Delegation of the European Union to Djibouti and IGAD

L'Union Européenne fait un don de matériels informatiques à la Commission Nationale des Droits de l’Homme djiboutienne

14/01/2019 - 12:23
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Le mardi 8 janvier 2019, la Commission Nationale des Droits de l'Homme à Djibouti a reçu un don de matériels informatiques dans le cadre du projet "Amélioration de la Gestion des Flux Migratoires" financé par l'Union Européenne et mis en œuvre par la GIZ. La cérémonie a eu lieu en présence de l'Ambassadeur de l'Union Européenne Adam Kulach, de la Chargée d'Affaires de la République Fédérale d‘Allemagne, Madame Simone Steimle, du Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, M. Saleban Omar Oudine et du Chargé du programme à la GIZ, M. Samatar Natalis. Étaient également présents à la cérémonie de remise du matériel plusieurs membres du bureau de la CDNH.

Lors de la cérémonie de remise du matériel, l'Ambassadeur Kulach a déclaré : "l'Union Européenne est déterminée à soutenir la CNDH afin de la rendre plus apte à constater les violations des droits des citoyens en général et des migrants en particulier." La République de Djibouti, en raison de sa position stratégique entre l’Afrique de l’Est et les pays du Golfe est un pays de transit jouant un rôle clé dans les flux migratoires de la région. La plupart des migrants cherchent à gagner l’Arabie Saoudite dans l’espoir d’y trouver du travail et sont majoritairement des Éthiopiens et des Somaliens. Ces migrants en transit peuvent être victimes de violations des Droits de l’Homme notamment le travail forcé, le trafic d’êtres humains et les violences basées sur le genre. La situation est d’autant plus critique pour les plus vulnérables telles que les Femmes et les Enfants accompagnés ou non.

L’ensemble des acteurs nationaux et locaux, qui sont impliqués dans la gestion de ces flux migratoires, rencontrent des défis divers mais aussi chacun à leurs niveaux trouvent des solutions et arrivent à répondre à certaines urgences. De plus, même si la migration n’est pas un phénomène nouveau, un manque d’information sur les formes de violation des Droits de l’Homme persiste auprès de la population hôte comme des migrants ; étant en grande partie à l’origine d’abus et de violations de ces derniers dont sont victimes les migrants y compris les Enfants migrants.

Consciente de ces défis, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’est engagée dans un processus de renforcement de sa présence à Djibouti ville et dans les régions de l’Intérieur du pays dans l’optique de faire connaitre les droits élémentaires des migrants et veiller à ce que toutes les violations de ces droits puissent être recensées et traitées. C’est ainsi qu’avec le support du programme « Amélioration de la Gestion des Flux Migratoires » (BMM en anglais), dont la coordination de la mise en œuvre est assurée par la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH sous co-financement de l’Union Européenne et du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ), la mise en place une structure centrale pour recevoir et traiter les plaintes liés au cas de violation des Droits Humains en général et ceux des migrants en particuliers. Cette structure qui reçoit aujourd’hui un lot de matériel informatique bénéficiera courant janvier 2019 de formations liées au monitoring des violations des droits et se verra doter dans la même période d’un manuel de gestion et de traitement des plaintes afin d’inscrire dans un document administratif la procédure par devant cette institution ce qui permettra ainsi de la différencier des structures judiciaires qui conservent leurs attributions propres et de pérenniser son intervention.

Une duplication de cette structure en région est prévue pour mars 2019 avec l’ouverture des bureaux régionaux de la Commission Nationale des Droits de l’Homme dans les chefs-lieux de régions.

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