Delegation of the European Union for the Pacific
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Pas d’impunité pour les crimes commis contre des journalistes

02/11/2017 - 08:00
News stories

À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, l’UE plaide en faveur de la liberté d’expression et demande aux pouvoirs publics de respecter les obligations internationales visant à protéger les journalistes et à enquêter sur les abus, au sein de l’UE et en dehors.

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La Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, le 2 novembre, est l’occasion de se souvenir de ceux qui ont été réduits au silence pour avoir exercé leur liberté d’expression, même en Europe comme cela a été le cas récemment pour Daphne Galizia Caruana, journaliste d’investigation maltaise, et Kim Wall, journaliste indépendante et ancienne stagiaire d’une délégation de l’Union européenne.

La liste des journalistes tués dans l’UE et ailleurs en 2017 est bien plus longue. Ces dix dernières années, plus de 800 journalistes ont été tués dans le monde pour avoir informé le grand public. Mais les délits commis contre des professionnels des médias n’ont fait l’objet de condamnations que dans un cas sur dix seulement. Cette impunité en appelle une autre et alimente un cercle vicieux.

 

Dans une déclaration faite au nom de l’UE, la haute représentante Federica Mogherini a déclaré: «Nous condamnons avec la plus grande fermeté les assassinats et les actes de violence, d’intimidation et de harcèlement à l’égard des journalistes et d’autres professionnels des médias. Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils respectent leurs obligations internationales en protégeant les journalistes contre les intimidations, les menaces et la violence, qu’elles soient de nature gouvernementale, judiciaire, religieuse, économique ou criminelle. Toute allégation d’assassinat, de mauvais traitement, de menace ou d’attaque visant des journalistes et émanant d’acteurs étatiques ou non étatiques doit rapidement donner lieu à une enquête efficace et indépendante, afin de poursuivre les auteurs et de les traduire en justice. Toute impunité pour ces crimes est un coup porté à la démocratie et aux droits fondamentaux tels que la liberté d’expression.»

Dans sa résolution A/RES/68/163, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 2 novembre «Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes». Cette résolution historique condamne l’ensemble des attaques et des actes de violence contre des journalistes et des professionnels des médias. Elle appelle également les États membres à tout mettre en œuvre pour prévenir ces actes de violence, traduire en justice les auteurs de crimes contre les journalistes et professionnels des médias et veiller à ce que les victimes aient accès à des voies de recours appropriées. Elle invite en outre les États à garantir aux journalistes un environnement sûr leur permettant de faire leur travail en toute indépendance et sans ingérence indue.

L’Union européenne soutient la résolution des Nations unies et les autres engagements internationaux en prenant des mesures concrètes pour prévenir les violences contre des journalistes et y faire face et veiller à ce que leurs auteurs et instigateurs, étatiques ou non étatiques, soient traduits en justice.

Mme Mogherini a déclaré au nom de l’UE que l’Union continuera de recourir à tous les instruments financiers et de politique extérieure appropriés pour améliorer la qualité du journalisme, l’accès aux informations publiques et la liberté d’expression, ajoutant que l’Union joue un rôle clé en finançant le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF) et fournit une protection ciblée au moyen de programmes en faveur des défenseurs des droits de l’homme.