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Déclaration commune à l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines

06/02/2020 - 13:27
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A l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines, le 6 février 2020, le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité / Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, la Vice-présidente pour les valeurs et la transparence, Věra Jourová, la Commissaire chargée de l’égalité, Helena Dalli, et la Commissaire aux partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, se sont réunis pour réaffirmer le ferme engagement de l'UE à éradiquer les mutilations génitales féminines dans le monde. Ils ont fait la déclaration suivante:

«Les filles et les femmes ont le droit exclusif de prendre des décisions concernant leur corps. Personne ne devrait voir son corps soumis à aucune forme de violence ou d'abus en aucune circonstance. Les mutilations génitales féminines constituent une violation grave des droits de l'Homme et une violation dangereuse de l'intégrité physique des femmes. Aujourd'hui, nous joignons nos voix pour dire: ça suffit. Tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines.

L'agenda pour l'Europe de la présidente Ursula von der Leyen a placé la prévention de la violence basée sur le genre et la protection des victimes au cœur de la politique d'égalité de l'Union. La prochaine stratégie de l'Union européenne en matière d'égalité entre les hommes et les femmes s'attaquera à toutes les formes de violence à l'égard des femmes, y compris les mutilations génitales féminines.

Actuellement, l'Union européenne finance sept projets en cours au Portugal, en Espagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas et en Allemagne dans le cadre du réseau européen pour mettre fin aux mutilations génitales féminines. La Commission continue également de fournir des financements via le volet Daphné des programmes de l'UE pour des projets visant à lutter contre la violence basée sur le genre.

L'Union européenne examine les moyens de lutter contre les mutilations génitales féminines avec les pays partenaires dans le cadre de ses dialogues sur les droits de l'Homme. Cela comprend l'adoption de lois et de règlements pour prévenir et criminaliser cette pratique, fournir des services de prévention, de protection et de soins, sensibiliser à ses conséquences ou développer les capacités des praticiens. Ce travail est soutenu par la mise en œuvre de projets concrets. En outre, l'Union européenne investit également des sommes substantielles pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles dans le cadre de l'initiative conjointe UE-ONU Spotlight dans les pays les plus exposés.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Malgré les engagements politiques et les investissements croissants pour mettre fin aux mutilations génitales féminines d'ici 2030, le changement est trop lent. L'Union européenne s'est engagée à travailler avec les victimes, les communautés affectées et les experts pour briser les stéréotypes de genre et les normes sociales afin de mettre fin à la pratique des mutilations génitales féminines. Aucune coutume, tradition, culture, religion ou soi-disant honneur ne peut justifier un acte criminel aussi dangereux en violation des droits des femmes et des filles.

Nous continuerons notre travail pour mettre fin à toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles. Nous devons éliminer une fois pour toutes les mutilations génitales féminines. »

Contexte

Les mutilations/excisions génitales féminines (MGF) comprennent toutes les procédures impliquant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins ou d'autres lésions des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales, telles que définies par l'Organisation mondiale de la santé.

Selon les estimations, plus de 200 millions de filles et de femmes ont souffert de mutilations génitales féminines dans le monde, dont au moins 500 000 vivent en Europe. Selon des estimations récentes, 68 millions de filles dans 25 pays devraient être excisées entre 2015 et 2030.

Les MGF sont pratiquées pour des raisons culturelles, religieuses et/ou sociales sur les jeunes filles entre la petite enfance et l'âge de 15 ans. Les MGF constituent une forme de maltraitance et de violence à l'égard des femmes et des filles ; elle a de graves conséquences physiques et psychologiques à court et à long terme.

De nombreuses filles et femmes vivant au sein de l'Union européenne sont également à risque ou ont souffert de MGF. L'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes a effectué des recherches sur la prévalence des mutilations génitales féminines dans l'Union européenne et a publié une étude sur la prévalence des MGF en Belgique, en Grèce, en France, en Italie, à Chypre et à Malte.

Les mutilations génitales féminines sont une forme de violence à l'égard des femmes et sont criminalisées en vertu de la Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe. La convention est signée par tous les États membres de l'UE et 21 États membres l'ont à ce jour ratifiée. En juin 2017, l'UE a signé la convention et vise à la ratifier.

L'Union européenne reste attachée à la pleine mise en œuvre du programme de développement durable à l'horizon 2030, qui traite des mutilations génitales féminines par le biais de son objectif numéro 5 sur l'égalité des sexes et de l'objectif spécifique 5.3 sur l'élimination des pratiques néfastes.

Dans le contexte de l'action extérieure et de la coopération au développement, l'élimination des MGF a été l'une des actions prioritaires du plan d'action de l'UE sur les droits de l'homme et la démocratie 2014-2019. Cette action a été suivie d'actions spécifiques, par exemple le programme conjoint sur l'abandon des mutilations génitales féminines, qui a consacré 11 millions d'euros à la lutte contre cette pratique dans 17 pays partenaires.

Pour plus d'informations

Pour en savoir plus sur les mutilations génitales féminines et ce que l'Union européenne fait pour éliminer cette pratique, consultez les Q&R: https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/qanda_20_192

 

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