Delegation of the European Union to Papua New Guinea

Vers une gestion concertée des eaux souterraines du Bassin Aquifère Sénégalo-Mauritanien pour promouvoir la paix et la résilience des Etats

Brussels, 11/12/2020 - 16:05, UNIQUE ID: 201211_15
Press releases

Les 1er et 2 décembre 2020, une vision de coopération transfrontière autour du Bassin aquifère Sénégalo-Mauritanien (BASM) a été élaborée par des représentants des Etats qui partagent ce système aquifère, à savoir la Gambie, la Guinée Bissau, la Mauritanie et le Sénégal.

Ces travaux ont été réalisé dans la deuxième réunion du Groupe de travail régional (GTR) pour la coopération transfrontière sur le BASM, comprenant les Etats ainsi que les organisations de bassin transfrontière couvrant une part majeure par du bassin aquifère Sénégalo-mauritanien à savoir, l’Organisation pour la Mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) et de l’Organisation Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La session accueillie par l’Etat du Sénégal du 1er au 2 décembre 2020 s’est déroulée en format hybride. Le GTR, établi en avril 2020, a un mandat d’appui conseil auprès des Etats et des organisations de bassin transfrontière pour asseoir une coopération transfrontière en vue d’une gestion durable concertée du BASM.

La présente session du GTR a permis de poser les grands axes opérationnels de mise en en œuvre de cette vision de coopération transfrontière qui s’appuie sur un développement intégré des ressources en eau souterraine et de surface, en capitalisant plus d’un demi-siècle d’expérience en matière de gestion concertée des grands fleuves de la sous-région.

Le BASM s’étend sur environ 1300 km avec une superficie 331.450 km2, et une population estimée plus de 15 millions d’habitants. Une pérennisation de la coopération y est indispensable car cette ressource est sous pression en raison de la hausse de la demande due à la croissance démographique, l’urbanisation rapide, le développement de l’agriculture pour les besoins d’autosuffisance alimentaire. Une gestion durable est nécessaire pour assurer la stabilité de la région, la sécurité de l’eau et de la satisfaction durable des différents usages. Ainsi l’amélioration de la gestion et de la concertation entre les différentes parties prenantes va contribuer de manière substantielle à prévenir les conflits d’usage entre les pays et les secteurs qui dépendent de cette ressource qui est aujourd’hui stratégique pour la région en termes d’adaptation aux changements climatiques car étant moins vulnérable que les eaux de surface.

La phase de conception d’un projet conjoint et d’un plan d’action d’instauration du mécanisme de gestion concertée a débuté en mai 2020 et a permis de faire le point sur la situation dans le bassin aquifère et identifié les différentes problématiques. La deuxième rencontre du GTR a été marquée par les échanges sur les modalités possibles que prendra la coopération transfrontière dans le dialogue régional entre les quatre Etats partageant ce système aquifère. Les échanges se sont appuyés notamment sur un ensemble de rapports d’études préliminaires sur des aspects hydrogéologiques, institutionnels et techniques. Cette phase de conception se terminera par la validation politique des propositions de coopération transfrontière émises par le Groupe de travail et le lancement du projet conjoint.

En dépit des difficultés de gestion des agendas liées au contexte pandémique, c’est une preuve d’engagement de la part des Etats que cette séance ait pu se tenir et que les travaux préparatoires aient abouti grâce aux contributions des Etats du BASM ainsi que de l’OMVG et l’OMVS. La deuxième réunion du Groupe de travail s’est terminée avec une session d’échange avec plusieurs partenaires techniques et financiers engagés sur ces enjeux pour discuter de pistes de collaboration.

Le dialogue régional sur le BASM est soutenu par Geneva Water Hub, par la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, dont le secrétariat est assuré par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe, ainsi que par le Centre de l’UNESCO pour l’Evaluation des Ressources en Eaux Souterraines (IGRAC) avec le soutien financier de la Direction du développement et de la coopération suisse et de l’Union Européenne.

Équipes éditoriales: