HRC 62 - EU statement - Dialogue Interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains au Burundi
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EUROPEAN UNION Permanent Delegation to the United Nations Office and other international organisations in Geneva
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UNITED NATIONS HUMAN RIGHTS COUNCIL
62nd session
Dialogue Interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains au Burundi
29 juin 2026
Déclaration de l’UE
Monsieur le Président,
Monsieur le Rapporteur spécial,
L’Union européenne vous remercie pour cette actualisation orale et exprime son soutien à votre mandat, malgré des conditions difficiles.
La situation des droits de l’Homme au Burundi, tant civils et politiques qu’économiques, sociaux et culturels, demeure préoccupante.
Malgré certaines avancées positives et libérations de quelques prisonniers politiques, l’UE s’inquiète de la persistance de nombreuses violations des droits fondamentaux, notamment les arrestations et détentions arbitraires, les disparitions forcées, les allégations d’actes de torture, ainsi que la violence sexuelle et la violence basée sur le genre.
Les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont fortement compromises, tandis que la liberté de la presse est systématiquement entravée. L’UE exprime sa préoccupation face aux intimidations et représailles subies par les acteurs de la société civile, défenseurs des droits humains, journalistes, blogueurs et autres professionnels des médias. Il est particulièrement préoccupant que celle-ci sont attribuées le plus souvent aux forces de police, au Service national de renseignement et aux Imbonerakure.
Nous appelons encore une fois les autorités burundaises à mettre fin à l’impunité au travers d’enquêtes rigoureuses, indépendantes et impartiales. Il est essentiel de s'attaquer aux défis persistants auxquels est confronté le pouvoir judiciaire. L'Union européenne déplore l'absence d'enquêtes crédibles ainsi que l'absence de toute coopération avec les enquêtes menées par la Cour pénale internationale sur les crimes présumés contre l'humanité commis tant au Burundi qu'à l'étranger par des ressortissants burundais, entre le 26 avril 2015 et le 26 octobre 2017.
L’UE est préoccupée par la situation humanitaire du Burundi, qui accueille des milliers de réfugiés malgré la pression exercée sur ses systèmes de santé, d'approvisionnement en eau et de sécurité alimentaire, déjà fragiles.
Nous notons de manière positive la participation du Burundi au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale en novembre 2025, et encourageons le pays à renouer pleinement avec les mécanismes des droits de l’Homme des Nations unies.
Nous appelons le gouvernement burundais à accorder au rapporteur spécial un accès sans entrave au pays et à lui fournir toutes les informations nécessaires dans le cadre de son mandat. L’UE souligne également qu’il est crucial de mettre en œuvre les recommandations de l'ancienne commission d'enquête.
L’UE encourage le gouvernement burundais à garantir l’indépendance des institutions nationales des droits de l’homme, ainsi que la transparence et l’inclusivité de leurs procédures de nomination.Le bon fonctionnement de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) revêt une importance capitale, car il constitue un pilier essentiel pour la promotion et la protection des droits de l’homme, tout en jouant un rôle clé pour inspirer la confiance des citoyens, des partenaires nationaux et internationaux dans les institutions du pays.
Nous encourageons enfin les autorités à permettre la réouverture du Bureau des Nations Unies pour les droits de l’Homme au Burundi, gage de coopération et de soutien technique.
Monsieur le Rapporteur spécial,
Cinq ans après la publication du rapport final de la Commission d’enquête, quels sont les obstacles principaux à la mise en œuvre de ses recommandations?
Merci.