Delegation of the European Union to El Salvador and to the Central American Integration System (SICA)

COP 15 – Protéger la biodiversité dans le monde

15/10/2021 - 18:00
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«Lorsque je vois un phoque blessé par des débris de plastique, cela me brise vraiment le cœur de voir comment nous traitons notre planète», déclare Colette, volontaire sur la côte belge pour protéger la vie marine. La biodiversité est en jeu et la menace est d’origine humaine. Cette semaine, les dirigeants mondiaux se sont réunis virtuellement pour lancer la première phase de la Convention sur la diversité biologique, qui se réunira à nouveau en avril 2022 pour convenir d’un nouvel ensemble d’objectifs pour la nature au cours de la prochaine décennie.

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La perte continue de biodiversité a de lourdes conséquences sur nos écosystèmes et sur notre mode de vie. Les changements dans la production des denrées alimentaires ou la propagation de maladies de l'animal à l'homme comptent parmi les effets immédiats de la perte de biodiversité. Le dernier rapport du GIEC (lien externe) met en évidence un lien clair entre les changements climatiques et les activités humaines, ce qui indique que ces effets peuvent être inversés si des mesures conjointes sont prises sans plus attendre.

Les dirigeants nationaux des quatre coins du monde se sont réunis virtuellement cette semaine pour la première partie de la 15e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 15); la deuxième partie de la conférence se déroulera sous la forme d’une réunion physique qui se tiendra à Kunming du 25 avril au 8 mai 2022 et qui devrait déboucher sur l’adoption d’un cadre mondial en matière de biodiversité.

Cette conférence vise à renforcer la sensibilisation au niveau mondial, à parvenir à des engagements plus fermes et à prendre d’urgence des mesures conjointes destinées à lutter contre la dégradation de la biodiversité.

Dans le cadre du pacte vert pour l'Europe, la Commission européenne a adopté l’année dernière la stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité, qui vise à favoriser le rétablissement de la biodiversité en Europe d'ici à 2030. Elle s’engage à mettre en place, à l’échelle de l’UE, un réseau plus vaste de zones protégées gérées de manière efficace, couvrant 30 % des terres et 30 % des mers, un tiers de cette zone étant strictement protégé. La stratégie définit également un large éventail d’engagements et de mesures visant à restaurer la nature et à permettre les changements indispensables et exprime la détermination de la Commission à mobiliser tous les instruments de l’action extérieure et les partenariats internationaux afin de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un ambitieux et nouveau cadre mondial des Nations unies en faveur de la biodiversité (lien externe).

 

Œuvrer ensemble pour protéger la vie marine

Tout au long de cette année, l’UE a sensibilisé à la question de la perte de biodiversité, également dans le cadre de la campagne locale #EUBeachCleanup, qui s’est concentrée sur le thème de la protection de la biodiversité marine; des histoires du monde entier ont été recueillies, montrant comment les organismes marins souffrent de l’exposition à des actions humaines néfastes.

 

Depuis la Belgique, Colette a partagé l’histoire de Simba, un phoque trouvé sur la côte belge. Comme de nombreux autres animaux, Simba souffrait de la présence d’un débris de plastique qui le handicapait au quotidien et aurait pu causer sa mort. La présence de ces déchets dans les lacs, les mers et les océans partout dans le monde est due à l’action humaine.

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«C’est difficile de voir un animal dans un tel état, lorsqu'il est grièvement blessé en raison de la pollution marine», a confié Michelle, qui suit l’évolution de Simba au centre SeaLife.

 

Il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé. Sur la côte de Maurice, les cachalots adultes sont victimes des activités humaines; ils entrent en collision avec des navires, s’emmêlent dans les filets, souffrent de la pollution plastique véhiculée par l'eau et de l’augmentation de la pollution sonore. Ils sont également soumis à des menaces non mortelles telles que la perte de leur habitat en raison de la hausse du trafic maritime et du bruit qu’il génère ainsi que les activités commerciales en mer qui empiètent sur leurs lieux d’alimentation ou de reproduction.

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Une plongée avec les cachalots

 

Ces deux histoires se passant en Europe et au-delà illustrent un problème auquel de nombreuses personnes du monde entier sont sensibles. La campagne #EUBeachCleanup, dans le cadre de laquelle les citoyens ont participé à des actions de nettoyage, était présente dans plus de 50 pays et a montré que les actions locales pouvaient devenir un mouvement mondial pour une meilleure cause.

 

Position de l’UE sur la protection de la biodiversité

La même énergie et la même motivation sont transposées à la position de l’UE sur la protection de la biodiversité et de notre planète dans son ensemble.

L’UE et les dirigeants politiques de toutes les régions ont lancé l’engagement des dirigeants pour la nature (lien externe), s’engageant à inverser la perte de biodiversité d’ici 2030 en faveur du développement durable. Cet engagement, soutenu par la coalition de haute ambition pour la nature et les peuples (lien externe) composée de 70 pays, dont l’UE, et de nombreux acteurs non étatiques, envoie «un signal uni» pour renforcer, à l’échelle mondiale, le niveau d'ambition en faveur de la biodiversité, de la nature, du climat et des peuples, avec un objectif axé sur la protection d’au moins 30 % des terres et des océans dans le monde d’ici à 2030 (objectif «30x30»).

Dans la perspective de la COP 15, la Commission européenne a créé la coalition mondiale «Unis pour la biodiversité», qui rassemble plus de 250 institutions de plus de 50 pays. La coalition appelle à une mobilisation accrue en matière de sensibilisation à la protection de la biodiversité.

Lors de l’événement de haut niveau sur l’action transformatrice pour la nature et les personnes (lien externe) qui se tiendra au cours de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réitéré l’annonce qu’elle avait faite précédemment dans son discours sur l’état de l’Union, selon laquelle l’Union européenne doublerait son financement extérieur pour la biodiversité, en particulier pour les pays les plus vulnérables. L’UE montre ainsi la voie à suivre et il appartient aux pays et aux institutions du monde entier d’en faire autant. Les négociations en vue d’un cadre mondial en matière de biodiversité pour l'après-2020 ont également progressé tout au long de cet événement.

Par conséquent, au cours de sa deuxième phase, la COP 15 devrait adopter un ambitieux cadre mondial en matière de biodiversité pour l’après-2020, assorti d’actions ayant un impact sur la protection de notre planète. Les points de l’UE à la table des négociations sont notamment les suivants:

  • des objectifs généraux à l’échelle mondiale en matière de biodiversité pour 2050, qui viseront à ce que tous les écosystèmes du monde soient sauvegardés, résilients et protégés de manière adéquate;
  • des objectifs mondiaux ambitieux pour 2030, conformes aux engagements de l’UE pris dans le cadre de la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité, tels que la protection d’au moins 30 % des terres et 30 % des mers dans le monde et l’utilisation et la gestion durables des 70 % restants;
  • un processus de mise en œuvre, de suivi et de réexamen nettement renforcé;
  • un cadre facilitateur pour concrétiser les ambitions dans tous les domaines, tels que la finance, les capacités, la recherche, l’innovation et la technologie;
  • un partage juste et équitable des bénéfices retirés de l’utilisation des ressources génétiques liées à la biodiversité;
  • un principe d’égalité, fondé sur une approche inclusive avec la participation de toutes les parties prenantes et des peuples autochtones.

 

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