Delegation of the European Union to the Republic of Moldova

Cérémonies de fin de FETTA à Bangui et à Bouar

21/10/2019 - 10:20
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Parfaitement alignés en rangs et au repos de parade, tête nues, les jeunes recrues FACA attendent patiemment la venue des différentes autorités civiles et militaires venues assister à leur cérémonie de fin de formation élémentaire toutes armes (FETTA).

Le Président Faustin-Archange Touadera, chef suprême des armées centrafricaines, est venu en personne présider la cérémonie qui se déroule à Bouar, dans la Nana Mambéré. De la tribune officielle, dressée pour l’occasion, les invités peuvent lire sur le visage de ces 506 jeunes soldats une certaine fierté, légitime après avoir terminé 12 semaines de formation de base continue. Même si elle n’est qu’une étape dans leur vie militaire, cette cérémonie est pour eux un aboutissement. Dans quelques jours, en effet, ils seront affectés dans des unités opérationnelles à Bangui ou en province pour contribuer à la sécurité et participer ainsi à la stabilisation du pays.

Au même moment, à environ 430 kilomètres plus au sud, plus précisément à Bangui, une cérémonie similaire concernant 512 de leurs camarades se déroule au camp Kassaï. Celle-ci est présidée par le colonel Joachim Sylla, directeur de cabinet représentant la Ministre de la défense.

La présentation au drapeau

Dès l’arrivée du président Touadera en tribune, la cérémonie débuta par la présentation au drapeau des recrues. C’est un moment symbolique et solennel où ces jeunes centrafricains prennent conscience de la signification de leur engagement : exécuter sa mission de soldat pour défendre la patrie et sa population, même si cela peut conduire à donner sa vie.

Juste après cette présentation au drapeau, l’ordre « Portez vos bérets » retentit. La voix puissante du capitaine Betibangui, directeur du centre d’instruction et d’entraînement de Bouar, et commandant des troupes, provoque alors une réaction simultanée dans les rangs des recrues. D’un geste rapide, elles se coiffèrent de leur béret rouge foncé avant de retrouver la position du garde à vous. N’ayant plus désormais le statut de recrue, les jeunes soldats font désormais partie de la famille des FACA. Ils ont conscience que ce n’est qu’un début, que tout reste à faire, qu’il faudra toujours s’entrainer, apprendre, se spécialiser, progresser, pour sans cesse donner le meilleur d’eux-mêmes.

Le sens de l’engagement militaire

Pour le général Eric PELTIER, chef de l’EUTM, dont les cadres ont appuyés au plus près, par leurs conseils, les FACA, cette cérémonie est « d’abord le symbole d’une renaissance », celle « d’une armée, d’une jeunesse, d’une Nation ». Lors de son allocution, il compare aussi l’engagement du soldat à « la résistance et la longévité des mégalithes de la Nana Memberé », un engagement « solide, visible et irrésistible, sur lequel nos nations respectives peuvent se reposer ».

S’adressant aux jeunes soldats, le président Touadéra renforce, dans son discours, la signification profonde de l’engagement militaire en précisant qu’ils devront désormais s’engager « avec opiniâtreté, courage et détermination dans les opérations de protection du territoire national».

La cérémonie s’est terminée par un défilé en chantant des jeunes soldats avec leur encadrement, devant la tribune des autorités et la population rassemblée pour l’occasion.

Au total ce sont 1018 soldats issus du plan de recrutement 2018 qui vont venir grossir les rangs des forces armées centrafricaines (FACA). Un tel recrutement n’avait plus été réalisé au sein des FACA depuis 7 ans.

Ces jeunes soldats encadrées par des sous-officiers et officiers FACA, appuyés eux-mêmes par les conseillers de l’EUTM-RCA, ont pu bénéficier d’une formation complète mettant l’accent sur les fondamentaux de base pour tout soldat comme l’ordre serré et la discipline militaire, le tir de combat et le combat d’infanterie, la topographie, le secourisme. L’enseignement du Français et le droit international humanitaire (DIH) ont été également au programme. La formation reçue répond aux mêmes standards que ceux appliqués aux formations des recrues des armées européennes.

Les militaires de l’EUTM fiers d’avoir contribué à la formation de ces jeunes leur souhaitent le meilleur dans leur affectation future. D’autres formations les attendent dont très prochainement des remises à niveau au profit de compagnies du génie mais aussi de bataillons d’infanterie territorial (BIT). Actuellement, des formations de spécialité en administration et secrétariat, et aussi en transmissions, continuent d’être conduites à Kassaï.

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné environ 6 000 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».