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Rencontre entre le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne (Bruxelles, décembre 2018)
Rencontre entre le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne (Bruxelles, décembre 2018)

Les relations entre le Burkina Faso, l'Union européenne et ses États membres, sont régies par le Traité de Lisbonne et l’Accord de partenariat ACP-UE, connu comme Accord de Cotonou. Dans ce cadre, l’Union européenne et le Burkina Faso entretiennent un dialogue politique étroit, mené dans le cadre des dispositions de l’Article 8 de l’accord de Cotonou. Ce dialogue porte sur les questions d’intérêt mutuel et englobe notamment les questions de paix et sécurité, les stratégies de coopération, le commerce, les politiques publiques et l’égalité hommes/femmes.

Une coordination étroite est assurée entre l’UE et les Etats membres au Burkina Faso. Les synergies sont renforcées dans les domaines politique et commercial, et en matière de coopération au développement. A ce titre notamment, l’UE et les Etats membres ont adopté une Stratégie conjointe 2017-2021, permettant de mener un dialogue de politique renforcé commun UE-EM avec les autorités sur le développement du pays et de mettre en œuvre des activités de façon conjointe.

Dialogue politique Article 8 entre les autorités burkinabè, l’Union européenne et les Etats membres de l’Union européenne
Dialogue politique Article 8 entre les autorités burkinabè, l’Union européenne et les Etats membres de l’Union européenne

Dialogue politique Article 8 entre les autorités burkinabè, l’Union européenne et les Etats membres de l’Union européenne

Depuis ses débuts en 1959, la coopération entre l'Union européenne et le Burkina Faso n'a cessé de se développer. Plus encore au cours des dernières décennies. L'Union européenne est ainsi en 2017 le premier donateur d'aide publique au développement du pays, en dons. L’aide de l’UE est alignée sur les priorités du Burkina Faso définies dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Au total, l’UE contribue à la mise en œuvre du PNDES à hauteur de 850 millions EUR sur la période 2016-2020.

La coopération est mise en œuvre à travers le Programme indicatif national (PIN), financé par le Fonds Européen de Développement (FED), principal instrument financier de l’Union européenne pour l'aide au développement des pays ACP[1]. En plus du PIN de nombreux projets sont financés à travers le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour le Sahel et les différents instruments thématiques de l’UE sur les droits humains, l’environnement ou la sécurité. Les appuis régionaux et l'aide d'urgence à travers le Bureau de l'Aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), font aussi partie des actions de l'Union européenne au Burkina Faso.

Ces interventions sont menées conjointement avec les autorités du pays et les autres partenaires au développement, à travers un dialogue politique et technique constant. En plus de la coopération bilatérale avec le Burkina Faso, la Délégation est accréditée auprès de l’UEMOA et contribue, avec la Délégation UE au Nigeria, au financement de projets régionaux dans la région Afrique de l’ouest. Une attention particulière est accordée au renforcement des liens entre l'Union européenne, la Commission de l’UEMOA et la Commission de la CEDEAO, instances politiques de la région ouest). L'Union européenne participe activement à des cadres politiques internationaux et régionaux tels que le G5 Sahel en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme dans la région ouest-africaine.

 

[1] Pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP)

 

 

Vente de céréales sur un marché au Burkina Faso
Vente de céréales sur un marché au Burkina Faso

Les relations de l’Union européenne avec le continent africain, telles que définies dans l’Accord de Cotonou, reposent sur le respect mutuel et la solidarité. Elles visent, par le dialogue et un partenariat multiforme, à améliorer le bien-être des populations, à travers la bonne gouvernance et l’État de droit. Ces relations ont aussi pour ambition de développer le commerce et les investissements comme moyens de réduire la pauvreté et de favoriser le développement économique et social.

