Delegation of the European Union to Montenegro

L'Europe accorde un prêt de 35 millions d'euros et un don de 30 millions d'euros à la République de Madagascar pour le Projet d'approvisionnement en eau potable JIRAMA WATER III - Prioritaire

23/01/2020 - 15:28
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Le Vice-Président de la Banque Européenne d’Investissement, Ambroise Fayolle, a signé ce 23 janvier 2020 avec le Ministre de l'Economie et des Finances, Richard RANDRIAMANDRATO, un prêt de 35 millions d’euros accordé à la République de Madagascar pour le financement du projet Jirama Water III. Ce financement est complété par un don de l’Union européenne au travers de la Plateforme d’Investissement pour l’Afrique (PIA).

Mené par la JIRAMA, le projet consiste en la réalisation des investissements prioritaires pour le système d’adduction d’eau potable de la province d’Antananarivo. Ces investissements concernent autant la capacité de production que de transport et de distribution d’eau potable à l’échelle de la capitale et de sa périphérie.

 

Le montant total de l’investissement s’élève à 74 millions d’euros, auquel la BEI participe à 47%. Il n’aurait pu être lancé sans le fort soutien de la Commission Européenne, qui apportera 30 millions d’euros, dont 27 millions sous forme de don d’investissement et 3 millions destinés à l’assistance technique. Le reste du financement proviendra de la République de Madagascar (6,5 millions d’euros) et de l’Organisation à but non lucratif Water & Sanitation  for the Urban Poor (WSUP) qui s’est activement engagée auprès de la Jirama depuis plus de 10 ans pour améliorer la performance de sa prestation de services d’eau et qui a apporté un soutien précieux pour préparer le projet et fournir un don de 2,5 millions d’euros.

 

Ce projet est conforme aux objectifs de l'UE pour le pays. Il est ainsi spécifiquement mentionné dans le Programme Indicatif National (PIN) de l'UE pour Madagascar pour la période 2014-2020 (11ème FED) et se distingue par son impact élevé sur la santé publique, l’environnement, le genre et la réduction des inégalités. Il contribue ainsi à 5 des « Objectifs de Développement Durable » (ODD) : « Eau propre et assainissement », « Pas de pauvreté », « Bonne santé et bien-être », « Égalité entre les sexes » et « villes et communautés durables ». Il est également en ligne avec les orientations de la BEI en matière de prêts au secteur de l’eau et éligible aux «Sustainability Awareness Bonds (SABs) », au titre de sa contribution à améliorer l’accès à l’eau potable.

 

L’impact positif du projet sur le genre se traduira à travers la réduction de la pénibilité et du temps d’accès à l’eau potable, corvée qui incombe habituellement aux femmes et filles des foyers. Cela permettra de manière indirecte de favoriser la scolarité des jeunes filles et de libérer du temps pour les femmes qui pourront le consacrer à d’autres tâches, notamment des activités génératrices de revenus.

 

La visite sur place du Vice-Président de la BEI est un signal fort de la volonté de l’Europe de suivre ce dossier.

 

Depuis 2014, la BEI a multiplié les investissements à Madagascar, dans les secteurs routiers et de l’énergie. Elle finance ainsi, conjointement avec l’AFD et l’UE le développement du réseau péri-urbain d’Antananarivo (projet « Rocade »), à 100% la reconstruction d’infrastructures suite aux cyclones particulièrement dévastateurs de 2015, conjointement avec l’UE la modernisation du réseau routier de Madagascar (RN6 er RN13) et enfin la quatrième turbine du projet JIRAMA Andekaleka Hydro Expansion. Ces projets ont représenté 208,6 millions d’euros de prêts ayant été appuyés par des dons de l’Union Européenne à hauteur de 120 millions d’euros.

 

La BEI devrait conduire en 2020 l’évaluation du projet d’interconnexion énergétique entre Antananarivo et Toamasina PRIRTEM-1 et pourrait participer au financement auprès de la Banque Africaine et de Développement et de l’UE.

 

« La Banque de l’Union européenne est heureuse de pouvoir accompagner Madagascar dans le financement de nombreux projets de développement cruciaux pour le pays, et souhaite s’engager davantage, toujours aux côtés de ses partenaires, dans les projets d’infrastructures (routières, hydro-électriques ou d’énergie) ayant un niveau important de lutte contre le changement climatique, notamment en termes d’adaptation », a déclaré le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle.

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