Comoros and the EU

Les Comores et l'UE

17/05/2016 - 17:51
EU relations with Country

Les relations entre l’Union européenne (UE) et l’Union des Comores portent surtout sur la coopération au développement pour lutter contre la pauvreté. Elles couvrent également les questions politiques et économiques, le commerce et le secteur de la pêche.

La première session du dialogue politique entre l’Union européenne et le gouvernement de l’Union des Comores selon l’article 8 de l’accord de partenariat de Cotonou a eu lieu en juin 2015.

Les sujets abordés comprenaient la situation politique aux Comores et le processus d’intégration de la région de l’océan Indien, l’actualité politique et économique de l’Union européenne, les questions liées à la gouvernance, à la démocratie, à l’Etat de droit et aux droits de l’homme, le changement climatique, la pêche et l’accord de partenariat économique, entre autres.

L’Union des Comores fait partie des pays les moins avancés (PMA), et bénéficie de l’arrangement «Tout sauf les armes» (TSA). Le pays a ainsi un libre accès au marché de l’UE, sans droits de douanes et sans contingent, pour toutes leurs exportations, à l’exception des armes et des armements. Cela en fait la forme la plus généreuse de traitement préférentiel accordé aux PMA à l’échelle mondiale. 

Depuis le 1er Fonds européen de développement (FED) en 1958, la coopération entre l’Union européenne et les Comores a porté sur:

  • les infrastructures;
  • le développement rural, l’environnement et la pêche;
  • les micro-projets;
  • le soutien aux secteurs sociaux, en particulier l’éducation;
  • la bonne gouvernance et l’alternance démocratique.

Le pays a également bénéficié d’autres instruments financiers de l’UE tels que le FLEX et le VFLEX, les Facilités Eau et Energie, les lignes budgétaires pour le changement climatique, les acteurs non étatiques et les autorités locales, et pour les droits de l’homme.

La programmation du 11e  FED est alignée sur les priorités de la nouvelle stratégie de croissance accélérée et de développement durable des Comores (SCA2D) 2015-2019. Sur base d’un processus élargi de consultations, les secteurs prioritaires retenus s’inscrivent en continuité des actions engagées et encore en cours au titre du 10e FED: développement durable des infrastructures de transports routiers et portuaires, formation technique et professionnelle, renforcement de l’Etat de droit, de la gouvernance administrative et financière. L’enveloppe indicative initiale du 11e FED s’élève ainsi à 68 millions d’euros.

Avec 17 millions d’euros, le 11e FED porte un accent prioritaire au renforcement des acquis de la bonne gouvernance politique et administrative du 10e FED, qui avait appuyé les processus nationaux de planification stratégique, le processus d’allègement de la dette et la tenue d’élections libres et démocratiques.

En complément de la contribution technique et financière à la tenue des élections présidentielles, législatives et communales entre 2014 et 2016, un appui est prévu pour renforcer les institutions et la participation citoyenne dans un climat apaisé, favorable à la consolidation de l’Etat de droit.

Le nouvel appui de 9 millions d’euros du 11e FED au secteur de la justice vise à favoriser un accès équitable à une justice plus performante, intègre et indépendante, avec un accent sur la formation des magistrats, la redevabilité, la chaîne pénale anticorruption et la mise aux normes du système pénitentiaire.

Enfin, l’implication de l’UE pour des finances publiques plus transparentes, performantes et conformes aux standards internationaux se renforce aux côtés des bailleurs déjà actifs afin de contribuer à restaurer les fondamentaux de la croissance économique.

Avec 27 millions d’euros consacrés aux 9e et 10e FED et 10 millions d’euros au 11e FED, l’éducation et la formation professionnelle est au cœur des priorités d’action de l’UE aux Comores. L’UE a contribué à la construction, réhabilitation de salles de classes du primaire, secondaire et des établissements supérieurs, ainsi qu’à la formation initiale et continue d’enseignants et d’encadreurs pédagogiques. Depuis le 10e FED, elle accompagne également les autorités comoriennes pour la mise en place d’un système de formation professionnelle performant, tourné vers l’insertion professionnelle et donnant une large place aux partenariats public-privé. L’emploi des jeunes étant une priorité du gouvernement, les projets UE du 10e et 11e FED s’emploient à combler le "gap" entre l’offre de formation et les besoins du marché de l’emploi, adressant ainsi un des fondamentaux de la croissance économique. 

L’UE consacre également des fonds additionnels conséquents dans les secteurs suivants:

Accès à l’eau potable avec un programme d’adduction à Anjouan de 4,5 millions d’euros – cofinancé par l’Agence française de développement (1,5 million d’euros)

Accès aux énergies renouvelables: construction de la première centrale solaire à Mohéli – injectant en réseau (2,3 millions d’euros) – cofinancée à 25 % par la société nationale d’électricité (MAMWE)

Amélioration de la résilience du pays face aux changements climatiques (3 millions d’euros), y inclus un volet d’appui à des actions pilotes menées par les communautés.

Appui aux acteurs non étatiques et autorités locales (1 million d’euros en phase d’exécution finale et 3 millions d’euros en phase d’attribution), y inclus de nombreuses actions en faveur de l’agriculture durable, de la préservation de l’environnement, de l’écotourisme et le renforcement de capacité des communes nouvellement élues.

L’Union européenne finance un programme d’appui au développement durable du secteur des transports (PADDST), pour un montant de 27 millions d’euros, au titre du 10e FED. Le PADDST, qui a démarré en 2009, a pour objectif général d’assurer un développement durable et cohérent du secteur routier pour permettre à celui-ci de contribuer à la croissance économique du pays et à la réduction de la pauvreté.

Le secteur des transports est reconnu au sein de la stratégie nationale des Comores comme fondamental et porteur pour l’essor de l’économie comorienne. Ainsi, l’UE a consacré près de 27 millions d’euros au cours du 10e FED pour appuyer le développement durable des transports routiers. Cette enveloppe a notamment servi au financement de travaux routiers d’envergure et d’une réforme du secteur basée sur la relance d’un entretien routier de seconde génération, reposant sur le secteur privé, associée à une planification stratégique des investissements.

Le 11e FED prévoit de consacrer 36 millions d’euros au secteur routier et portuaire en investissant dans des infrastructures stratégiques – telles que les routes nationales 2 et 23 et les ports de Moroni et Mutsamudu – et dans la poursuite de réformes pour une meilleure gouvernance, avec comme objectifs de diminuer le cout des transports, favoriser la circulation des biens et personnes et stimuler la compétitivité économique du secteur privé. Des fonds complémentaires de l’ordre de 73 millions d’euros sont pré-identifiés pour atteindre ces objectifs au sein de la Banque africaine de développement, de la Banque européenne d’investissements et des fonds régionaux européens.

L’accord de partenariat dans le secteur de la pêche conclu entre l’UE et les Comores couvre la période du 1.1.2005 au 31.12.2011. Il a été tacitement reconduit pour sept ans. Le protocole couvre la période du 1.1.2014 au 30.12.2016. Cet accord autorise les navires de l’UE venant principalement d’Espagne, de France et du Portugal à pêcher dans les eaux comoriennes. Il fait partie du réseau d’accords sur la pêche au thon dans l’océan Indien.

Languages:
Rubriques éditoriales: