La Délégation de l'Union européenne au Gabon, pour Sao Tomé-et-Principe et la CEEAC 

Ensemble, l’Union européenne et les Nations unies sont capables de grandes choses

24/10/2021 - 07:23
News stories

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, l’a clairement énoncé il y a deux mois: «L’humanité doit d’urgence faire un choix cornélien entre délitement et sursaut», a-t-il écrit dans le rapport sur notre programme commun. Il ne fait aucun doute que l’Union a choisi le sursaut, basé sur un multilatéralisme inclusif et efficace, et c’est ce choix qu’elle reconfirme aujourd’hui, alors qu’elle célèbre le 76e anniversaire des Nations unies.

EU-UNICEF, UN Day

 

L’Union européenne et les Nations unies sont des partenaires naturels dès lors qu’il s’agit de promouvoir un système de gouvernance mondiale multilatéral et fondé sur des règles. Ensemble, nous faisons face à des crises, des menaces et des défis mondiaux qui nécessitent une coopération et une coordination fondées sur des règles et des principes universels. L’Union et les Nations unies plaident en faveur de la nécessité de protéger l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme, les valeurs fondamentales de la démocratie et l’état de droit.

«Un multilatéralisme articulé autour des Nations unies est le moyen le plus efficace de contribuer à la paix, la sécurité et la prospérité mondiales, ainsi qu’au respect des droits de l’homme dans le monde. Ce multilatéralisme est un pilier de l’action extérieure de l’Union européenne», a fait valoir Josep Borrell, haut représentant de l’UE et vice-président de la Commission, dans sa déclaration prononcée à l'occasion de la Journée des Nations unies.

«La raison d'être même des Nations unies et de la coopération multilatérale est la conviction que nous sommes capables de grandes choses lorsque nous travaillons ensemble», a insisté Josep Borrell dans un article publié sur son blog consacré à l’ouverture de la 76e session de l'Assemblée générale, en septembre dernier.

Travailler en partenariat fait partie de l’ADN de l’UE. Nous avons des priorités stratégiques claires dans des domaines qu'aucun pays ne peut gérer seul, à savoir: la paix et la sécurité, les droits de l’homme et l’état de droit, le développement durable, la santé publique ou le climat. À présent, nous devons faire progresser ces priorités à l’échelon multilatéral dans le cadre d’une approche stratégique pour garantir un monde plus sûr et une reprise mondiale durable et inclusive, ainsi que l’a souligné António Guterres dans le programme contenant sa vision de l’avenir de la coopération mondiale, qui passe par un multilatéralisme inclusif, efficace et en réseau.

«Nous le devons à la génération future, qui devra faire face aux conséquences de notre action ou de notre inaction à l’égard de l’avenir des Nations unies, de celui de la planète et du sien», a déclaré Josep Borrell.

Les solutions à des défis mondiaux de plus en plus complexes ne peuvent résulter que d'une gouvernance multilatérale plus effective et d'une coopération internationale fondée sur des règles et s'articulant autour des Nations unies. L’UE est déterminée à œuvrer en faveur d’un multilatéralisme nouveau et redynamisé et à renforcer encore son partenariat avec les Nations unies, grâce notamment à la tenue régulière de réunions des dirigeants de l’UE et des Nations unies récemment décidée.

Le processus des Nations unies relatif à «notre programme commun» offre une occasion unique de transformer et de moderniser le système des Nations unies en vue de la réalisation de ces objectifs et l’UE est résolue à jouer un rôle de chef de file dans sa mise en œuvre, afin d’améliorer la gouvernance mondiale.

L’UE et les Nations unies ont uni leurs forces contre la COVID-19:

  • Nos deux entités sont fermement résolues à venir en aide aux plus nécessiteux, sans laisser personne de côté. L’UE et ses États membres ont mobilisé 46 milliards d’euros pour aider les plus vulnérables à lutter contre la pandémie, grâce à l’apport d’une aide humanitaire d'urgence. Nous soutenons les pays partenaires dans le cadre d’une approche dite de l’«équipe d’Europe».
  • Nous coopérons étroitement avec l’OMS afin de garantir un accès équitable aux vaccins contre la COVID‑19, ainsi qu'aux traitements et aux tests de dépistage de cette maladie, qu'il convient de considérer comme un bien public mondial. Aucune région du monde ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous en sécurité. Les virus ne connaissent pas les frontières et l’UE assume sa responsabilité vis-à-vis du monde. Nous faisons partie des principaux contributeurs au mécanisme pour un accès mondial aux vaccins contre la COVID-19 (COVAX). Nous travaillons également avec des partenaires du monde entier à l’élaboration d’un traité international sur la préparation et la riposte aux pandémies visant à renforcer les systèmes de santé et la préparation internationale – ainsi que la riposte – aux pandémies à venir.
  • L’UE soutient le programme «Reconstruire en mieux» des Nations unies et s’emploie avec ses partenaires à jeter les bases d’une relance durable et verte, conformément au programme à l’horizon 2030, à l’accord de Paris et au pacte vert pour l’Europe.

L’UE est un partenaire incontournable pour les Nations unies pour ce qui est de restaurer et de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans le monde.

  • L’UE appuie de tout son poids les appels lancés par le secrétaire général des Nations unies en faveur d’un cessez-le-feu mondial et d’une action concernant les femmes, la paix et la sécurité.
  • Toutes les missions et opérations de gestion de crises actuellement déployées par l'UE coopèrent étroitement avec l'ensemble du système des Nations unies. L’UE soutient actuellement quelques-unes des principales opérations de paix de l'ONU sur le terrain en Afrique, opérant sous mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, par exemple en mer Méditerranée et dans les Balkans occidentaux.

L'UE et ses États membres sont les principaux bailleurs de fonds du système des Nations unies.

  • Les contributions des États membres de l’UE représentent environ un quart du budget régulier et du budget des opérations de maintien de la paix.
  • Au cours de la décennie écoulée, la Commission a engagé à elle seule 20 milliards d'euros en faveur du secrétariat, des agences, des fonds et des programmes des Nations unies.

Auteur