The European Union Delegation to Egypt

L’Algérie et l’UE

11/05/2016 - 13:20
EU relations with Country

<p>Les relations entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) sont basées sur un accord d’association signé dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen (2005). Elles concernent les domaines de la politique, de l’économie, du commerce, de la coopération technique et financière et de l’aide humanitaire.</p>

 

Cadre général:

Les relations entre l'Algérie et l'UE se sont enrichies depuis l'entrée en vigueur de l'Accord d'Association dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen de 2005.
Sur le plan politique, l'accord prévoit un dialogue politique sur tous les sujets d'intérêt commun pour les parties. Le dialogue est établi à différents niveaux:
Conseil d'association (ministérielle);
Comité d'association (hauts fonctionnaires);
(Sous-comités sur le dialogue politique, la sécurité et les droits de l'homme)
D'autres sous-comités techniques créés en vertu de l'Accord traitent de domaines tels que la migration, les affaires intérieures, la justice, les affaires sociales, etc.
Le 31 août 2015, l'Algérie a officiellement exprimé sa volonté de réévaluer l'accord d'association, qu'elle considère comme déséquilibré. Les négociations qui ont suivi ont abouti à l'adoption des priorités du partenariat lors du dixième Conseil d'association tenu à Bruxelles le 13 mars 2017.
 

Thèmes prioritaires dans le domaine politique
 

  • Dialogue politique, gouvernance, état de droit et promotion des droits fondamentaux;
     
  • Développement social et économique global et commerce;
  • Accès au marché commun européen;
  • Partenariat Energie, Environnement et Développement Durable;
  • Dialogue stratégique et de sécurité (y compris les questions régionales et la lutte contre le terrorisme)
  • Dimension humaine, migration, mobilité

Cadre général:

l’appui à la transition et diversification économique constitue un axe essentiel de la coopération avec l’Algérie. Dans le cadre de l’Accord d’Association (AA), en vigueur depuis 2005, cette coopération a lieu entres autres par le biais d’un certain nombre d’instances bilatérales (dialogue économique; comités thématiques et sectoriels).L’UE finance un ensemble de programmes visant à soutenir l’action de l’Algérie dans le domaine économique.

Par ailleurs, dans le cadre d'une évaluation menée sur l'AA, de nouvelles priorités économiques ont été adoptées.

La diversification de l'économie a été érigée en priorité nationale à cause surtout de l'instabilité du prix des hydrocarbures, principale source du PIB national. Les mesures de réformes qui sont prises en ce sens offrent une opportunité de coopération renforcée entre les parties de l'AA. La diversification et la compétitivité de l’économie algérienne sont essentielles afin de renforcer son offre exportable, notamment hors hydrocarbures, vers le Marché Unique européen ainsi que vers d'autres pays.

Dans le souci de rendre attractif  le climat des affaires en Algérie, l’UE est engagée à développer un dialogue renforcé sur la mise en œuvre du nouveau modèle algérien de croissance économique, articulé autour du:

  • renforcement de l’entreprise, de l'initiative et de l'entreprenariat privés;
  • renforcement du partenariat public privé y compris étranger et de l’économie du savoir.

Ce modèle vise l’émergence d’une économie compétitive, diversifiée, endogène, inclusive et attractive pour les investissements étrangers.

C'est dans cette logique que l'évaluation de l'AA a mis la lumière sur la nécessité de renforcer la coopération entre les deux parties, notamment dans les secteurs suivants:

  • développement rural et agricole, pêche, économie maritime, tourisme (notamment durable);
  • marchés publics, statistiques et douanes;
  • technologies d'information et de communication (TIC);
  • énergie: qui occupe une place très importante dans les relations économiques entre l'UE et l'Algérie. En effet, l'Algérie est le troisième fournisseur de gaz naturel de l'UE. L'UE et l’Algérie ont donc signé un « Mémorandum d'entente » sur l'établissement d'un partenariat dont l'objectif prioritaire est de faciliter et de promouvoir les investissements européens dans les secteurs du gaz naturel, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

 

Pour plus d'information voir les liens suivants:

https://eeas.europa.eu/delegations/algeria/31985/les-nouvelles-priorites-du-partenariat-ue-algerie_fr

https://eeas.europa.eu/delegations/algeria/45776/cadre-unique-d%E2%80%99appui-ue-alg%C3%A9rie-2018-2020_fr

L'Union européenne est le plus grand partenaire commercial de l'Algérie et reçoit presque les deux tiers de ses exportations. En valeur, le commerce bilatéral a augmenté de 136 % entre 2002 et 2014, principalement du fait de l'augmentation des exportations de produits pétroliers et du gaz

En 2017, le commerce bilatéral a atteint 37,4 milliards d'euros, en légère augmentation par rapport aux 36,9 milliards d'euros de 2016.