A l’automne 2018, le Président de la Commission, M. Jean Claude Juncker a lancé lors de son discours sur l’état de l’Union une nouvelle Alliance pour l’Afrique visant à approfondir les relations économiques et commerciales entre les deux continents. Cette alliance qui vise à «favoriser le secteur privé et à peser davantage sur les ressorts du développement économique et social que sont l’investissement et le commerce » pourrait permettre de créer jusqu'à 10 millions d'emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années. Cette alliance traduit les nouvelles relations que l’UE souhaite développer avec le continent. Mme Mogherini, Chef de la diplomatie européenne précise notamment « Il n'était plus adéquat de simplement travailler pour l'Afrique. Nous voulions changer de paradigme et commencer à travailler avec l'Afrique. Nous avons construit progressivement un partenariat d'un nouveau genre avec l'Afrique- un partenariat d'égal à égal».

Alliance pour l’Afrique - discours de Jean Claude Juncker sur l’état de l’Union en septembre 2018
Alliance pour l’Afrique - discours de Jean Claude Juncker sur l’état de l’Union en septembre 2018

Alliance pour l’Afrique - discours de Jean Claude Juncker sur l’état de l’Union en septembre 2018

Le partenariat UE-Afrique préconise une approche innovante et ambitieuse dans tous les domaines d’intérêt commun, sur le principe de l’égalité politique entre partenaires, mais tenant compte des différences structurelles et de niveau de développement qui justifient des solutions adaptées dans certains cas. Aujourd’hui, ce partenariat s’appuie sur deux instruments :

  • L’Accord de Cotonou qui régit les conditions de la coopération au développement entre l’Union européenne et les pays ACP jusqu’en 2020. Les négociations entre l’UE et les ACP ont déjà démarré pour définir un nouveau partenariat « Post Cotonou ».
  • Les priorités communes adoptées au sommet UA-UE d’Abidjan en novembre 2017 qui incluent les perspectives économiques pour les jeunes, la paix et sécurité, la mobilité et migration, la coopération sur la gouvernance.

S'agissant du commerce et des investissements, l'Accord de Partenariat Economique (APE) conclu entre les régions d'Afrique et l'UE est un partenariat stable, sécurisé et prédictible, à long terme, qui vise à soutenir les pays dans leurs objectifs d'intégration dans la mondialisation, ainsi qu'à promouvoir un développement inclusif et soutenable. En Afrique de l’ouest, l’APE est conclu avec la CEDEAO (et par conséquent avec les pays de l’UEMOA qui font tous partie de la CEDEAO).

Grâce à l’APE, les pays de la région auront accès au marché européen sans droits de douanes ni quota. Ainsi, l'APE permettra aux entreprises de la région d’importer des intrants de qualité à moindre coût, à acquérir de nouvelles technologies, à attirer des investissements et à mieux exporter grâce à une meilleure compétitivité. De leur part, les consommateurs pourront bénéficier d’un choix accru de produits, à des prix plus bas.

Pour tirer pleinement profit de ces avantages, l'UE travaille de commun accord avec les pays du continent, pour permettre une bonne connaissance de l'Accord, ainsi qu'un accompagnement par des réformes et mesures afin d’améliorer la gouvernance économique au niveau national et régional.

Beurre de karité du Burkina Faso prêt pour l'exportation
Beurre de karité du Burkina Faso prêt pour l'exportation

Commerce bilatéral de l’Union européenne avec le Burkina Faso

Le commerce bilatéral avec l'Union européenne représente 19,4 % du commerce total du Burkina Faso en 2017. La balance commerciale reste largement favorable à l'UE avec un solde de 881,3 millions EUR. Ainsi, l’UE est le 1er partenaire du Burkina Faso pour les importations du Burkina Faso devant la CEDAO et la Chine. Concernant les exportations, l’UE arrive en 3ème position derrière la CEDEAO, Singapour (coton) et la Suisse (or). Les principaux produits du commerce UE-Burkina Faso sont le coton, les oléagineux et les fruits pour ce qui concerne les exportations du Burkina Faso ; les produits pharmaceutiques, machines et équipements, chaudières, machines et appareils industriels comme importations du Burkina Faso.

