Délégation de l'Union européenne au Liban

Le Liban et l’UE

12/05/2016 - 12:00
EU relations with Country

Un aperçu des relations entre le Liban et l’Union européenne

L’Union européenne et le Liban entretiennent des relations politiques étroites dans le cadre d’un accord d’association qu’ils ont signé et qui est entré en vigueur en avril 2006. Ce partenariat est fondé sur des valeurs et des intérêts partagés, et comprend un dialogue politique, sécuritaire, économique et social régulier, de nombreux contacts interpersonnels et une aide au développement et humanitaire conséquente.

L’accord UE-Liban promeut les droits de l’homme, le dialogue politique, la libre circulation des marchandises, ainsi que la coopération économique, sociale et culturelle. L’UE s’engage à soutenir la démocratie, la bonne gouvernance, l’inclusion sociale, l’éducation et le développement durable au Liban.

Ce soutien européen à la démocratie et l’État de droit au Liban se présente sous différentes formes. L’UE encourage la mise en place d’institutions publiques indépendantes, efficaces et responsables, notamment le système judiciaire et l’administration pénitentiaire. En outre, l’UE soutient la société civile libanaise en tant que partenaire essentiel dans la prise de décisions politiques. Les institutions européennes entretiennent un dialogue régulier avec ce groupe, qui est bien placé pour connaître les besoins réels de la population, notamment en ce qui concerne les droits de l’homme, la bonne gouvernance et le développement.

L’UE accorde également beaucoup d’attention au renforcement de l’État libanais pour qu’il devienne un facteur important de stabilité dans la région. Pour ce faire, elle coopère avec toutes les agences de sécurité libanaises avec l’objectif de promouvoir la cohésion nationale et le rôle de l’État comme seul garant légitime de la sécurité. Le dialogue politique entre l’UE et le Liban soutient la coopération destinée à instaurer la paix, la stabilité et la sécurité au sein du pays.

Les litiges relatifs à l’Accord sont réglés par le Conseil d’association, un Comité d’association ainsi que dix sous-comités sectoriels, chacun composé de représentants européens et libanais.

L’Union européenne et le Liban entretiennent d’étroites relations économiques, qui se sont renforcées avec la signature de l’Accord d’association entré en vigueur en avril 2006.

D’une part, l’Accord permet au Liban de bénéficier d’un accès spécial au large marché unique européen. L’ouverture du marché libanais facilitera également la modernisation économique du pays. En outre, ce partenariat offre des opportunités commerciales et d’emplois pour les jeunes, et permet de renforcer la position du Liban en tant que centre financier de premier plan au Moyen-Orient. Enfin, le Liban accède plus facilement à l’aide financière et au transfert de technologie de l’UE.

D’autre part, l’Accord augmente les opportunités pour l’UE de fournir des biens et des services sur le marché libanais et d’accéder aux ressources du pays.

L’Accord prévoit également que le Gouvernement libanais mène une réforme financière, économique et administrative. Les secteurs de produits seront aussi modernisés afin de se conformer aux normes européennes et internationales. Par ailleurs, le Liban entreprend d’améliorer le climat local pour les entreprises et les investissements internationaux.

L’Union européenne est le plus important partenaire commercial du Liban et représente environ un tiers de son commerce. Les relations commerciales UE-Liban sont régies par l'Accord d'Association en vigueur depuis 2006. Sur base de l'Accord intérimaire, qui est entré en vigueur en 2003 et qui permet l'application immédiate des dispositions économiques et commerciales de l'Accord d'Association, l'UE et le Liban ont progressivement libéralisé le commerce des produits, en vue de la création d'une zone de libre-échange entre les deux pays, En conséquence, les produits industriels libanais ainsi que la plupart des produits agricoles bénéficient d’un libre accès au marché de l'UE.

En outre, l’Accord renforce la position du Liban dans ses négociations pour adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), un objectif fermement soutenu par l’UE.

