Delegation of the European Union to the
UN and other international organisations in Geneva

HRC 40 - Intervention de l'UE: Dialogue interactif avec la Commission d'enquête sur le Burundi

Genève, 12/03/2019 - 00:00, UNIQUE ID: 190315_10
Statements on behalf of the EU

40ème session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies Genève, 25 Février – 22 Mars 2019 Intervention de l'UE: Dialogue interactif avec la Commission d'enquête sur le Burundi

L'UE remercie la Commission d'enquête pour cette présentation qui témoigne de votre engagement dans ce travail difficile.

L'UE reste vivement préoccupée par la situation des droits de l'homme au Burundi. En décembre 2018, le Gouvernent du Burundi a demandé au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de fermer son bureau. Cette décision est regrettable considérant que le climat actuel est marqué par de graves violations des droits de l'homme, dont la Commission d'enquête a dit en septembre 2018 que certaines pourraient être constitutives de crimes contre l'humanité. Comme l’a indiqué la Haute-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, le Bureau, dont elle a confirmé la fermeture, a contribué à assurer la nécessaire prise en compte des droits de l'Homme dans la mise en œuvre de l'Accord d'Arusha, qui a été le socle de la stabilité du pays depuis de nombreuses années.

Des élections sont prévues pour 2020 et  seront déterminantes pour l'avenir des Burundais. Sans une amélioration de la situation des droits de l'homme, y compris les droits civils et politiques, le risque d'une instabilité accrue et de fermeture politique s'accroitraient. L'UE maintient que les bases d'un pays ouvert, démocratique et pluraliste sont le dialogue entre Burundais, un environnement  électoral équitable et transparent et le respect des droits fondamentaux.

L'UE s'inquiète de la persistance des détentions arbitraires, des cas de torture, des violences sexuelles, des exécutions sommaires dans un climat d'impunité. Selon la Commission d'enquête, des membres des services de l'Etat seraient aussi parmi les responsables. L’UE reste aussi préoccupée par les condamnations en violation du droit à un procès équitable  prononcées à l’égard de plusieurs défenseurs des droits de l’Homme, tels que Germain Rukuki, Nestor Nibitanga, Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigama, ainsi que par les mauvais traitements et appelle dès lors à leur libération immédiate. 

L'UE encourage le Burundi à démontrer une volonté réelle de reprendre la coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l'homme, y compris avec la Commission d'enquête.

Editorial Sections: