Délégation de l'Union européenne en République du Niger

Le Niger et l’UE

Cadre légal et opérationnel des relations UE-Niger 
Les relations entre l’Union européenne (UE) et le Niger s’expriment essentiellement en termes d’aide au développement et globalement dans le cadre:

  • de la cohérence des politiques internes et externes pour le développement, assurant un lien entre la diplomatie, la défense et le développement;
  • des accords de Cotonou;
  • du programme indicatif national (de coopération) sur financement du 11ème FED (2014-2020) et la poursuite du 10ème FED (2008-2013);

Pour en savoir plus sur les programmes et la stratégie de coopération, consultez la page de coopération au développement au Niger.

L’économie nigérienne est caractérisée par une prédominance du secteur primaire, dont les deux principales branches sont l’agriculture et l’élevage. Le secteur secondaire est majoritairement constitué du secteur minier et pétrolier. Le secteur tertiaire comprend les activités de télécommunication, de transport, de commerce et les services non marchands des administrations publiques.

L’UE, premier partenaire commercial

Alors que l’UE est le premier partenaire commercial du Niger, la balance commerciale est fortement déficitaire avec le reste du monde. Plus d’informations disponibles via la page «Statistique» de la DG Commerce (sélectionner Niger sur la liste).

45 % du budget du Niger est financé par des appuis extérieurs. Les principaux bailleurs de fonds sont l’UE, la Banque mondiale, le système des Nations Unies, la Banque africaine de développement, la France, la Belgique, le Luxembourg et le Danemark (l’UE et les États membres dont l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie représentent 25 % des appuis extérieurs).

Favoriser les investisseurs étrangers, le défi à relever

L’amélioration du Code des investissements et de la lutte contre la corruption sont deux priorités du programme du président nigérien Mahamadou Issoufou. La relance du secteur de l’agriculture au travers d’une approche holistique et les ressources minières, notamment l’uranium, le pétrole et l’or, offrent de réelles perspectives économiques, à condition de bénéficier d’une stabilité politique de longue durée et d’assurer une gestion rigoureuse des finances publiques et des ressources.

Appui macro-économique

La section « Économie, Commerce, Bonne Gouvernance» coordonne et renforce plusieurs axes d’interventions prioritaires de la coopération entre l’UE et le Niger dans les domaines suivants: l’appui budgétaire, l’appui institutionnel, le secteur privé, la santé et l’éducation, la démocratie et la société civile, la justice et l’État de droit, ainsi que la défense des droits de l’homme.

Appui budgétaire 

L’appui budgétaire constitue l’un des axes majeurs de coopération entre l’UE et le Niger. Régi par le Fond européen de développement, il appuie le programme de réformes macro-économiques du gouvernement du Niger, les réformes dans la gestion des finances publiques et la mise en œuvre du plan de développement économique et social (PDES 2012-2015) et ce, depuis 2013.

En ce qui concerne les finances publiques, le programme ambitionne d’améliorer la gestion des dépenses publiques, le recouvrement fiscal, la transparence budgétaire et le contrôle externe de la gestion publique. 

Les accords de partenariat économique (APE) favorisent le développement économique en Afrique de l’Ouest grâce aux échanges commerciaux. Ils soutiennent activement l’intégration régionale et la croissance, contribuant à l’éradication de la pauvreté.

Le contexte des négociations

Les négociations relatives aux APE entre l’UE et les pays ACP visent à remplacer, depuis le 1er janvier 2008, le volet commercial de l’accord de Cotonou.

Le régime commercial de l’accord de Cotonou est incompatible avec les règles de l’OMC car il discrimine les pays en développement ne faisant pas partie du groupe ACP. Les APE sont des accords commerciaux préférentiels réciproques, par lesquels chaque partie s’engage à supprimer sur une période négociée les restrictions aux importations en provenance de l’autre partie. L’avantage des APE est l’aide financière qui les accompagne et qui facilite leur mise en œuvre ainsi que la promotion de l’intégration régionale, afin d’inclure les pays ACP dans l’économie mondiale.

Les principaux points des négociations APE

Après dix années de discussions, l’Afrique de l’Ouest et l’UE ont conclu, en février 2014, les négociations relatives à l’accord de partenariat économique (APE).

Plus de détails sur les accords de 2014 et le partenariat entre les deux régions sur la page «Publications» de la DG Commerce: APE UE–Afrique de l’Ouest.