Malgré ces bonnes performances, la part du commerce UE connait une diminution structurelle, illustrant la diversification et le développement de nouveaux marchés commerciaux du Burkina Faso, principalement la Suisse pour les exportations d’or et l'Asie pour les exportations de coton non transformé et les importations de produits manufacturés.

Stratégie de l’Union européenne en Afrique de l’ouest pour favoriser le commerce et l’intégration régionale

Au Burkina Faso, la Délégation de l'Union européenne est en charge, responsabilité partagée avec la Délégation au Nigeria, du Programme indicatif régional, qui vise à renforcer l'intégration régionale par l’accroissement des relations commerciales entre les pays de la sous-région et avec l'UE. Une meilleure intégration permettra à la région Afrique de l'Ouest (UEMOA et CEDEAO) d'augmenter ses échanges commerciaux dans la région et de tirer pleinement profit du commerce mondial, ce qui constitue une priorité majeure de l'agenda régional. Pour mener à bien ce défi, une transformation structurelle permettant une meilleure compétitivité des économies de la région est nécessaire. Cela requiert une augmentation des investissements et une mise en œuvre effective des politiques nationales et régionales, macro-économiques et sectorielles.

Pont de Boromo, financé par l’Union européenne
Pont de Boromo, financé par l’Union européenne

Pont de Boromo, financé par l’Union européenne

L'UEMOA et la CEDEAO ont pour ambition de bâtir un espace politique, économique et social bien intégré et dynamique, pour faire face aux défis de la mondialisation. La mise en place d'un Accord de partenariat économique (APE) répond à ce défi. En outre, l'appui de l’UE au développement des infrastructures, aux politiques agricoles, à la compétitivité, à la facilitation des échanges et à l'environnement des affaires, font partie des actions de l'Union européenne en vue de développer les échanges commerciaux dans la région et vers le monde.

Au plan local, plusieurs initiatives sont menées par la Délégation de l'Union européenne au Burkina Faso, en vue de promouvoir les échanges commerciaux et les investissements :

  • Création en 2018 d’une Chambre de commerce européenne au Burkina Faso (EUROCHAM-BF) pour la promotion des investissements européens dans le pays et l’amélioration du climat des affaires à travers le dialogue de politique.
  • Adoption d’un Compact pour l’emploi et la croissance (Jobs and Growth Compact) qui rassemble les politiques, moyens et instruments financiers pour promouvoir le développement au Burkina Faso des filières de transformation porteuses de valeur ajoutée et d’emplois, notamment dans le domaine agro-sylvo-pastoral.

 

Dialogue avec le secteur privé – rencontre de l’Ambassadeur Jean Lamy avec la Chambre de commerce d’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso
Dialogue avec le secteur privé – rencontre de l’Ambassadeur Jean Lamy avec la Chambre de commerce d’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso

Dialogue avec le secteur privé – rencontre de l’Ambassadeur Jean Lamy avec la Chambre de commerce d’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso

Enfin, Export Helpdesk est un service en ligne mis en place par la Commission européenne pour faciliter l'accès des acteurs dans les pays en développement aux marchés de l'Union Européenne. Ce service, gratuit et simple à utiliser, fournit toutes les informations appropriées aux exportateurs qui souhaitent accéder au marché de l'Union européenne.

Consultation médicale en nutrition
Consultation médicale en nutrition

Au Burkina Faso, le service d’aide humanitaire de la Commission européenne est représenté par un bureau et du personnel chargés du suivi des projets et de la situation dans le pays. Ce bureau, situé au sein de la Délégation de l’Union européenne est renforcé de manière ad hoc par le Bureau régional de Dakar, dans des domaines techniques spécifiques. Au Burkina Faso, ECHO finance des projets dans les domaines de la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, du  soutien aux réfugiés et apporte une réponse à tout autre type de crise humanitaire.

