Delegation of the European Union
to the United Nations - New York

La Guinée et l’UE

11/05/2016 - 17:38
EU relations with Country

Les relations entre l'Union européenne (UE) et la République de Guinée ont plus de 40 ans d'ancienneté. Aujourd’hui, le cadre de ces relations est défini par l’accord de Cotonou de juin 2000. Elles concernent les domaines politiques et économiques, le commerce, la coopération au développement, le dialogue avec la société civile et l’aide humanitaire.

L’accord de Cotonou (juin 2000) est le cadre des relations politiques entre l’UE et la Guinée. Un dialogue est mené de façon régulière et porte sur des objectifs définis ou sur toute question d'intérêt commun.

Après le coup d’état militaire de décembre 2008, l'UE a accompagné la Guinée dans le processus de transition politique et de retour vers l'ordre constitutionnel, démarré dans le cadre des accords de Ouagadougou du 15 janvier 2010. La tenue d'élections législatives en 2013 a permis la reprise totale de la coopération au développement entre l'UE et la Guinée, partiellement suspendue depuis le coup d'état.

L'UE reste engagée aux côtés de la Guinée pour promouvoir un environnement politique stable et démocratique qui contribue à la paix et à la sécurité régionale. La consolidation de la démocratie, de l'état de droit, de la bonne gouvernance et des droits de l'homme, sont en effet des éléments indispensables à la création d'un cadre favorable aux investissements privés et au développement économique durable de la Guinée.

La Guinée offre un potentiel économique énorme, tant au niveau des ressources naturelles, minières, agricoles, halieutiques, hydro-électriques, qu’au niveau des services, y compris les services de transport, d’interconnexion et du tourisme. Mais peu de pays montrent un décalage aussi important entre leur niveau de développement et leur potentiel.

La Guinée, par la nature de son potentiel économique, a vocation à être une économie ouverte, qui doit attirer des capitaux étrangers pour valoriser ce potentiel. L'UE reste le premier marché et le premier fournisseur de la Guinée et reste un partenaire économique majeur avec une approche globale s'intéressant au dispositif commercial comme aux politiques macro-économiques et sectorielles.

Quelques secteurs clés ont été identifiés pour entraîner une croissance durable:

  • les secteurs productifs tels que les mines, l’énergie l’agriculture et la pêche offrent les potentialités les plus importantes, tant en termes de création d'emplois durables qu'en termes de contribution au produit intérieur brut (PIB);
  • la réforme du secteur de la sécurité et de la justice est essentielles pour créer un environnement des affaires plus favorable et un climat durable de sécurisation des investissements;
  • le secteur des transports doit assurer le désenclavement du pays et le développement des secteurs productifs (miniers, agricoles, touristiques).

Traditionnellement, l'essentiel de la coopération UE/Guinée s'est faite à travers le Fonds européen de développement (FED).

Avec le programme indicatif national (2014-2020) du 11ème FED,  l’UE soutient trois secteurs principaux de concentration aux cotés de la Guinée:

  • la consolidation de l’Etat de droit et promotion d’une administration efficace au service des citoyens et l’enracinement d’une culture démocratique;
  • la mise en place des infrastructures et services d'assainissement;
  • L'amélioration de l'accès à des soins essentiels de qualité et de la gouvernance du système de santé pour faire face aux problèmes structurels du système de santé guinéen et maîtriser des épidémies.

Dans le domaine du commerce, la coopération entre la Guinée et l'UE s'articule principalement autour de l’accord de partenariat économique (APE) adopté en juillet 2014. Une fois entré en vigueur, cet accord a une double vocation commerciale et de développement. Il doit contribuer à la réalisation des objectifs de croissance accélérée et de développement durable du pays.

Dans ce but, et plutôt que d'appuyer directement les filières porteuses de croissance, les objectifs poursuivis se situent davantage en amont, dans la création d'un environnement plus favorable aux investissements et à l'initiative privée. Ces objectifs sont :

  • l’appui à la réforme de l'État et à la modernisation de l'administration;
  • l’amélioration de la gouvernance économique;
  • la réhabilitation et le développement des infrastructures économiques de base, et en particulier de celles qui permettent le désenclavement des régions à forte potentialité économique.

La politique et les programmes de développement sont en général plus efficaces lorsque les acteurs sont en contact avec la société civile; les populations locales se sentent alors impliquées dans la politique nationale de développement.

L'UE a donc pour objectif de renforcer le rôle de la société civile et encourage les acteurs locaux non étatiques à jouer un rôle actif. En mettant l'accent sur la participation de la société civile, l’UE a fait émerger une gestion plus décentralisée et l’implication d’une grande variété d'organisations (ONG, syndicats, fondations politiques, entreprises privées, universités et médias).

Cette approche se concrétise à travers le programme Acteurs non étatiques (ANE) qui a pour objectifs la réduction de la pauvreté et le soutien aux initiatives des organisations de la société civile.

En Guinée, les relations avec les organisations de la société civile (osc) se situent à trois niveaux :

  • le dialogue avec les osc sur la politique nationale de développement et la contribution de l'Union européenne;
  • l'appui de l'Union européenne aux organisations de la société civile (ex. Programme d'appui à la société civile, PASOC)
  • la mise en œuvre de certaines actions de développement par les osc en tant qu'opérateurs.

L'Union européenne est le premier donateur d'aide humanitaire du monde et un quart de l’aide humanitaire institutionnelle mondiale est gérée par la Commission européenne pour un budget de plus de 800 millions d’euros chaque année. Cette aide est mise directement à disposition des victimes indépendamment de leur groupe ethnique, religion, nationalité ou appartenance politique, par l’intermédiaire de partenaires opérationnels. Ceux-ci incluent environ 160 ONG européennes, des agences humanitaires des Nations Unies et la Croix Rouge.

Au sein de la Commission, les opérations sont organisées par la Direction générale de l’aide humanitaire (ECHO). La Guinée dépend du Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest dont le mandat est de fournir services et expertise pour améliorer la qualité de la réponse humanitaire de la Commission dans la région. Cela comprend cinq principales compétences :

  • capacité de réponse rapide;
  • appui aux opérations;
  • appui à la formulation de politiques et de stratégies humanitaires ;
  • communication;
  • finance et administration.
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