European Union External Action

Federica Mogherini: «Amener les Balkans occidentaux dans l’Union européenne»

01/03/2017 - 17:22
News

La haute représentante Federica Mogherini se rendra dans les Balkans occidentaux du 1er au 4 mars.

 

Elle rencontrera des dirigeants et des citoyens dans les villes de Podgorica, Sarajevo, Skopje, Belgrade, Tirana et Pristina (voir le communiqué de presse pour plus d’informations). Voici ce qu’elle a indiqué avant sa visite officielle:  

Amener les Balkans occidentaux dans l’Union européenne: c’est une tâche qui incombe à notre génération de responsables politiques et non à la suivante. Les Balkans font et ont toujours fait partie de l’Europe: aucune frontière politique ne peut changer cette réalité géographique, historique et culturelle. Les habitants des Balkans sont européens: ils méritent les mêmes chances, les mêmes droits et les mêmes garanties que les autres citoyens de ce continent. L’Union européenne ne sera pas complète tant que cette région située au cœur de l’Europe ne sera pas unie à notre communauté.

L’an passé, chacun des six pays des Balkans occidentaux s’est rapproché de l’UE. Un grand nombre de nos réussites communes étaient impensables il y a quelques années seulement.

Deux décennies après les derniers conflits, la région est plus stable et plus démocratique que jamais.

Cependant, les avancées en matière de stabilité et de croissance de la région demeurent fragiles. Les différends politiques l’ont souvent emporté sur la défense des intérêts des citoyens. La promesse de conditions de vie meilleures n’a pas toujours été suivie d’effets tangibles. L’environnement international complexe, caractérisé par de nouveaux défis, une reprise économique lente et de nouveaux rapports de force à l’échelle mondiale, a exercé une pression encore plus forte sur cette région fragile. Par moments, nous avons eu l’impression que la paix elle-même ne pouvait pas être tenue pour acquise.

Nous avons tous intérêt à faire de la paix dans les Balkans occidentaux un processus irréversible et à progresser sur le plan social, économique et démocratique. Les progrès accomplis sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne seront alors tout aussi irréversibles. Il s’agit d'une évolution essentielle pour l’Union européenne, comme pour les citoyens et les dirigeants des Balkans occidentaux.

Pour contribuer à la réalisation de ces objectifs, l’UE et ses États membres doivent mener un dialogue constant avec toutes les capitales de la région. C’est la raison pour laquelle je me rends cette semaine dans tous les pays des Balkans occidentaux, dans les villes de Podgorica, Sarajevo, Skopje, Belgrade, Tirana et Pristina, où je rencontrerai des responsables politiques et des citoyens.

J’ai souhaité m’arrêter dans ces six villes pour rendre ce voyage vraiment régional. Chacun des six pays des Balkans occidentaux possède une identité, des défis et des aspirations qui lui sont propres. Mais il est également évident que la coopération, le dialogue et la réconciliation ont une incidence positive tant sur la vie quotidienne des citoyens que sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne.

Dans les prochains jours, je visiterai des universités et écouterai les espoirs et les frustrations des jeunes des Balkans: leur vision est essentielle pour façonner le présent et l’avenir du pays, loin des préjugés et des animosités du passé. Je rencontrerai tous les gouvernements et m’adresserai aux parlements nationaux avec lesquels je n’ai pas encore eu l’occasion de dialoguer: les parlements représentent le cœur de chaque démocratie, le lieu où les dirigeants politiques doivent faire preuve de responsabilité et répondre aux besoins de leurs citoyens.

C’est le sens même de notre action commune. Les réformes en jeu dans chaque pays sont importantes non pas parce que les gouvernements ou l’Union européenne veulent les mettre en place, mais parce qu’elles peuvent faire une réelle différence pour de nombreux habitants de la région.

C’est à notre génération qu’il incombe de faire avancer ces réformes. Si nous voulons produire des résultats visibles et concrets pour nos citoyens et améliorer leur vie quotidienne, c’est aujourd’hui que nous devons renforcer notre coopération, pas demain. Il s’agit de notre responsabilité, dans toute l’Europe, au sein de l’Union européenne et des Balkans occidentaux. 

Voir aussi

Communiqué de presse

 

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