Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

Priorités de l’UE pour la 37e session du Conseil des droits de l’homme

23/02/2018 - 15:59
Actualités

Du 26 février au 23 mars 2018, la communauté internationale se réunit à Genève, au Conseil des droits de l’homme, afin de débattre des problèmes les plus urgents en matière de droits de l’homme dans le monde. «Cette année, alors que nous célébrons le 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, l’UE réaffirme son soutien résolu à l’action du système des droits de l’homme des Nations unies», a affirmé Peter SØRENSEN, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies à Genève. «Cette déclaration n’a rien perdu de son actualité depuis son adoption et, malheureusement, les engagements qu’elle contient sont loin d’être pleinement respectés dans le monde entier. Les droits et les libertés restent menacés et l’espace dévolu à la société civile se réduit de plus en plus dans de nombreux pays», a-t-il ajouté. L’Union européenne entend donc donner la priorité à la promotion et la défense de l’universalité des droits de l’homme ainsi qu’à la sensibilisation aux droits de l’homme tout au long de l’année.

Lors de la 37e session du Conseil des droits de l’homme, l’UE proposera quatre résolutions et s’engagera de manière constructive dans des initiatives présentées par d’autres pays en vue de faire progresser les priorités en matière de droits de l’homme et de porter à l’attention du Conseil la situation de certains pays.

Corée du Nord (RPDC): compte tenu de la poursuite des violations graves et systématiques des droits de l’homme par le régime nord-coréen, l’Union européenne, en collaboration avec le Japon, présentera à nouveau une résolution soulignant la situation dramatique des droits de l’homme dans le pays et appelant résolument à l’obligation de rendre des comptes pour les responsables, tout en demandant la prolongation du mandat du rapporteur spécial.

Myanmar/Birmanie: nous continuons d’accorder une grande importance à la situation des droits de l’homme au Myanmar. Nous avons l’intention de présenter une résolution qui demande le renouvellement du mandat du rapporteur spécial, fait le point sur les travaux en cours de la mission d’enquête internationale indépendante et fait état de problèmes graves, notamment le déchaînement de violences sans précédent contre les Rohingyas. Plus généralement, la résolution soutiendra les droits des personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses et la liberté de la presse et des médias.

Droits de l’enfant: l’UE cherche à promouvoir et à protéger de manière égale tous les droits dont disposent les enfants, en accordant une attention particulière aux plus marginalisés, afin de ne laisser aucun enfant de côté. Elle entend proposer, avec le Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes (GRULAC), une résolution sur les droits de l’enfant dans les situations de crise humanitaire. Nous allons également participer activement à la préparation de la journée annuelle de discussion sur les droits de l’enfant.

Liberté de religion ou de conviction: nous continuons à soutenir la liberté de religion et de conviction et à nous opposer fermement à l’intolérance religieuse. Dans cet esprit, nous soumettrons cette année une résolution au Conseil des droits de l’homme visant à promouvoir et à protéger la liberté de religion et de conviction, en mettant l’accent sur les efforts supplémentaires à fournir par les États pour mettre en œuvre les engagements déjà pris lors de précédentes sessions des Nations unies sur les droits de l’homme.

Syrie: le Conseil des droits de l’homme doit continuer à traiter la situation dramatique que connaît la Syrie sur le plan des droits de l'homme et sur le plan humanitaire, en particulier dans les zones assiégées et lourdement bombardées. La prorogation du mandat de la commission d’enquête est donc cruciale. Les travaux du mécanisme d'enquête international, impartial et indépendant (MIII) seront également d’une importance critique. Nous allons une nouvelle fois appeler à combattre l’impunité et à garantir que tous les responsables rendent des comptes, que la commission d’enquête puisse se rendre sur le terrain, que les populations touchées bénéficient d'un plein accès à l’aide humanitaire dans tout le pays et que les détenus soient libérés. La cessation des violences à l’encontre des civils est une nécessité absolue dans la Ghouta orientale et dans d’autres zones, les attaques ayant conduit à des violations manifestes des droits fondamentaux et au massacre de milliers de civils. Nous plaiderons en particulier pour la protection des enfants, en participant à la table ronde de haut niveau sur les violations des droits humains des enfants en Syrie.

Événements parallèles: l’UE organise et co-parraine plusieurs événements en marge de la session du Conseil des droits de l’homme — entre autres, un événement sur les relations entre la religion et l’État, le 5 mars, et un débat consacré à l’impact des médias sur la liberté de religion et de croyance, le 6 mars.  Nous allons également co-parrainer, le 11 mars, la soirée thématique «Défendre les défenseurs des droits de l'homme» du FIFDH (Festival du film et forum international sur les droits humains). Consultez notre site web pour en savoir plus sur tous ces événements.

L’UE sera représentée lors du débat de haut niveau du Conseil par le représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, M. Stavros Lambrinidis. Celui-ci s’exprimera également le 28 février lors de l’événement parallèle de haut niveau sur la peine de mort organisé par la mission permanente de la Belgique: il soulignera la forte opposition de principe de l’UE à la peine de mort en toutes circonstances.  Jan Figel, envoyé spécial de l’Union européenne pour la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union européenne, participera également au Conseil et à différents événements parallèles. Enfin, une délégation de membres du Parlement européen conduite par Andrzej Grzyb se rendra à Genève pour participer au Conseil.

Toutes les déclarations et interventions de l’UE lors du Conseil des droits de l’homme seront publiées sur le site web de la délégation de l’UE. Des informations actualisées seront également postées sur le compte Twitter de la délégation de l’UE @EU_UNGeneva.

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