«Tout sauf les armes» pour les pays les moins avancés (PMA)

Cette initiative «Tout sauf les armes», indépendante de la négociation des APE et du régime commercial de Cotonou, a été mise en place unilatéralement par l’UE en 2002 pour tous les PMA du monde. Elle est donc conforme aux règles de l’OMC. Parmi les pays de la Cedeao + Mauritanie, il y a 13 PMA qui continuent de bénéficier d’un accès en franchise de droits au marché communautaire pour l’essentiel de leurs produits, sans obligation de réciprocité, et cela, même en l’absence d’un APE signé.

Avec une contribution totale de 49 millions d’euros pour l’année 2015 et un budget initial de 36 millions d’euros en 2016, la Commission européenne figure parmi les principaux bailleurs de fonds apportant une aide vitale et d’urgence au Niger.

Pour répondre aux besoins humanitaires du pays, l’aide comprendra un soutien médical et un traitement des maladies graves, ainsi qu’une prévention et un traitement de la «malnutrition aiguë sévère», dans les régions les plus vulnérables.

La Commission continuera de s’engager pour améliorer l’acheminement de l’aide alimentaire d’urgence, tout en accélérant le processus d’implémentation de la politique de gratuité des soins de santé et en posant les fondations nécessaires à la création de filets de sécurité sociaux.

En 2015, la Commission a contribué au traitement d’environ 250 000 enfants et femmes souffrant de malnutrition sévère.

En réaction à l’escalade des violences dans le nord-est du Nigéria, la Commission européenne a intensifié son financement pour garantir une aide d’urgence aux réfugiés et rapatriés de la région reculée de Diffa, dans l’est du pays. Cette zone a bénéficié d’une aide de l’UE s’élevant à 13 millions d’euros en 2015.

Enfin, depuis la multiplication des foyers de paludisme et de malaria en avril 2015, ECHO soutient la lutte contre ces épidémies en ayant notamment débloqué 1 million d’euros pour l’achat de vaccins et l’organisation d’un traitement médical.

Contacts:

Bureau du Service d’aide humanitaire de la Commission
Niger – Niamey
Mr Amadou Alzouma
E-mail: niger@echoce.org
Tel.: +227 96 96 97 63
Fax: +227 20 73 23 22

Direction générale de l’aide humanitaire (ECHO)
Commission européenne
Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest
BP 3345 Dakar, Sénégal
Tel.: (+221) 33 869 80 00
Fax: (+221) 33 820 93 75
Courriel: westafrica@echoce.orginfo@echoce.org
Sites web: http://ec.europa.eu/echo & http://eeas.europa.eu/delegations/senegal/eu_senegal/humanitarian_aid/index_fr.htm

Objectifs et cadre d’intervention

L’appui en l’espèce se concentre sur la gouvernance politique, économique, financière et administrative. Il contribue au processus démocratique, à la promotion des droits de l’homme, de la démocratisation, de l’État de droit, de la citoyenneté, de la décentralisation et de la bonne gestion des affaires publiques, et couvre la santé et l’éducation.

Programmes de coopération

De nombreux instruments de l’aide européenne sont mobilisés:

  • le Fond européen au développement (FED) traduit en PIN: Programme indicatif national (aligné avec les priorités du pays)
  • le PIR: Programme indicatif régional, qui reprend différents projets (infrastructures, migration, commerce) au niveau régional.

Puis à travers d’autres instruments, comme:

  • les lignes budgétaires thématiques;
  • l’Instrument de stabilité à long terme;
  • les initiatives Facilité Eau, Énergie de l’UE;
  • la politique de sécurité et de défense commune (PSDC/Mission civile EUCAP SAHEL Niger);
  • l’aide humanitaire (ECHO): au-delà des mécanismes de coopération au développement énumérés précédemment, l’UE s’est également et massivement mobilisée au travers de l’aide humanitaire;
  • la Banque européenne d’investissement intervient dans le domaine des investissements et pour étendre la couverture du réseau d’eau de Niamey, la capitale du Niger.

La stratégie de coopération

Le programme indicatif national 2014-2020, au titre du 11ème FED, (avec un montant de 596 millions d’euros d’enveloppe programmée pour la période 2014 – 2020), concrétise le cadre de mise en œuvre de la stratégie de coopération Niger-UE et s’exécute en partenariat avec les autorités étatiques et non-étatiques nigériennes.

Comme indiqué dans le tableau ci-dessous, il s’articule autour de quatre composantes principales:

1.  Sécurité alimentaire et nutritionnelle, et résilience

180 millions d’EUR

30,2 %

2.  Renforcement de la capacité de l’État pour la mise en œuvre des politiques sociales

200 millions d’EUR

33,6 %

3.  Sécurité, gouvernance et consolidation de la paix

100 millions d’EUR

16,7 %

4.  Désenclavement des régions affectées par l’insécurité et le risque de conflits

90 millions d’EUR

15,1 %

Mesures d’appui à la société civile

16 millions d’EUR

2,7 %

Mesures d’appui ON. Facilité technique

10 millions d’EUR

1,7 %

Total

596 millions dEUR

 

Certaines activités sont menées hors des domaines de concentration telles que l’appui à la société civile (16 millions d’euros), l’appui à l’Ordonnateur national (ministère des finances) ou encore la facilité technique de coopération (10 millions d’euros pour ces deux interventions).

Dans le respect du principe d’alignement de l’efficacité de l’aide, la programmation du 11ème FED s’aligne sur le cycle de programmation du programme nigérien de développement économique et social (PDES) 2015-2016.

Les cinq axes stratégiques du PDES sont:

  • la mise en place des conditions de durabilité d’un développement équilibré et inclusif;
  • la consolidation de la crédibilité et de l’efficacité des institutions publiques;
  • la promotion de la sécurité alimentaire et d’un développement agricole durable, avec les priorités de l’initiative des autorités nigériennes intitulée «3N» (les Nigériens nourrissent les Nigériens);
  • le soutien à une économie compétitive et diversifiée, capable de procurer une croissance accélérée et inclusive;
  • le développement social qui intègre, entre autres, les secteurs de la santé, de l’éducation et les principes d’égalité entre les sexes, d’accès à l’eau potable et l’assainissement.

Justice - État de droit

En ce qui concerne la consolidation de l’État de droit, la section «Bonne Gouvernance» appuie le développement et la mise en œuvre du programme sectoriel d’appui aux réformes judiciaires (PARJ) à travers le Projet d’appui à la justice et à l’État de droit (PAJED). En particulier, ce projet soutient la modernisation du cadre juridique nigérien en matière commerciale et de droits de l’homme. Il accompagne la mise en œuvre des réformes judiciaires entamées pour améliorer les performances du système et pour rapprocher ainsi la justice des populations. L’élaboration d’une politique sectorielle, qui constitue l’une des priorités du ministère de la justice, est l’un des objectifs les plus importants que le PAJED appuie.

Par ailleurs, dans la perspective de renforcer les capacités de lutte contre la criminalité organisée et les trafics, l’UE s’est engagée depuis le 9ème FED à fournir un appui en matière de sécurité intérieure. Les groupes cibles de cet appui sont notamment les corps de sécurité, la police judiciaire et d’autres éléments de l’appareil judiciaire qui luttent contre le crime. D’autres instruments, outre le FED, sont utilisés par l’UE pour soutenir le Niger dans ce secteur et contribuer aux efforts pour la stabilité et la paix.

Dans cette perspective, le programme de réponse intérimaire (PRI) de l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP) avec un budget de 18,7 millions d’euros pour la période 2014-2016 a pour but de réduire les risques d’insécurité et de soutenir l’activité économique et sociale dans 61 communes identifiées par les autorités du Niger comme prioritaires au niveau des problématiques de sécurité et de développement.

En lien avec les objectifs de la stratégie Sahel de l’UE, ce programme, constitué de 15 projets dont le principal est directement mis en œuvre par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, poursuit trois objectifs spécifiques. Il s’agit de: (i) renforcer la sécurité dans certaines régions du Niger; (ii) offrir des opportunités aux jeunes, aussi bien de formation, d’emploi et d’activités économiques que culturelles, sportives ou de loisirs; et (iii) promouvoir la tolérance et le dialogue pour une gestion pacifique des conflits.

Santé

L’objectif du gouvernement est le renforcement du système national de santé sur base du Plan de développement sanitaire (PDS) qui traduit la volonté du Niger de rendre effectif le droit d’accès à la santé à travers des interventions planifiées sur plusieurs axes stratégiques. La coopération est mise en œuvre conformément à la politique sectorielle axée sur la décentralisation via l’opérationnalisation des districts sanitaires, la réorganisation et la réforme du système de santé, l’amélioration de la couverture sanitaire de même que la participation et l’encouragement des initiatives privées.

L’UE intervient principalement dans le domaine de l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires, l’accès aux services de santé reproductive et sexuelle (avec le FNUAP), la prévention de la malnutrition (initiative d’accélération des OMD avec l’ Unicef) et du renforcement des capacités du ministère de la santé publique, notamment du Système national d’Information sanitaire (SNIS). L’UE intervient également dans la construction et transformation de formations sanitaires.

La mise en œuvre des programmes d’appui budgétaire (PPARP 2009-2011 et CBGD) a contribué à l’amélioration des indicateurs sectoriels tels que la gratuité des soins maternels et infantiles. Ces programmes ont également permis de redynamiser le dialogue politique du secteur ainsi que la mise en œuvre des réformes structurelles contenues dans le PDS.

Éducation

Depuis 2003, le secteur fait l’objet d’une véritable approche sectorielle structurée autour d’un programme sectoriel de l’éducation et de la formation (2014-2024) (PSEF) qui constitue le premier document de planification à long terme de l’éducation au Niger et un cadre commun de référence du gouvernement et de ses partenaires au développement, dont l’UE. L’objectif est d’assurer l’équité et l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

L’UE soutient la mise en œuvre et le développement de cette politique sectorielle par l’appui budgétaire global et l’aide au travers de projets. Elle attache une attention particulière à la viabilité de la politique éducative en apportant un soutien financier additionnel au secteur (tranche fixe éducation de l’appui budgétaire), en offrant un appui à la mise en œuvre d’activités et en participant au suivi technique des développements du PSEF.

L’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire ainsi que le renforcement de la planification et la gestion des activités dans le secteur restent deux préoccupations majeures de toutes les interventions de l’UE.

De plus, l’UE encourage l’élaboration d’une stratégie de développement dans le cadre d’une approche sectorielle et d’une vision globale de l’éducation. Dans cette perspective, elle apporte un soutien spécifique à l’opérationnalisation de la stratégie de formation professionnelle continue et d’apprentissage qui vise à structurer un dispositif de formation national pérenne. Elle appuie le renforcement institutionnel des acteurs et soutient des activités de formation au bénéfice des artisans, des apprentis et de certaines catégories vulnérables. En collaboration avec la Coopération luxembourgeoise, l’UE soutient notamment un «appui au programme national de formation professionnelle et technique et d’insertion des jeunes sortants».

Les appuis budgétaires de l’UE, notamment le PPARP et le CBGD, ont substantiellement contribué aux progrès enregistrés dans le sous-secteur de l’enseignement primaire, notamment le taux brut scolarisation des filles et le taux d’achèvement. Ces deux taux ont atteint respectivement 75,3 % et 65,9 % en 2014. Ces programmes ont également permis de redynamiser le dialogue politique du secteur ainsi que la mise en œuvre des réformes structurelles contenues dans le PPDE et le PSEF.

Objectifs et cadre d’intervention

L’UE et le Niger s’engagent pour associer la société civile au développement du pays en tant qu’acteur actif dans le processus démocratique et en sa qualité de porte-parole privilégié de la population.

Démocratie – Société Civile

Le but est d’accompagner la démocratisation du pays, la promotion d’un environnement propice pour la société civile, le développement d’une participation constructive et structurée de celle-ci, ainsi que le renforcement de capacité des organisations de la société civile (OSC). Sur le plan démocratique, l’approche couvre l’accompagnement à la tenue d’élections libres et transparentes comme mécanisme de choix du gouvernement et de l’administration à tous les niveaux.

L’UE a participé de ce fait au financement des processus électoraux au Niger. Un appui au processus électoral de 2015-2016 est envisagé aussi dans le cadre du 11ème FED.

Depuis 2012, l’État civil bénéficie aussi d’un appui de l’UE. L’État civil est la base de données source d’autres fichiers, tels que la liste électorale.

Le bon fonctionnement de l’état civil permet aussi d’avoir des statistiques fiables.

L’appui à la société civile est régi par le 9ème, le 10ème et le 11ème FED. Il intervient à différents niveaux. Le programme de soutien à la société civile (PASOC I et II), doté d’un budget de 13 millions d’euros, a pris fin en décembre 2015. Il a permis de contribuer à l’amélioration de l’environnement institutionnel (réglementaire, mécanismes de concertation avec le gouvernement) des OSC et au renforcement des capacités de la société civile à jouer son rôle d’acteur-clé du développement et de promoteur de la mise en œuvre des politiques de développement au niveau national, régional et local.

Des nouvelles orientations et priorités d’actions seront décidées dans le cadre du 11ème FED (2014-2020) et de la suite de l’appui à la société civile pour lequel un budget de 16 millions d’euros a été alloué dans le 11ème FED.

En outre, de nombreux projets financés dans le cadre de plusieurs lignes budgétaires (Investing in People, Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme – IEDDH, et d’appui aux acteurs non-étatiques et aux autorités locales ANE/AL) visent, entre autres, le renforcement des droits, devoirs et actions de la société civile dans le pays.

À ce jour, les projets financés couvrent notamment les secteurs comme la culture, la citoyenneté, la consolidation de la liberté de la presse, l’éducation de qualité pour les enfants, l’intégration des jeunes, la protection et la promotion des droits des femmes.

Localement, depuis 2010, la Délégation a lancé cinq appels à propositions pour un montant global de 5,5 millions d’euros dont ont bénéficié plusieurs communes ou régions, des ONG locales individuellement ou en partenariat avec des ONG internationales. Certains projets réalisés par des organisations non gouvernementales répondant à des problèmes émergents ont permis dans le passé de soutenir la création de microentreprises pour jeunes et femmes défavorisés. Ils ont également permis le renforcement des acteurs associatifs intervenant dans le secteur de l’enfance en difficulté et, transversalement, celui de la santé, de la sécurité alimentaire, de la protection de l’environnement et de la décentralisation.

Du reste, une feuille de route pour la société civile au Niger a été élaborée conjointement avec les OSC, les États membres de l’UE, l’État nigérien, les autres PTF et la Délégation. Il a permis de présenter un état des lieux de la société civile, des engagements en cours et des priorités à prendre en compte entre 2014-2017.

Objectifs et cadre d’intervention
Le plan de développement économique et social (PDES 2012-2015) du Niger est devenu le cadre unique de référence des interventions d’appui à la politique nationale de développement à moyen terme. L’initiative «3N» («I3N») pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le développement agricole durable «Les Nigériens nourrissent les Nigériens», qui vise à «renforcer les capacités nationales de production alimentaire, d`approvisionnement et de résilience face aux crises alimentaires et aux catastrophes», représente la déclinaison stratégique et sectorielle du PDES pour les domaines du développement agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. L’initiative 3N s’inscrit pleinement dans l’initiative AGIR, qui est devenue le cadre de référence pour la résilience des gouvernements et des bailleurs dans l’Afrique de l’Ouest. Dans ce cadre, la DUE a soutenu le Gouvernement du Niger dans la préparation des priorités résilience pays pour la période 2016/2020.
Du reste, la Délégation appuie la mise en œuvre de la stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-sahariennes (SDS Sahel Niger) notamment, dans les régions du nord Niger. Adoptée par l’État du Niger, la SDS vise à impulser une forte dynamique de développement économique, social et culturel des zones saharienne et sahélo-saharienne du Niger; zones confrontées à une problématique de développement très influencée par les conditions délétères de sécurité.

Le programme indicatif national (PIN) du 11ème FED pour le Niger prévoit un montant de 596 millions d’euros, dont 180 pour le secteur sécurité alimentaire et nutritionnelle, et résilience. Dans le 11ème FED, les activités du secteur rural continueront à concerner, d’une part, la croissance agricole durable à long terme, d’autre part, la contribution à la résolution et à l’atténuation des situations d’insécurité alimentaire, conjoncturelles ou chroniques, ainsi qu’à renforcer la capacité de réponse et d’anticipation (résilience) des populations les plus vulnérables. Au sein de la population, les nouveau-nés et les très jeunes enfants (les 1000 premiers jours) constituent une population-cible spécifique pour des projets en cours et à venir, concourant à l’amélioration de leur état nutritionnel.
Le développement de ces activités (y compris la santé de la reproduction) vient compléter les appuis fournis par ECHO, l’agence humanitaire de l’UE.
Des programmes d’hydraulique rurale viennent compléter ces activités en améliorant les conditions de vie des populations, dans le cadre de l’accélération de l’initiative OMD.

Pour le 11ème FED, un programme d’appui « au secteur de Sécurité alimentaire et nutritionnelle et développement agricole durable » a été financé. La modalité de mise en œuvre envisagée pour cet appui est un Contrat de Réforme Sectorielle (CRS) assorti d'un appui complémentaire en gestion directe. Son coût total est de 203 millions d’Euros et sa durée opérationnelle de 60 mois (2016 – 2020). Il est envisagé un appui budgétaire de 192 millions EUR et un appui complémentaire de 11 millions EUR.

L'objectif général de ce programme est d'appuyer les efforts du gouvernement de la République du Niger à éradiquer la pauvreté, à promouvoir une croissance durable et inclusive et à consolider et améliorer la gouvernance démocratique et économique.

Les résultats attendus de ce programme sont :

  • la gouvernance à niveau sectoriel est renforcée ;
  • la fourniture des services publics est améliorée ;
  • les disparités géographiques et de genre sont réduites.

Le contrat de réforme sectorielle vise à accompagner les objectifs fixés en matière de politique sectorielle "Sécurité alimentaire, nutritionnelle et développement agricole durable" (également connue sous son acronyme I3N – Initiative "les Nigériens nourrissent les Nigériens") qui sont de « mettre les populations nigériennes à l’abri de la faim, de leur garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et à l’amélioration de leurs revenus», en renforçant les capacités nationales de production alimentaire, d`approvisionnement de consommation alimentaire adéquate en quantité et en qualité et de résilience face aux crises alimentaires et aux catastrophes naturelles. 

Objectifs et cadres d’intervention

Secteur des transports

L’UE considère le secteur des transports comme un axe stratégique fondamental de sa coopération avec le Niger. À ce titre, depuis 2005, elle demeure le chef de file des partenaires techniques et financiers dans ce domaine d’intervention. La mise en œuvre d’un programme routier pluriannuel au titre du 9ème, 10ème et 11ème FED pour un montant cumulé de près de 350 millions d’euros permet d’améliorer l’état d'un tiers (1/3) du réseau routier bitumé existant et la gouvernance institutionnelle du secteur. Ces interventions contribuent:

  • à la promotion de l’intégration régionale à travers l’amélioration de la qualité du réseau national prioritaire qui favorise les échanges économiques extérieurs avec les autres pays de la région, en particulier ceux de la Cedeao;
  • à la stimulation et facilitation des échanges économiques et commerciaux et à la mobilité des personnes;
  • au désenclavement des régions affectées par l’insécurité et les risques de conflits, au désenclavement des zones de production agropastorale et des marchés, et à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base.

Dans le cadre du 11ème FED, il est prévu un appui au secteur transport de 90 Millions d'Euros dont 84 millions pour la construction des routes de désenclavement  des régions à risque d'insécurité et 6 millions  pour l'appui institutionnel au secteur.Secteur de lénergie
Les projets d’accès à l’électricité en milieu rural ont été privilégiés. Deux projets, financés par la Facilité Énergie (http://ec.europa.eu/europeaid/acp-eu-energy-facility-improving-access-energy-services-poor-rural-and-peri-urban-areas-2009_en), sont actuellement en cours d’exécution. Ces deux projets financés à hauteur de plus de 3 millions d’euros ciblent la promotion d’énergies renouvelables au niveau communautaire.
Le Programme d'Accès aux Services Energétiques dans la Commune Rurale de Safo, en cours de finalisation contribue à l'accès aux services énergétique en milieu rural et périurbain. Il a notamment développé sur le territoire de la Commune de Safo de services énergétiques modernes (pompage mécanique, éclairage électrique, conservation, cuisson, etc.). Il a également mis en place et a accompagné des Opérateurs de Services Délégués (OSD) chargés d'assurer la pérennité de la fourniture des services énergétiques tant au niveau des ménages qu'au niveau communautaire.   

Le Programme d'énergies durables dans les régions d’Agadez et de Tillabéri facilite l’accès des populations rurales aux services énergétiques abordables et durables. Le renforcement des activés productives est aussi pris en compte par ce projet à travers la mise en place des centres communautaires de transformation des produits agricoles, l'installation d'un système pilote photovoltaïque d'irrigation et la réalisation des ateliers artisanaux de production et de diffusion des fours à gazéification. La mise en œuvre de l'action est terminée et le projet a été clôturé en fin 2015.

D'autre part, en fin 2015 l'UE a réalisé un point de situation du secteur de l'énergie au Niger via la TAF (Technical Assistance Facility) et envisage d'appuyer le Niger dans l'élaboration de son document de politique énergétique non encore existant.

Enfin, en matière d'électrification rurale, une subvention EU ITF de 11 millions d'euros a été accordée pour permettre la connexion de 30 communes rurales et 70 villages dans le cadre du projet d'Extension des réseaux de NIGELEC (Société Nigérienne d'Electricité) mis en œuvre par l'AFD et la NIGELEC même.

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