Délégation de l'Union européenne auprès de la République Togolaise

Leurs actes ne devraient pas leur coûter la vie

10/10/2021 - 07:03
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À l’occasion de la journée européenne et mondiale contre la peine de mort, l’UE et le Conseil de l’Europe réaffirment leur vive opposition au recours à la peine capitale en toutes circonstances. La peine de mort n’a pas sa place à notre époque, dans aucune région du monde. Elle n’a pas démontré qu’elle avait un effet dissuasif et elle confère un caractère irréversible aux erreurs judiciaires.

 

La peine capitale est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, qui constitue une violation du droit à la vie. En 2020, aucune exécution n’a eu lieu dans 176 pays, ce qui représente 91 % des États membres des Nations unies. L’objectif mondial consiste à faire en sorte que les pays soient de plus en plus nombreux à abolir la peine de mort jusqu’à ce qu’elle ne soit plus appliquée dans aucun pays.

Cette année, cette journée est consacrée aux femmes. Bien qu’elles ne représentent qu’un faible pourcentage des condamnés à mort, il n’en demeure pas moins que la discrimination fondée sur le genre en cours dans le système judiciaire voue nombre de femmes innocentes à ce châtiment. Des délits liés à la moralité sexuelle, comme l’adultère, peuvent être invoqués comme motifs d’application de la peine capitale dans certains pays.

Il s’agit là d’une réalité effroyable à laquelle il convient de mettre un terme.

À l’occasion de cette journée, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ont publié une déclaration commune pour dénoncer la peine de mort, soulignant que «son abolition est essentielle pour garantir le respect de la dignité humaine».

L’UE œuvre sans relâche à l’abolition de la peine de mort dans le monde: au moyen de dialogues avec les pays qui continuent de l’appliquer, par l’intermédiaire de ses dialogues politiques et de ses dialogues consacrés aux droits de l’homme, par la publication de déclarations et dans le cadre d’enceintes multilatérales. À l’occasion de la conférence internationale sur la peine capitale, le représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, M. Eamon Gilmore, a déclaré que «notre défi consiste à abolir la peine de mort partout, dès que possible au XXIe siècle.»

Ce vendredi, la communauté internationale a salué l’abolition de la peine de mort en Sierra Leone. Après le vote unanime du Parlement national en faveur de l'abolition de la peine de mort au mois de juillet, le président de la République de Sierra Leone a promulgué la loi. Cette année également, l’État américain de Virginie a rejoint le groupe des États qui ont aboli la peine de mort. L’Arménie a, quant à elle, pris de nouvelles mesures pour abolir cette sanction inhumaine, tout comme le Kazakhstan.

Les mesures prises à l’échelon de l’UE ont un effet mondial

Le règlement de l’UE contre la torture reflète l’engagement de l’UE en faveur de l’éradication de la torture et de la peine de mort en instaurant des mesures qui visent à empêcher le commerce de certains biens susceptibles d’être utilisés en vue d’infliger la peine capitale, la torture ou d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Aucun soutien passif à cette pratique ne devrait être toléré.

S’inspirant de cette mesure, le Conseil de l’Europe a présenté une recommandation (lien externe) visant à mettre un terme à la participation européenne à ce commerce terrible. Dans leur déclaration commune, l’UE et le Conseil de l’Europe réitèrent cet appel: «Nous encourageons tous les États membres du Conseil de l’Europe à la mettre en œuvre. Nous comptons sur les États membres du Conseil de l’Europe qui n’ont pas encore adhéré aux protocoles pertinents de la Convention européenne des droits de l’homme pour le faire sans délai.»

Les délégations de l’UE dans le monde saisissent cette occasion pour aborder le sujet

La délégation de l’UE à Strasbourg célèbre cette journée par l’intermédiaire des médias sociaux afin de mieux faire comprendre le rôle du Conseil de l’Europe dans l’abolition de la peine de mort sur l’ensemble du continent.

Cette délégation promeut la cohésion de l’UE sur le terrain en améliorant la visibilité grâce à une série de vidéos d’ambassadeurs de plusieurs pays membres de l’UE à Strasbourg. Tout en soulignant leur attachement au respect du droit fondamental à la vie, les ambassadeurs insistent également sur le long chemin parcouru par le Conseil de l’Europe pour instaurer un espace sans peine de mort.

À Trinité-et-Tobago, la délégation de l’UE a organisé un débat virtuel sur le sujet avec des parties prenantes issues de différents domaines et avec la participation du public à la suite de la diffusion sur les médias sociaux. En Algérie, l’ambassadeur de l’UE et les ambassadeurs des États membres de l’UE ont continué de défendre l’abolition de la peine de mort dans les médias nationaux.

La tendance à l’abolition universelle de la peine de mort est manifeste et les cas notables d’abolition de la peine capitale dans plusieurs pays cette année démontrent combien il est important de poursuivre le dialogue et de prendre des mesures.

L’UE et le Conseil de l’Europe renforcent encore leur engagement dans la perspective du Congrès mondial contre la peine de mort de 2022 pour «continuer à soutenir l’intensification du débat public et des activités de sensibilisation concernant la peine de mort et son impact effroyable sur les familles et la société».

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