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L'UE répond présent et soutient sans réserve les efforts visant à mettre fin à la crise en Syrie, a déclaré Mme Mogherini à l'Assemblée générale des Nations unies

25/09/2019 - 10:35
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L'UE répond présent et soutient sans réserve les efforts visant à mettre fin à la crise en Syrie, a déclaré Mme Mogherini à l'Assemblée générale des Nations unies.

"Jamais le recours aux armes ne permettra de mettre un terme à cette guerre. Cet objectif ne pourra réellement être atteint qu'au moyen de la médiation et d'une réconciliation véritable au sein de la société syrienne", a déclaré la haute représentante, Federica Mogherini, lors d'une manifestation organisée par l'UE et consacrée à la crise syrienne, qui s'est tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Mme Mogherini a ajouté ceci: "Seul un vaste accord politique, conclu sous les auspices de l'ONU, peut mettre fin à ce conflit".

L'évènement organisé par l'UE a été la première réunion sur la Syrie depuis l'annonce, par les Nations unies, d'un accord sur la formation d'un comité constitutionnel. Il a rassemblé des ministres des affaires étrangères d'Europe et de la région, avec un niveau de participation élevé.

"C'est le premier accord entre Syriens depuis le début de la crise en 2011, le premier à n'avoir pas été imposé par des parties extérieures. C'est une véritable avancée pour le pays tout entier et pour nous tous, qui avons déployé tant d'efforts", a déclaré la haute représentante, en remerciant l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Geir Pedersen, et son prédécesseur, Staffan de Mistura.

Le comité constitutionnel syrien, s'il n'est pas en soi la solution politique, représente une étape très importante pour créer les conditions propices à une telle solution, comme l'a indiqué la haute représentante.

"Il faut le voir avant tout comme une occasion d'engranger de nouvelles avancées sur le terrain et d'avoir un effet réel sur la vie des Syriens" a-t-elle déclaré.

Une solution politique peut émerger sous l'égide des Nations unies, un objectif que l'UE a toujours soutenu, notamment en organisant à Bruxelles trois conférences consécutives sur l'aide à apporter pour l'avenir de la Syrie et des pays de la région.

Ces conférences étaient bien plus que des conférences de donateurs. Elles ont permis non seulement de réunir les décideurs, mais aussi d'entendre la voix de la société civile syrienne et, surtout, celle des femmes syriennes, en particulier lors de la troisième conférence de Bruxelles, en mars dernier.

"À titre personnel, je dois dire que la volonté et la détermination des femmes syriennes m’ont donné de l'espoir, car je suis convaincue que si ces femmes, issues de milieux très différents, ont pu trouver un terrain d’entente dans des moments très difficiles, la société syrienne toute entière sera en mesure de se réconcilier et de se forger l'avenir pacifique qu’elle mérite", a déclaré la haute représentante, s’exprimant sur le travail accompli dans le cadre du processus de Bruxelles.

En réunissant la société civile syrienne et la communauté internationale, durant l'Assemblée générale des Nations unies comme lors des conférences de Bruxelles, l'UE a rappelé qu'"une solution politique doit être ancrée dans la réalité syrienne et dans la société syrienne. Elle doit prendre en compte l'aspiration du pays à devenir une nouvelle Syrie - forte, pacifique et inclusive", a déclaré Mme Mogherini.

Et même du côté des donateurs, "nous avons tenu la promesse collective que nous avions faite aux Syriens et aux voisins de la Syrie", a ajouté la haute représentante.

Pour 2019, 92 % des promesses faites en mars dernier ont déjà été tenues. La troisième conférence de Bruxelles a permis de mobiliser un montant record de 8,3 milliards d'euros, provenant pour les deux tiers de contributions de l'Union européenne.

Si les nouvelles concernant le volet politique sont encourageantes et si le bon travail accompli peut être salué, l’événement organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies a également été l’occasion de prendre collectivement une nouvelle fois des engagements concernant ce qui doit être fait ensuite.

Des millions de Syriens sont toujours déplacés en raison du conflit, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Syrie.

"Nous savons que chaque réfugié syrien rêve de rentrer à la maison. Et nous voulons tous les aider à réaliser ce rêve", a déclaré la haute représentante en remerciant les pays et les communautés qui continuent à accueillir des millions de réfugiés syriens dans la région.

Les réfugiés syriens ont un droit au retour, et, de fait, certains d'entre eux exercent déjà ce droit.

"Ces personnes ne peuvent cependant pas être contraintes au retour. Les conditions d'un retour sûr, volontaire et digne doivent être réunies. Personne ne peut être contraint de rentrer. Trop de Syriens font l'objet d’arrestations arbitraires et d'une conscription forcée lorsqu'ils rentrent chez eux. De nombreux autres ont vu leurs biens confisqués", a déclaré Mme Mogherini.

La haute représentante a ajouté qu'une solution devra être trouvée, le HCR étant sans nul doute appelé à jouer un rôle de premier plan pour garantir que les Syriens retournant dans leur pays le fassent de manière sûre, volontaire et digne.

"Une solution politique peut naître du travail qui peut être accompli dans les semaines et les mois à venir", a déclaré Mme Mogherini.

En conclusion, la haute représentante a déclaré ceci: "Comme toujours, l'UE répondra présent et apportera un soutien sans faille afin de permettre aux Nations unies de s'acquitter de cette tâche importante".

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