  • En 2017, les exportations de l'Algérie vers l'UE ont représenté 18,56 milliards d’euros dont plus de 95 % consistaient en carburants et produits miniers  
  • La même année, les exportations de l'UE vers l'Algérie ont atteint 18,84 milliards d'euros, composées essentiellement d'équipements industriels et de transport (6.6 milliards d'euros).
  • En 2016, l'Algérie a exporté vers l'UE des services pour 1,6 milliard d’euros et en a importé pour 3,7 milliards d’euros.
  • Le stock des investissements européens en Algérie est estimé à 14 milliards d’euros.

L’Algérie et l’UE partagent un même espace géographique, la Méditerranée, et sont liées par des relations étroites dans les domaines économique, commercial et culturel. Or, dans ces domaines, les relations restent déséquilibrées:

  • Dans le domaine commercial, les montants totaux des échanges sont équilibrés, mais leur constitution est très déséquilibrée, les exportations algériennes étant constituées quasi exclusivement d’hydrocarbures tandis que l’UE exporte un large éventail de produits industrialisés.
  • Dans le domaine économique, le revenu moyen algérien reste à moins d’un quart de celui de l’UE.
  • Dans le domaine culturel et humain, le nombre de déplacements de courte durée (tourisme, affaires) et de longue durée (migratoire) est bien plus important de l’Algérie vers l’UE que dans le sens inverse.

La coopération de l’UE et de Algérie a donc pour objectif la réduction de ces déséquilibres. Elle dépend des capacités de l’Algérie à absorber efficacement les fonds et les instruments mis à sa disposition par l’UE et de la volonté politique algérienne de s’approcher des principes de développement européens.

Les instruments de la coopération

  • L’assistance technique permet l’apport de savoir-faire et de compétences par des experts, à court et long terme, la formation, les voyages d’études et la recherche. Les bénéficiaires de ce type de coopération sont les institutions publiques ou les acteurs privés.
  • Les jumelages permettent d’unir les compétences du secteur public des États membres de l’UE et de l’Algérie et de favoriser leur rapprochement.
  • L’appui budgétaire est centré sur un dialogue des politiques sectorielles, sur l’évaluation des performances et le développement des capacités, dans le cadre d’un partenariat et d’une réciprocité mutuelle.
  • TAIEX est un instrument d’assistance technique et d’échange d’informations qui permet la diffusion, à court terme, de savoir-faire et de bonnes pratiques.
  • SIGMA (appui à l’amélioration de la gestion de la gouvernance) renforce les systèmes de gouvernance publique et les capacités de l’administration.
  • Les subventions de projets permettent d’agir sur le respect des droits des enfants, des femmes et de l’environnement et sur le renforcement du rôle de la société civile.
  • La coopération culturelle permet l’organisation de plusieurs évènements qui ont pour but de faire connaître la variété de la culture européenne en Algérie, mais aussi de promouvoir de jeunes talents algériens.

Une population de réfugiés sahraouis est installée dans cinq camps au sud de Tindouf depuis plusieurs décennies en attente du règlement du conflit affectant le territoire non autonome du Sahara Occidental. Le climat de cette région aride est extrêmement rude. L'accès aux services de base (alimentation, eau, santé, logement et éducation) y est limité. Pour leur survie, les réfugiés sahraouis dépendent largement de l'aide internationale.

L’Union européenne considère la crise des réfugiés comme une crise oubliée et depuis 1993 répond aux besoins vitaux des réfugiés les plus vulnérables. avec une aide de €239,998,500 (9 millions alloués pour 2019):

  • l'aide alimentaire est une composante majeure de ce financement: plus de 5 millions d’euros sont dédiés à fournir l'alimentation de base comme la farine de blé, l'orge, le riz, l'huile ou le sucre, mais aussi des compléments alimentaires pour lutter contre la malnutrition;
  • l'eau est une des principales préoccupations des réfugiés. L’UE contribue donc à assurer une alimentation en eau potable en quantité suffisante. Des réseaux d'eau courante ont été construits et la flotte de camions citernes a été renouvelée afin d’atteindre les quartiers inaccessibles par ce réseau;
  • l’UE contribue aussi à l'approvisionnement en médicaments couvrant environ 70% des besoins des réfugiés et apporte son soutien au personnel des structures de santé y inclus par la formation. dans les hôpitaux locaux; 
  • Une aide spécifique est apportée aux personnes vivants en situation de handicap et à leurs accompagnants afin d’améliorer leur autonomie et leur inclusion au sein de la communauté des camps.
  • des campagnes de sensibilisation aux règles d'hygiène, en particulier dans les écoles et les hôpitaux, ont également été menées;
  • Au travers de la réhabilitation des infrastructures scolaires, le renforcement de compétences des enseignants, la fourniture de matériel scolaires et l’amélioration des conditions sanitaires, L’UE soutient également l’accès à l’éducation de qualité dans des conditions dignes et sures, en particulier pour les filles.  .
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