Conseil des affaires étrangères (Développement): déclaration à la presse du haut représentant et vice-président, Josep Borrell

Brussels, 19/11/2021 - 18:36, UNIQUE ID: 211119_12
Statements by the HR/VP

Seul le texte prononcé fait foi!

Lors de notre rencontre aujourd'hui, j'ai informé les États membres de la réponse de l'Union européenne face aux derniers développements intervenus en Afghanistan, en Éthiopie et au Soudan. Nous avons discuté des répercussions de la situation politique sur notre aide au développement.

Nous avons également procédé à un échange de vues productif avec l'administratrice de l'USAID [l'Agence des États-Unis pour le développement international], Mme Samantha Power, au Conseil des affaires étrangères (Développement). C'était la première fois qu'un représentant de l'administration américaine participait à nos échanges sur le développement. Aujourd'hui plus que jamais, le besoin se fait très clairement sentir que nous conjuguions nos rôles prépondérants sur la scène internationale pour relever les défis du développement dans le monde.

Nous sommes convenus de coopérer pour mettre un terme à la pandémie de COVID-19 partout et pour tous. Il est évident que nous devons tirer parti du sommet mondial sur la COVID-19 pour faire en sorte d'atteindre notre objectif commun d'un taux de vaccination mondial de 70 % d'ici l'Assemblée générale des Nations unies l'an prochain. Cet objectif est très ambitieux, compte tenu du fait que le taux représente aujourd'hui environ 40 %, avec d'importantes disparités entre les différentes régions du monde. C'est pourquoi nous devons accroître notre soutien conjoint au mécanisme COVAX pour contribuer à cet objectif, fournir des vaccins dans le monde entier et accélérer l'immunisation à l'échelle mondiale.

Nous avons également évoqué la question du fossé grandissant — et choquant — entre les pays développés et les pays en développement en matière de vaccination. À titre d'exemple illustrant ces grandes disparités, le taux de vaccination ne s'élève encore qu'à 6 % en Afrique tandis qu'en Europe, il se situe à plus de 70 %. De nombreuses promesses ont été faites et il est grand temps de les tenir. C'est pourquoi nous demanderons à la représentante des États membres au sein du mécanisme COVAX et coprésidente de ce mécanisme, également députée au Parlement européen, Mme [Chrysoula] Zacharopoulou, d'intensifier les efforts, de servir de point de contact afin de renforcer la coordination entre les États membres et de redoubler d'efforts, en particulier en Afrique, où nous accusons encore un retard, avec un très petit pourcentage de 6 %.

Faisant fond sur notre détermination commune à faire face à la crise climatique par le développement des infrastructures, nous avons discuté de la nécessité de définir des projets concrets pour resserrer notre coopération.

Nous avons ensuite, avec les ministres, débattu des défis et des perspectives en matière de gestion de l'eau, une ressource très rare dans le monde. J'ai axé la discussion sur l'Asie centrale, où la rareté de l'eau constitue un défi géopolitique. C'est une source d'instabilité et de pressions migratoires. Elle constitue un facteur de multiplication des menaces et doit donc s'inscrire dans le cadre de notre politique étrangère.

Nous, l'Union européenne agirons dans un esprit d'unité et en partenariat avec les régions fortement touchées par le changement climatique, en particulier l'Asie centrale, afin de s'employer à remédier à l'interdépendance entre gestion de l'eau, énergie et changement climatique. C'est aussi ce que nous avons souligné dans les conclusions que nous avons adoptées sur cette question aujourd'hui.

Nous avons également examiné la proposition d'initiative de l'Équipe Europe sur l'eau, l'énergie et le climat en Asie centrale. Cet échange est arrivé à point nommé, dans la perspective de la 17e réunion ministérielle Union européenne-Asie centrale, que je présiderai la semaine prochaine à Douchanbé, au Tadjikistan.

Lien vers la vidéo: https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-214234

 

Languages: