Délégation de l'Union européenne au Royaume du Maroc

Journée européenne et mondiale contre la peine de mort: l'UE au Maroc partenaires des activités de plaidoyer, de sensibilisation et d'information

08/10/2021 - 18:13
News stories

A l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, l'Union européenne au Maroc a pris part aux différentes activités de plaidoyer, d’information et de sensibilisation organisées par ses partenaires au Maroc: dont l’Observatoire marocain des prisons, le Conseil national des droits de l’Homme, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) en lien avec la Coalition marocaine contre la peine de mort (CMCPM) . Ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet «Renforcer les avancées vers l’abolition de la peine de mort au Maroc » cofinancé par l’Union européenne.

Conférence: Samedi 9 octobre 2021- Marrakech

Des représentants d’ECPM, de la Coalition marocaine contre la peine de mort et du Réseau des parlementaires contre la peine de mort ont été invités à délivrer des interventions. Elle vise notamment à renforcer l’implication des acteurs du secteur artistique dans le plaidoyer pour la sensibilisation et l’abolition de la peine de mort.

Conférence de presse: Mardi 14 Octobre 2021 à 10h00 - CNDH – Rabat

Une Conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale sera organisée le 14 Octobre à Rabat dans l’enceinte du CNDH. Lors de cette Conférence de presse, le CNDH, la CMCPM, les Réseaux professionnels et l’Union européenne sont invités à prononcer des allocutions. Cette Conférence de presse sera aussi l’inauguration d’une exposition de dessins réalisés par dus jeunes du monde entier sur le thème de la peine de mort dans l’enceinte même du CNDH.

Exposition de dessins - Du 14 Octobre au 31 Octobre 2021 -CNDH - Rabat

Du 14 au 31 Octobre, le CNDH accueillera une Exposition des dessins de la 4ème édition du Concours international de dessins organisé tous les deux ans par ECPM (https://www.ecpm.org/wp-content/uploads/R%C3%A9sultats-du-concours-de-dessin.pdf).  

l’UE est contre la peine de mort, dans tous les cas et dans toutes les circonstances.

Au fil du temps, l'Europe a fait de l'abolition de la peine de mort l'une de ses valeurs cardinales, au même titre que le respect du pluralisme démocratique et de l'Etat de droit. Le rejet de la peine de mort est ancré comme l'une des pierres angulaires de l'identité européenne et de la construction européenne.

L'article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE stipule que "nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté". C'est par ailleurs une condition d'adhésion de tout pays voulant devenir membre de l'Union européenne. Dès lors, les 27 Etats membres de l'UE souscrivent sans réserve à ces dispositions de la Charte ainsi qu’à celles de la Convention européenne des droits de l'Homme.

En avril 2021, 108 pays ont déjà aboli la peine de mort pour tous les crimes, et 144 pays l’ont abolie en droit ou dans la pratique. Il faut que cette tendance se poursuive. 123 États – un chiffre qui n’avait encore jamais été atteint – ont soutenu l’appel de l’Assemblée générale des Nations unies en faveur d’un moratoire sur les exécutions, que l’UE et ses Etats membres soutiennent d’une façon très active. L’UE reste mobilisée, y compris ici au Maroc, pour élargir le soutien au Moratoire.  

L’Union européenne participe également à la lutte contre la peine de mort :

- En interdisant le commerce de certains biens susceptibles d'être utilisés en vue d'infliger la peine capitale ou la torture.

- En soutenant les organisations de la société civile qui font un travail de sensibilisation, qui analysent et documentent la situation dans les pays non abolitionnistes.

La peine de mort revient souvent avec force dans le débat public et apparaît aux yeux de certains comme la seule punition acceptable en réponse à certains crimes.

En réalité :

  • La peine de mort n'est pas dissuasive contre le crime.

La comparaison des statistiques criminelles entre les pays qui pratiquent la peine capitale et ceux qui ne la pratiquent pas ne montre aucune corrélation entre la peine de mort et le niveau de criminalité.

  • La peine de mort rend toute erreur judiciaire définitive.

Même avec la tenue minutieuse de procès équitables, il y aura toujours un risque d'erreur judiciaire. Le prix à payer est irrécupérable.  

  • Justice n'est pas vengeance.

Il ne faut en aucun cas confondre la justice, c’est-à-dire la reconnaissance du préjudice subi et l’importance de la réparation, avec la vengeance. La mort d'un être humain ne "répare" pas la mort d'un autre, car celle-ci est, par essence, irréparable. Selon la mise en garde de Mahatma Gandhi, « Oeil pour œil, et le monde entier sera aveugle ».

 

 

Rubriques éditoriales: