Delegation of the European Union to Lebanon

Remarks by High Representative/Vice-President Federica Mogherini at the joint press conference following the 8th Association Council between the European Union and Lebanon

Bruxelles, 18/07/2017 - 19:32, UNIQUE ID: 170718_26
Remarks

Remarks by High Representative/Vice-President Federica Mogherini at the joint press conference following the 8th Association Council between the European Union and Lebanon on 18 July 2017

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We had the pleasure to welcome the Foreign Minister [of Lebanon, Mr Gebran Bassil] and his delegation to Brussels today for a very productive meeting of the 8th EU-Lebanon Association Council.
 
We discussed the political situation in the region, developments in Syria, their impact on Lebanon. We also discussed our strong partnership and agreed that we will continue to work closely together in this respect.
 
I will come back to the regional situation in a minute but I would like to start by saying that since the last Association Council, we recognised significant achievements on the institutional setting of the country with the election of a new President, the formation of a new government and the adoption of a new electoral law that will set the scene for elections before May 2018.
So, we have seen, both Commissioner Hahn and myself during our frequent visits to Lebanon, these institutional progresses in the making and we can only congratulate our friends for good results achieved in terms of institutional stability. That provides us a very solid basis for strengthening even further our partnership and our cooperation.
 
Today's Association Council was the opportunity to look at the progress made in terms of the mutual commitments we agreed as part of our Partnership Priorities and the Compact we elaborated together, discuss the various challenges we face together and Lebanon faces in particular, notably in the economic field and in the security one – especially fighting terrorism– but also Lebanon's efforts in view of further strengthening democratic governance.
The European Union’s Member States have shown strong support and we work very closely with them to ensure that our cooperation and assistance to Lebanon follows a coherent strategy to best meet the needs of the country and of all its people.
 
Going back to the regional situation, we discussed this at length. We discussed in particular the crisis in Syria, the latest developments of the political talks and the developments on the ground, the ways in which the European Union can help the process there and the follow-up to the Brussels Conference on Supporting the Future of Syria and the Region that we hosted here in April. There we were glad to receive a very significant Lebanese delegation headed by the Prime Minister [of Lebanon, Mr Saad] Hariri with very clear commitments and messages.
We continue to be on the same side here, agreeing that only a political solution can bring an end to the conflict in Syria. And we believe that the work we have started exactly at the Brussels Conference in April, of starting to look at future possibilities for reconstruction of the country once a credible political transition is agreed, could also benefit Lebanon in many different ways – in terms of stability, security, but also economically.
 
So we agreed to continue working closely together, not only on our bilateral relations but also on regional cooperation and on some of the global challenges we are facing together.
 
Q&A:
 
Q. Je suppose que vous avez bien discuté du problème que le Ministre [Gebran Bassil] a présenté: celui des déplacés et des réfugiés syriens au Liban. Il y a un plan proposé au Liban aujourd'hui pour le retour progressif des déplacés syriens vers leur pays. Que pense l'Union européenne; est-ce que l'Union européenne soutient ce plan, est-elle disposée à l'accompagner, le soutenir et le financer?
 
Nous avons discuté bien sûr de la situation des réfugiés syriens mais aussi des réfugiés palestiniens qui sont présents au Liban. C'est une présence très consistante avec des chiffres qui sont impressionnants et je pense que le Ministre [Gebran Bassil] a tout à fait raison quand il dit que la reconnaissance du travail que le Liban est en train de faire n'est pas suffisante. Il faut aussi de la solidarité concrète et je suis heureuse d'entendre que le Liban reconnait le soutien que l'Union européenne est en train de donner.
S'il y a une fatigue des donateurs, cela ne concerne sûrement pas l'Union européenne et ses Etats-membres. Le soutien que nous avons donné depuis le début de la crise au Liban est d'environ 1,2 milliards d'euros – ce qui est un chiffre très important même pour l'Union européenne. C'est exactement parce que nous savons très bien que le Liban gère une situation difficile et nous reconnaissons la nécessité pas seulement de faire des compliments mais aussi d'aider à soutenir les efforts.
Nous avons aussi discuté des retours volontaires des réfugiés syriens dans leur pays. Le Ministre lui-même a mentionné le respect du principe de non-refoulement, qui est essentiel pour nous, et que chaque retour prenne place dans le contexte du respect des règles internationales qui pour nous – pas seulement pour nous, Union européenne, mais aussi le Liban –  sont essentiels.
 
Nous avons aussi discuté du soutien que l'Union européenne est prête à donner. D'une part à la reconstruction de la Syrie une fois qu'un accord politique sur la transition sera agréé et mis en œuvre et d'autre part, le soutien que l'Union européenne peut commencer à apporter localement dans des zones de la Syrie où des accords de désescalade commencent à être mis en œuvre. J'ai aussi discuté de cette perspective avec le Ministre [des affaires étrangères] russe [Sergueï] Lavrov et le Ministre [des Affaires étrangères, Mr Ayman Al Safadi] de la Jordanie la semaine dernière et avec nos partenaires, notamment l'Envoyé Spécial des Nations Unies Staffan de Mistura. Il est très important pour nous que s'il y a une véritable mise en œuvre d'un cessez-le-feu –même partielle,  ou des zones de désescalade à l'intérieur de la Syrie –, avec des accords locaux solides, d'amener immédiatement le bénéfice de la paix pour la population locale. Cela sera bien sûr aussi une contribution à la création des conditions pour les retours volontaires des réfugiés. 
 
Q. L’Europe demande et insiste sur le retour en sécurité des réfugiés ou des déplacés syriens, c'est contre la position libanaise. Comment peut-on peut résoudre cette question? Vous dites le retour volontaire, c'est diamétralement opposé à la position libanaise.
 
Je vous ai présenté la position de l'Union européenne et celle dont on a discuté pendant la réunion. Je ne peux pas répondre pour le gouvernement libanais.