The European Union Delegation to Egypt

L'Union européenne participe à un plaidoyer en faveur d'un meilleur soutien aux collectivités territoriales dans la gestion locale de la sécurité

26/11/2020 - 16:40
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La Délégation de l'Union européenne a participé ce 26 novembre, à un atelier de plaidoyer du projet "Société Civile, Participation communautaire et coproduction de la sécurité” (SECUCOM/UE), financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par la Fondation Hans Seidel et le Laboratoire Citoyennetés au Bénin et au Burkina Faso. Le Burkina Faso et le Bénin partagent des frontières communes aux caractéristiques socioculturelles et économiques très proches qui appellent à renforcer les actions de prévention de la radicalisation, de l’extrémisme violent et du terrorisme. C’est dans cette optique que l’Union européenne à travers son Instrument de Stabilisation et de consolidation de la Paix a décidé d’accompagner cette initiative salutaire des acteurs de la société civile que sont la Fondation Hanns Seidel et le Laboratoire Citoyennetés.

L’initiative de SECUCOM qui vise justement à impliquer les populations locales en vue de lutter contre l’extrémisme violent au Burkina-Faso et de prévenir la montée de la radicalisation dans certaines zones frontalières à risque du Bénin, s'inscrit de ce fait dans la logique des priorités des politiques de l'UE en matière de paix, de stabilisation et de prévention des conflits.

Même si le Bénin fait encore partie des rares pays d'Afrique de l'Ouest épargnés pour le moment par les actes d'extrémisme violent, il présente des signaux de radicalisation de certains groupes ou communautés pouvant déboucher sur des actes d'extrémisme violent. Sa position face aux autres pays du sahel ne lui est pas favorable. En effet, il y existe des contextes particuliers, où la survenance de situations nouvelles et défavorables générant des mécontentements parmi les populations pourrait constituer de terreau fertile au basculement dans la radicalisation. Cela a été d’ailleurs confirmé par deux études importantes menées par l’Union Européenne en 2018 et en 2019. Les deux études ont analysé l’existence de ces ressentiments dans 16 communes du Bénin, et démontré l’urgence d’une intervention conjointe.

Ces efforts de l’UE sont aussi soutenus par le gouvernement béninois qui fait de cette question une préoccupation importante en mettant en place plusieurs structures pour s’en occuper. La vision partagée du gouvernement et de l’UE face aux menaces citées a permis d’ailleurs la conception de deux nouvelles actions qui viennent de s’ajouter à l’éventail d’outils dont notre partenariat a souhaité se doter. Il s’agit du programme "Consolidation de la paix au Bénin à travers la prévention de l'extrémisme violent" à hauteur de 3,93 milliards de francs CFA (6 millions d'euros), une initiative pilote de prévention de l’extrémisme violent visant à prévenir le phénomène dans les zones du Bénin particulièrement exposées au risque, et du volet gestion de crise du projet d’appui à l´opérationnalisation de la Police Républicaine du Bénin - (PAOP-CRI), qui permet de compléter avec un budget de 1,31 milliards de FCFA (6 millions d'euros) les efforts de la coopération belge en matière de soutien aux forces de l’ordre, notamment en ce qui concerne la prévention et la préparation à la gestion de crise.

 Allocution de M. Ruben Alba Aguilera, Chef de Coopération de la Délégation de l'Union européenne au Bénin: PDF icon20201126_discours_atelier_secucom.pdf

 

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