Délégation de l'Union Européenne en République du Tchad

Gestion du parc national de Zakouma, Tchad

24/08/2018 - 14:43
Environment and Climate Action

Conservation et bonne gouvernance des ressources naturelles du Parc National de Zakouma (PNZ) et de ses écosystèmes au bénéfice du développement local.

Montant total (EUR)​ : 7 669 000

Montant engagé par l'UE (EUR)​ : 6 900 000

Durée​ : January 2011 - January 2016

Organisation chargée de la mise en œuvre​ : STICHTING AFRICAN PARKS FOUNDATION

Instrument de financement​ : European Development Fund (EDF)

Zone bénéficiaire​ : Tchad

 

RÉCIT : Protéger la faune sauvage et soutenir la population au Tchad

 
"Maintenant, les gens voient le parc comme une partie du patrimoine local, national et mondial."
 
 

Babakar Matar Bremé - Directeur adjoint du parc national de Zakouma, au Tchad​

 

CONTEXTE

Zakouma National Park is one of the last remaining intact Sudano-Sahelian ecosystems in Africa. The park was founded in 1963 by the Chadian Government and the EU has supported the park for over 15 years. It became a public-private partnership in 2010, run by African Parks Network and the Chadian Government.

 

OBJECTIFS

To support the management of the Zakouma National Park

 

RÉSULTATS

  • There has been only one poaching incident in the park since 2011 and the population is increasing.
  • New-born calves have been observed for the first time in many years; 40 have been born since 2013.
  • A new village radio system was set-up and has improved communication links between the park and its neighbours.
  • A camp ground is available for Chadian nationals free of charge and for school groups on environmental field trips.
  • The park helps to provide for the social, education and health needs of the local communities. A school building programme began in 2013, with 7 schools planned over a five-year period. More children attend school now, and people’s quality of life has improved thanks to the provision of healthcare.

 

TÉMOIGNAGE

Le parc national de Zakouma : un lieu unique pour les animaux et les communautés locales

Babakar Matar Bremé commence à 6 heures, prêt pour une nouvelle journée comme directeur adjoint du parc national de Zakouma au Tchad.

Cet ingénieur des eaux et forêts est détaché par le ministère de l’environnement tchadien. L’une de ses principales tâches est de maintenir de bonnes relations entre les gestionnaires du parc et les communautés locales.

« Je consacre beaucoup de temps aux relations entre le parc et ses voisins », explique M. Bremé. « Ça n'est pas toujours facile. Le braconnage est un gros problème, et il y a des désaccords sur les limites du parc. Mais nous avons fait beaucoup de progrès : nous avons formé des gardes pour qu'ils sachent comment interroger les contrevenants, mener des enquêtes et engager des poursuites ».

Dans le reste de la région du Salamat, la vie sauvage, autrefois abondante, a presque disparu. De 2002 à 2010, 4 000 éléphants ont été massacrés lors d'une nouvelle vague de braconnage: des groupes armés sont venus d'aussi loin que le Darfour, au Soudan, pour les abattre pour leurs défenses. En réaction, le gouvernement tchadien et l’UE ont proposé à l'ONG internationale African Parks Network, dirigée par Rian Labuschagne, de prendre en main la gestion du parc.

L'ONG a mis en place un système de sécurité solide, équipé les éléphants de colliers GPS pour que le personnel puisse surveiller leurs mouvements même lorsqu’ils s'aventurent loin des frontières du parc et déployé des patrouilles anti-braconnage à proximité des animaux. Elle a également mis en place un système radio pour que les patrouilles restent en contact avec le centre des opérations. Et elle a affecté deux avions à la surveillance aérienne et a construit des pistes d'atterrissage.

M. Bremé et son équipe d'enseignants et de travailleurs sociaux ont toujours su que la sécurité n'était qu’un aspect de leur travail et qu’ils avaient besoin du soutien des populations locales pour que leurs efforts puissent porter leurs fruits. Celles-ci ont accepté de créer des couloirs de migration pour permettre aux animaux de se déplacer librement. Les locaux peuvent quant à eux faire paître leurs bêtes ou ramasser du bois et de l'herbe dans l'enceinte du parc.

 

FAITS ET CHIFFRES

  • Le parc est l’une des plus importantes zones protégées en Afrique centrale, abritant des populations migratrices d’éléphants, de girafes, de gazelles, de grues et d'autruches.
  • Les pouvoirs publics se sont engagés à le protéger, et l'ont fait même durant les nombreuses années de conflit ; ils l'ont fait classer au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • African Parks gère 8 parcs nationaux et des zones protégées dans 7 pays africains, avec l'aide des autorités et des communautés locales.

 

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