European Union External Action

Déclaration de la porte-parole au sujet de la dissolution du parti du salut national du Cambodge

L'Union européenne a été heureuse de soutenir le processus électoral qui a conduit à la tenue d'élections locales (au niveau des sangkat) le 4 juin 2017. Il a été largement reconnu qu'elles avaient été organisées avec professionnalisme par la commission électorale nationale et qu'elles répondaient à des normes élevées en matière de transparence et de crédibilité.
 
Depuis lors, cependant, les autorités ont pris un certain nombre de mesures contre le principal parti d'opposition qui avait respectivement recueilli 44,5 % et 43,8 % des suffrages lors des élections législatives de 2013 et des élections locales de 2017. Avec la décision de dissoudre le parti du salut national du Cambodge (PSN) intervenue le 16 novembre, le Cambodge s'éloigne considérablement du chemin qu'il avait pris vers le pluralisme et la démocratie inscrits dans sa constitution, et pour lequel il avait, pendant plus de deux décennies, reçu l'appui de ses partenaires internationaux, dont l'Union européenne.
 
Nul processus électoral n'est légitime lorsque le principal parti d'opposition en a été arbitrairement exclu. La dissolution forcée du PSN revient à bafouer les droits de tous ceux qui avaient apporté leur soutien à ce parti lors des élections de 2013 et de 2017. Il faut revenir rapidement à une situation dans laquelle tous les partis, y compris le PSN, leurs dirigeants et leurs adhérents seraient en mesure d'exercer librement leurs fonctions légitimes.
 
L'Union européenne a fait passer ces messages aux autorités cambodgiennes à de nombreuses reprises, y compris aujourd'hui. Le respect des droits fondamentaux de l'homme constitue une condition préalable pour que le Cambodge continue de bénéficier du régime préférentiel "Tout sauf les armes" de l'UE.

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