Delegation of the European Union to China

Déclaration conjointe en vue de la Journée mondiale des réfugiés 2016

Bruxelles, 19/06/2016 - 16:08, UNIQUE ID: 160619_01
Joint Statements

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À l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, M. Frans Timmermans, premier vice-président chargé de l'amélioration de la réglementation, des relations interinstitutionnelles, de l'état de droit et de la Charte des droits fondamentaux, Mme Federica Mogherini, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, M. Neven Mimica, commissaire pour la coopération internationale et le développement, M. Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration et les affaires intérieures, et M. Christos Stylianides, pour l'aide humanitaire et la gestion des crises, ont fait la déclaration suivante:

«On estime à 60 millions le nombre de personnes déplacées de force dans le monde, qu'il s'agisse de réfugiés, de demandeurs d'asile, de migrants ou de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays. Soutenir et protéger les réfugiés tout en gérant efficacement les migrations est un défi qui appelle une réponse à l'échelle planétaire.

Que ce soit pour fuir la guerre en Syrie ou pour échapper aux conflits qui déchirent l'Afrique, la lutte pour la survie et la sécurité pousse des millions de personnes à quitter leur foyer. Les pays en développement accueillent l'essentiel de la population mondiale des réfugiés – plus de 85 % – mais l'impact se fait également sentir plus près de chez nous: plus d'un million de personnes ont demandé la protection de l'UE l'année dernière. De nombreuses personnes vulnérables ont été victimes de passeurs et de trafiquants d'êtres humains peu scrupuleux, subissant des violences psychologiques ou physiques pendant leur périple, voire y laissant la vie.

La Journée mondiale des réfugiés commémore la situation tragique de ces hommes, ces femmes et ces enfants. C'est la raison pour laquelle nous lançons la campagne #SupportRefugees, dans le but de sensibiliser à la situation de ces personnes et de démontrer comment l'Union européenne fournit une aide concrète.

L'UE n'a pas fermé les yeux sur cette crise, et elle ne les fermera pas; nous continuerons à participer aux efforts mondiaux pour en venir à bout. Nous cherchons constamment des moyens de renforcer notre action humanitaire et d'accroître notre soutien aux réfugiés, aux personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et aux millions de personnes touchées par des crises à travers le monde. En tant que premier donateur mondial d'aide humanitaire, nos interventions dans ce domaine ont permis de venir en aide à des millions de personnes concernées par la crise en Syrie: nous leur avons consacré collectivement plus de 6 milliards d'euros, prélevés sur les budgets de l'UE et des États membres, et nous continuerons à promettre un soutien financier aux Syriens en Syrie et à l'étranger.

Au total, plus de 10 milliards d'euros provenant du budget de l'UE pour les années 2015 et 2016 ont été mobilisés pour faire face à la crise des réfugiés dans l'UE et dans des pays tiers. En avril, la Commission européenne a exposé une vision stratégique de la manière dont son action extérieure peut venir en aide aux réfugiés et aux personnes déplacées dans les crises de longue durée. La communication «Vivre dignement: de la dépendance vis-à-vis de l'aide à l'autonomie» définit une approche ayant pour objectif d'éviter que les réfugiés et les personnes déplacées soient uniquement tributaires d'une assistance de type aide humanitaire d’urgence. En mai, le sommet mondial sur l'action humanitaire a lancé une nouvelle approche de l'aide humanitaire et l'UE maintiendra sa promesse de mettre en œuvre les engagements qu'elle a pris lors de ce sommet, notamment en ce qui concerne les initiatives politiques pour éviter les conflits et y mettre fin.

Nous avons intensifié nos efforts pour sauver des vies et fournir une aide humanitaire aux personnes touchées par cette crise. Nous avons triplé les ressources allouées aux opérations de recherche et de sauvetage en mer l'année dernière et contribué à sauver plus de 240 000 personnes en Méditerranée, et nous désorganisons les réseaux criminels de passeurs grâce aux opérations conjointes de Frontex, à l'EUNAVFOR MED opération SOPHIA et à la coopération en mer Égée avec les autorités turques et l'OTAN.

Il est évident que toute solution durable nécessite une coopération étroite avec les pays d'origine et de transit ainsi que l'existence de voies légales pour permettre aux personnes fuyant les conflits et les persécutions de rejoindre l'Europe en toute sécurité. Nous travaillons en étroite collaboration avec la Turquie pour l'aider à gérer les flux de réfugiés et contribuer à la satisfaction des besoins de la grande communauté de réfugiés qu'elle accueille, en offrant en parallèle des possibilités de réinstallation. En novembre 2015, les dirigeants européens et africains se sont rencontrés à La Valette et ont convenu de s'attaquer ensemble aux causes profondes des déplacements et des migrations irrégulières. Pour mettre en œuvre les actions décidées, nous avons créé un fonds fiduciaire de l'UE pour l'Afrique, doté d'un budget de 1,8 milliard d'euros auquel est venue s'ajouter une enveloppe supplémentaire de 500 millions d'euros.

Les migrations occuperont une place encore plus importante dans l'action extérieure de l'Europe grâce au nouveau cadre de partenariat que nous avons présenté ce mois-ci. Nous nous efforçons de nouer des partenariats solides avec les principaux pays d'origine et de transit et de fournir une aide aux pays qui accueillent des populations de réfugiés importantes. Nous cherchons à stimuler la croissance de nos pays partenaires, par un soutien financier et opérationnel accru, mais également à renforcer l'état de droit et le respect des droits de l'homme: ce n'est qu'ainsi que nous pouvons contribuer à leur développement économique et social à long terme et à la paix dans notre voisinage élargi. Par ces efforts, nous pouvons collectivement améliorer la vie de millions d'êtres humains et nous attaquer aux causes profondes des migrations et des déplacements de population.

Nous attendons avec impatience la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, qui se tiendra à New York le 19 septembre prochain. Nous appelons l'ensemble des partenaires à renforcer le cadre international pour la protection et la réinstallation des réfugiés par le partage mondial des responsabilités et la solidarité.»

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