière, le régime syrien, soutenu par ses alliés russe et iranien, intensifie ses opérations militaires sans tenir compte des victimes civiles", ont pour leur part indiqué les 28 ministres des affaires étrangères de l'UE dans les conclusions que le Conseil a adoptées sur la Syrie.

Mme Mogherini a déclaré que, selon elle, "il est évident pour tous que le seul moyen de mettre un terme aux souffrances et aux innombrables pertes humaines causées parmi la population syrienne, et, par ailleurs, d'éviter que la crise syrienne ne dégénère en un conflit régional ou mondial, est de mettre toute la pression sur les parties – et principalement sur le régime syrien – pour qu'elles viennent à Genève avec une réelle intention de négocier".

La haute représentante, qui s'est entretenue dimanche avec l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a rappelé à tous que l'UE n'avait cessé de soutenir les efforts déployés par les Nations unies pour instaurer un processus de paix, en s'efforçant de faciliter la tenue de négociations constructives.

C'est le régime syrien, a-t-elle dit, qui s'est montré peu enclin à engager des négociations constructives à Genève.

"Nous exhortons en particulier la Russie et l'Iran à user de leur influence auprès de Damas pour que de réelles discussions constructives puissent s'engager sous l'égide des Nations unies à Genève", a déclaré Mme Mogherini.

"Comme vous le savez, nous avons toujours été très clairs quant au fait que nous sommes prêts à commencer à planifier un financement pour la reconstruction de la Syrie. Cela nécessite énormément de ressources, qui ne seront toutefois dégagées que si et seulement si un processus politique est réellement amorcé sous l'égide des Nations unies à Genève", a indiqué la haute représentante.

Sur le plan économique, les moyens nécessaires sont assurément là, mais ce qui importe avant tout, c'est l'aspect humanitaire, parce que des gens souffrent, des gens meurent, et je pense que la communauté internationale dans son ensemble doit prendre ses responsabilités pour mettre fin à cette situation.

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