Delegation of the European Union to the Kyrgyz Republic

Biélorussie: déclaration du porte-parole sur la condamnation de Viktar Babaryka et sur d'autres procès politiques

Brussels, 06/07/2021 - 15:07, UNIQUE ID: 210706_6
Statements by the Spokesperson

Viktar Babaryka a été condamné ce jour à 14 ans de prison. Il était en détention depuis le 18 juin 2020, au seul motif d'avoir tenté d'exercer son droit politique de se présenter à l'élection présidentielle d'août 2020.

Cette condamnation vient s'ajouter à une liste d'au moins 125 verdicts injustes et arbitraires rendus récemment par des tribunaux biélorusses dans le cadre de procès à motivation politique, souvent tenus à huis clos et sans procédure régulière.

Actuellement, il y a en Biélorussie plus de 530 prisonniers politiques, des centaines de cas avérés de torture, une répression continue qui s'exerce contre tous les pans de la société afin de réduire au silence toute opinion dissidente, et il est fait état de mauvais traitements dans les centres de détention du pays. Le régime Loukachenko viole clairement le droit international relatif aux droits de l'homme qu'il s'est engagé à respecter, comme l'a également confirmé tout récemment la rapporteuse spéciale des Nations unies pour ce pays.

L'UE exige la libération immédiate et inconditionnelle de M. Babaryka et de tous les prisonniers politiques, des journalistes détenus et des personnes qui sont derrière les barreaux pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. Le régime doit mettre un terme à la répression et à l'injustice et demander des comptes aux auteurs de ces actes.

L'UE poursuivra ses efforts afin d'amener les autorités biélorusses à rendre des comptes pour la répression brutale qu'elles exercent. L'UE continue par ailleurs de plaider en faveur d'un dialogue politique véritable et global avec les représentants de l'opposition démocratique et de la société civile, facilité par l'OSCE, qui débouche sur de nouvelles élections libres et régulières.

Les violations graves des droits de l'homme se paient comptant. Depuis octobre 2020, l'UE a progressivement imposé des mesures restrictives en réaction aux actes d'intimidation incessants et à la répression violente dont sont victimes les manifestants pacifiques, les opposants et les journalistes. Conformément à son approche progressive, l'UE est prête à envisager des mesures supplémentaires.