Financements ECHO au Burkina Faso 2007-2017

Financements ECHO de 2007 à 2017
Financements ECHO de 2007 à 2017

La stratégie ECHO de lutte contre la malnutrition au Sahel a été mise en place en 2005, suite à la grave crise alimentaire du Niger. Depuis lors, ECHO s’investit pour lutter contre ce fléau dans les pays de la sous-région : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Nigeria, et nord du Togo. Ces pays enregistrent les plus forts taux de malnutrition, dépassant les seuils d’alerte de 10 % de la population des enfants âgés de moins de 5 ans, et parfois les seuils d’urgence de 15 %.

Au Burkina Faso, 621 000 enfants ont souffert de malnutrition aigüe en 2017 dont 188 000 de la forme sévère. En 2017, l’UE a permis à la prise en charge de 140 942 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aigüe sévère, dans les zones prioritaires. Au-delà de la prise en charge curative, ECHO finance des activités de prévention de la malnutrition à travers de nombreuses activités communautaires de dépistage (1,6 millions d’enfants de moins de 5 ans pourront également bénéficier d’un dépistage nutritionnel et être orientés vers les centres de santé si leur statut le nécessite). La prévention de la malnutrition inclut en outre conseils culinaires ou la prévention sociale.

ECHO a enfin mené des efforts importants de plaidoyer pour promouvoir l’accès à la santé des populations les plus vulnérables, à travers la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes, mesure en vigueur depuis 2016.

Dans un effort pour briser le cycle des crises alimentaires, l’Union européenne renforce les synergies entre l’aide humanitaire d’urgence et l’aide au développement qui permet une vision à plus long-terme.

 

Contacts :

Délégation de l'Union européenne au Burkina Faso

187, Avenue de l'Europe
01 BP 352 Ouagadougou 01

Tél. : (226) 25 49 29 00
Fax : (226) 25 49 29 99

E-mail : delegation-burkina-faso@eeas.europa.eu

Direction Générale de l’Aide Humanitaire (ECHO)
Commission européenne

Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest
BP 3345 Dakar, Sénégal
Tél. : (+221) 33 869 80 00
Fax. : (+221) 33 820 93 75
E-mail : westafrica@echoce.orginfo@echoce.org

La coopération entre l'Union européenne et le Burkina Faso n'a cessé de se renforcer au cours des dernières décennies. Elle a comme objectif global, conformément à l’article 1er de l’accord de partenariat ACP-UE de Cotonou de favoriser :

  • Le développement économique et social,
  • L’insertion harmonieuse et progressive du pays dans l’économie mondiale,
  • La réduction de la pauvreté dans le cadre d’un développement durable et conformément aux ambitions internationales, tenant compte des objectifs de Développement Durable (ODD).

Afin de permettre l’atteinte de ces objectifs, la mise en œuvre de la coopération au Burkina Faso repose sur les principes suivants :

  • Appropriation de la stratégie par le pays et par les populations,
  • Progression vers la mise en œuvre de l’aide selon les procédures et le budget nationaux. C’est ainsi que dans le cadre du 11e FED, une grande partie de l'aide est apportée sous forme d’appui budgétaire,
  • Renforcement de la coordination et de l’harmonisation de l’aide apportée par les différents donateurs.

Au total, le montant du portefeuille de l’UE est de 860 M€[1] pour la période 2016-2020, en appui au Plan national de développement économique et social (PNDES).

Financements UE au Burkina Faso 2016-2020 

Financements UE au Burkina Faso 2016-2020
Financements UE au Burkina Faso 2016-2020
 

[1] Y compris laide humanitaire apportée par ECHO. Voir ci-dessus.

