European Union External Action

La haute représentante, Mme Mogherini, à l’écoute des jeunes Méditerranéens

23/03/2017 - 19:14
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La haute représentante Federica Mogherini a rencontré aujourd’hui un groupe de jeunes représentants des pays du voisinage méridional et d’Europe afin d’examiner un large éventail de questions touchant les populations vivant des deux côtés de la Méditerranée. Ce dialogue se distingue par l’engagement de ce groupe de jeunes et par la volonté de l’UE d’associer les jeunes aux processus politiques.

En octobre 2016, Mme Mogherini a annoncé une nouvelle initiative «Young Mediterranean Voices», afin de permettre à de jeunes leaders méditerranéens de se rendre au siège de l’UE à Bruxelles pour «entamer une discussion et susciter un véritable changement», contribuer à élaborer des politiques, et écouter et définir des actions à suivre. La réunion organisée aujourd’hui avec 36 jeunes acteurs de la société civile issus de 16 pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et de l’UE fait suite à cet engagement et marque le début d’un processus durable d’échange et d’action.

Après s'être rencontrés pour des discussions préparatoires le mercredi, les jeunes attendaient beaucoup de la réunion avec la première diplomate de l’UE. Le débat, qui a eu lieu au Service européen pour l’action extérieure, était animé par Shada Islam (Les Amis de l’Europe) et Aissam Benaissa (Young Med Voices). Comme l’a souligné un des participants, Esmat Elsayed, originaire d’Égypte: «Avant toute chose, nos discussions nous ont appris à nous mettre à la place des autres. Aujourd’hui, nous voulons vous donner [Mme Mogherini] l’occasion de comprendre notre point de vue.»

Lors d'une discussion honnête et franche, les participants ont partagé leurs expériences personnelles, recensé des défis communs et suggéré des domaines d’action et des solutions concrètes. Aissam Benaissa, militant algérien et fondateur de «Young Arab Voices» en Algérie, a souligné: «Nous ne pouvons pas appréhender ces questions d'un point de vue uniquement européen, ni d'un point de vue uniquement arabe. Nous devons mener un dialogue actif entre et dans les sociétés.»

Les participants ont souligné que le dialogue était non seulement indispensable pour se comprendre les uns les autres, mais qu’il donnait aussi aux gens une place et un rôle dans la société. Anas Talalqa, de Jordanie, a attiré l’attention sur le fait qu’une grande partie de la population au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avait moins de 30 ans, mais se sentait isolée des processus politiques. Les participants ont par ailleurs expliqué que les programmes d’enseignement actuels n’étaient pas toujours adaptés aux réalités socio-économiques ni aux aspirations des jeunes, ce qui pouvait engendrer un sentiment d'impuissance.

Afin de proposer des solutions aux défis auxquels la région est actuellement confrontée, les jeunes représentants ont évoqué de «nouveaux canaux de communication entre les générations et les Méditerranéens», comme l’a suggéré Aissam Benaissa, ainsi que la possibilité d’étendre la coopération au sein du programme Erasmus+ et de soutenir la mobilité culturelle, ou encore d’«encourager une pensée critique» dans les systèmes d’éducation, comme l’a préconisé Anas Talalqa.

S’agissant de l’avenir, les jeunes Méditerranéens et la haute représentante ont exprimé leur détermination commune à créer et à approfondir les espaces d’échanges et à veiller à associer toutes les composantes de la société, en particulier les jeunes, aux processus de prises de décisions politiques. Comme Mme Mogherini l’a souligné, ce dialogue ne constitue pas une concession de la part des responsables politiques envers les jeunes, mais bien une de leurs responsabilités: les responsables politiques se doivent d’écouter, mais aussi de créer de nouvelles voies permettant aux jeunes de participer au présent et non pas uniquement à l’avenir. Christian Scharling, du Danemark, a indiqué: «Nous voulons vous donner des exemples concrets et des positions communes que vous pourrez présenter lors de réunions futures».

«À présent que vous allez rentrer chez vous, gardez le contact et imaginez des projets communs que vous pourriez réaliser par-delà les frontières, inventez de nouveaux projets, partagez autour de vous les idées, les impressions et même les anecdotes tirées de cette expérience et faites-en quelque chose de concret», a conclu Federica Mogherini.

 

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