L’Union européenne apporte une aide financière et technique considérable au Liban. L’enveloppe financière destinée à la coopération entre l’UE et le Liban pour la période 2014-2016 s’élève à 132 millions € (44 millions € par an). L’aide porte sur trois domaines : la réforme judiciaire et du système de sécurité; la cohésion sociale, le développement économique durable et les groupes vulnérables; et la gestion durable et transparente des ressources énergétiques et naturelles. Deux domaines transversaux ont aussi été identifiés : un financement complémentaire pour le renforcement des capacités et pour la société civile.

Afin de garantir l’appropriation par le Liban de son programme de développement, l’UE travaille principalement à travers les institutions nationales. L’assistance bilatérale de l’UE se caractérise par sa prévisibilité: les enveloppes financières sont définies pour plusieurs années et permettent un soutien continu au développement et aux réformes, conformément au Plan d’action défini conjointement. Une partie de l’assistance de l’UE est aussi canalisée par les organisations de la société civile et les autorités locales.

L’UE soutient le Gouvernement libanais, ainsi que le système judiciaire et les municipalités. L’aide européenne à l’éducation libanaise vise à réduire les taux d’abandon et l’inadéquation des qualifications. Elle a également pour objectif d’empêcher l’émigration à grande échelle des Libanais qualifiés et le remplacement de la main-d'œuvre locale par les réfugiés ou les travailleurs migrants.

L’UE apporte un soutien financier à la société civile afin de protéger les libertés fondamentales et de renforcer le processus de démocratisation, soit à travers des initiatives avec le gouvernement, soit par le biais de programmes bilatéraux avec les organisations de la société civile. Les petites et moyennes entreprises (PME) bénéficient également d’une aide.

En outre, l’UE est devenue le plus important donateur dans le domaine de l’action anti mines, notamment par son aide au Centre libanais de lutte anti mines.

L’UE est un donateur important pour les réponses aux crises, le redressement économique et la stabilisation. L’assistance humanitaire est fournie par la Direction générale pour l’aide humanitaire et la protection civile (ECHO) de la Commission européenne. L’instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP) constitue le principal mécanisme par lequel l’UE soutient les opérations d’anticipation et de gestion des crises, de consolidation de la paix et de réconciliation.

L’UE œuvre pour améliorer les droits et les conditions de vie des réfugiés palestiniens du Liban. L’aide est principalement acheminée à travers l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), mais aussi à travers les organisations non gouvernementales (ONG).

Depuis 2011, la Commission européenne a alloué 769 millions d’euros supplémentaires à la réponse aux répercussions de la crise syrienne au Liban. Une grande partie de l’aide non humanitaire accordée aux pays voisins de la Syrie pour les aider à faire face à la crise des réfugiés est acheminée par l’intermédiaire du Fonds régional d’affectation spéciale de l’UE (MADAD). Le fonds porte principalement sur les besoins de résilience à plus long terme des réfugiés syriens dans les pays voisins, y compris le Liban.

En plus du financement régulier et exceptionnel mentionné ci-dessus, le Liban bénéficie d’autres mécanismes de coopération, y compris :

  • l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH) destiné à soutenir des projets de la société civile dans les domaines de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales;
  • le Programme Erasmus+ qui vise à promouvoir la coopération entre institutions d’enseignement supérieur;
  • la Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV) qui encourage les investissements de la part des institutions financières européennes, en particulier dans les domaines des transports, de l’énergie et de l’environnement;
  • le programme Horizon 2020 et le Septième programme-cadre (7PC) qui financent des projets de recherche en matière de technologie et d’innovation;
  • les programmes thématiques régionaux qui promeuvent les réseaux et l’intégration dans la région méditerranéenne, tels que le programme pour la société civile et les autorités locales.

L’aide européenne au Liban est également directement fournie par les pays de l’UE, ainsi que par les institutions financières européennes, y compris la Banque européenne d’investissement (BEI).

 

Les ONG peuvent suivre régulièrement les appels à propositions ouverts et prévus (et les lignes directrices s’y rapportant pour les demandeurs), aussi que les appels d'offres et financements.

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