L’enveloppe pays pour la coopération au développement combine différents instruments / outils de l'UE :

Le Programme indicatif national – PIN – financé par le 11ème FED pour un montant de 623M€ sur la période 2016-2020. Le PIN se structure en 3 domaines de concentration :

  • Gouvernance
  • Santé
  • Sécurité alimentaire et nutritionnelle

Au PIN, s'ajoutent différents outils / instruments thématiques qui permettent des financements complémentaires :

  • Le FFU - Fonds fiduciaire d’urgence, qui permet de rassembler les ressources de différents donateurs pour permettre une réponse collective, rapide et flexible aux enjeux spécifiques dans des zones de grande fragilité. Dans la région du Sahel, et en particulier au Burkina Faso, l'objectif est de contribuer à lutter contre les causes profondes de l’instabilité régionale, des déplacements et des migrations irrégulières, en générant de nouvelles opportunités économiques.
  • L'instrument pour la paix et la stabilité (IcSP) pour la prévention des conflits, le maintien de la paix, la réponse aux crises et les menaces relatives à la sécurité.
  • Les projets régionaux menés dans le cadre du Programme indicatif régional 11ème FED, qui incluent pour la plupart une "composante" pays. Ces actions visent notamment à faciliter l'insertion du Burkina Fao dans l'économie mondialisée. Elles couvrent notamment les infrastructures, le commerce et la fiscalité.
  • L'instrument Droits de l'homme et démocratie qui soutient des projets visant au respect des droits fondamentaux et de la démocratie, notamment à travers un rôle renforcé de la société civile. D'importantes initiatives dans le cadre du genre en particulier sont financées à travers ces lignes thématiques.
  • L'instrument de coopération au développement qui permet le financement au Burkina Faso d'activités visant à améliorer la situation nutritionnelle de la population, notamment des enfants en bas âge, et aussi dans le domaine de l'environnement et de la préservation des espaces protégés.

La combinaison des différents instruments de coopération géographiques et hématiques, permet  une approche souple, cohérente et complémentaire de la mise en œuvre de la coopération, afin de mieux répondre aux besoins du Burkina Faso en matière de sécurité et de développement, dans le contexte des enjeux contemporains.

Coopération au développement UE-BF, par axe du PNDES (hors aide humanitaire)

Coopération au développement UE-BF, par axe du PNDES (hors aide humanitaire)
Coopération au développement UE-BF, par axe du PNDES (hors aide humanitaire)

 

Rencontre UE – société civile
Rencontre UE – société civile

La société civile au Burkina Faso joue un rôle clé dans le développement au pays

L'Union européenne considère que l'association la plus large possible de tous les acteurs de la société est indispensable au développement durable : la société civile  est un acteur-clé du développement car proche des populations et de leurs besoins. Ce principe se traduit dans l'Accord ACP-UE de Cotonou qui prévoit une participation croissante des Acteurs non étatiques (ANE) des pays ACP au processus de développement.

Au Burkina Faso, les Organisations de la Société Civile (OSC) sont de plus en plus impliquées dans le suivi des politiques publiques, aussi bien au niveau national qu’au niveau régional, plus large. Dans ce contexte, l'Union européenne soutient la société civile au Burkina Faso depuis de nombreuses années, en vue de renforcer ses capacités principalement (structuration, valorisation des expériences et des bonnes pratiques, concertation entre les OSC et avec l'État décentralisé ou déconcentré, etc. et concertation des OSC entre elles, etc.). Afin de consolider et renforcer son appui à la société civile; l’UE et ses EM ont développé en 2016 une feuille de route permettant le développement des acteurs non étatique au Burkina Faso et visant à renforcer les cadres de dialogue sur la mise en œuvre et les résultats des politiques publiques.

Au plan opérationnel ; les OSC participent aux programmes de l’UE mis en œuvre dans le pays dans les différents secteurs prioritaires : sécurité alimentaire, protection de l'environnement, accès à l'eau potable, promotion des droits humains, soutien au processus électoral transparent. Au cours de la période 2016-2020, le montant des projets à la société civile est supérieur à 25 millions EUR.

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