Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

Journée mondiale de l’aide humanitaire – Pas de médailles, pas de records, pas de podiums: juste des vies sauvées

19/08/2021 - 07:54
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Le 19 août, nous célébrons ceux qui consacrent leur temps, leurs efforts et leurs compétences aux autres. Les travailleurs humanitaires ne sont peut-être pas des athlètes olympiques, mais lors de leurs marathons de travail, ils mettent souvent leur vie en jeu pour protéger les autres. Leur but n’est pas de faire le meilleur temps, mais d’être le plus efficace possible. Ils portent la torche de la solidarité et de l’altruisme. L’UE met à l’honneur tous les travailleurs humanitaires qui sauvent des vies et aident les personnes les plus vulnérables en ces temps de crise mondiale. Leur courage, leur volonté et leur détermination sont une victoire pour nous tous.

© Mahmoud Fadel/IRC

Les catastrophes humanitaires se produisent partout. À tout moment, même dans les régions qui semblent stables, les conditions peuvent se détériorer rapidement et mettre les populations en danger. Des catastrophes naturelles comme des événements politiques peuvent soudain rendre des personnes vulnérables. Lorsque cela se produit, les travailleurs humanitaires sont là pour aider, en donnant le meilleur d’eux pour les personnes les plus exposées dans le monde entier.

La pandémie mondiale a créé encore plus d’obstacles pour des populations déjà vulnérables et, pour ce qui est d’améliorer la qualité de vie, les lignes d’arrivée ont encore reculé. L’appui et le dévouement des travailleurs humanitaires ont été essentiels pour éviter que de nombreuses populations ne soient laissées à l’abandon.

Au Yémen, la flambée de COVID-19 a amplifié le sentiment d’incertitude lié au conflit armé en cours. Au plus fort de la pandémie en 2020, les hôpitaux avaient commencé à refuser des patients dans l’espoir de freiner la propagation du virus. «De nombreuses femmes se demandaient où elles allaient accoucher et comment se protéger», explique le Dr. Bushra Al-Aghbari.

Grâce à l’aide humanitaire de l’UE, le CIS exploite des unités médicales mobiles, ce qui permet à Bushra de fournir des soins de santé génésique aux femmes vivant dans des endroits reculés. © Mahmoud Fadel/IRC.

La courageuse médecin de 27 ans a entrepris de gérer huit équipes sanitaires mobiles financées par l’UE. Ses équipes de professionnels de la santé fournissent aux femmes enceintes et aux bébés une aide vitale dans des régions où ils n’auraient pas accès aux soins de santé en leur absence. Leur travail est une lutte permanente contre les conditions auxquelles sont confrontées les populations rurales, dans le but de protéger la vie des femmes et de leurs bébés.

 

En 2012, Rabe’a a décidé de devenir infirmière. À l’époque, lors d’un bombardement de son quartier, Rabe’a s’est sentie paralysée et incapable d’aider les blessés tombés devant elle. «Sur le moment, j’ai pensé à mes enfants et je ne voulais pas me retrouver dans une situation où je ne pourrais pas les aider si quelque chose de mal leur arrivait», a-t-elle déclaré.

Rabe’a vient d’être diplômée de l’école d’obstétrique et d’infirmerie d’Afrin. Elle travaille désormais à l’hôpital al-Mahab, soutenu par l’organisme de soutien et de développement en faveur de la Syrie et financé par l’Union européenne. Elle est devenue l’un des nombreux courageux travailleurs humanitaires qui se battent pour sauver des vies dans une Syrie déchirée par la guerre.

Le volontaire de l’aide de l’UE, Martino Roberto Chiappa, soutient son organisation humanitaire d’accueil au Mozambique afin de sensibiliser les populations isolées aux mesures qui peuvent prévenir le coronavirus et de les aider à rester en sécurité. © WeWorldGVC, 2020

Lorsque la pandémie a atteint l’Italie, Martino travaillait comme volontaire au Mozambique. Il s’est demandé s’il allait rentrer dans son pays d’origine pour se rapprocher de sa famille et de ses amis. Mais lorsqu’il a pris conscience des conséquences de la pandémie dans son pays d’accueil, il a décidé de rester et de remplir sa mission, à savoir aider les autres.

Les informations officielles ne parvenant pas toujours dans les régions les plus reculées du pays, Martino a planifié des activités de sensibilisation et y a pris part. Le fait de disposer d’informations correctes est essentiel pour permettre aux populations de mieux se préparer à lutter contre la propagation du virus.

 

Le changement climatique pèse également sur la situation actuelle: nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer ses conséquences. Le nombre croissant de catastrophes naturelles et les pressions sociales qui en découlent ouvrent des plaies qu’il est difficile de refermer. Cette année, les Nations unies célèbrent la Journée mondiale de l’aide humanitaire avec le lancement de la campagne #TheHumanRace(lien externe). Avec certains des plus grands noms du sport, la campagne encourage le monde à courir, marcher, nager, ramer ou pédaler pour sauver des vies et l’environnement.

 

En plus des conditions difficiles auxquelles sont confrontés les travailleurs humanitaires, leur vie peut également être menacée lorsqu’ils travaillent sur le terrain. En 2020, 108 travailleurs humanitaires ont perdu la vie et 125 ont été enlevés (lien externe). Jusqu’à présent, en 2021, 105 attaques majeures ont été perpétrées contre des travailleurs humanitaires.

«Nous condamnons ces attaques, et leurs auteurs doivent répondre de leurs actes. Sauver des vies ne devrait jamais en coûter; les travailleurs humanitaires ne sauraient être des cibles. Nous saluons leur courage et leur dévouement et exprimons notre compassion à l’égard des familles, des amis et des collègues de ceux qui ont perdu la vie en portant secours à autrui»ont déclaré le haut représentant Josep Borrell et le commissaire de l’UE chargé de la gestion des crises Janez Lenarčič dans une déclaration commune sur la Journée mondiale de l’aide humanitaire.

Dans la même déclaration, Josep Borrell et Janez Lenarčič appellent toutes les parties aux conflits dans le monde «à respecter le droit international humanitaire et à s’abstenir de cibler les travailleurs humanitaires et les civils, y compris les infrastructures civiles. Nous insistons également sur l’importance de se conformer et d’adhérer pleinement aux principes humanitaires reconnus au niveau international.»

 

Aider les autres n’est pas une course de sprint. C’est une course de fond qui demande des efforts de milliers de personnes altruistes et courageuses de toutes les régions du monde. Leur sueur n’est pas récompensée, à l’arrivée, par une médaille d’or; il est donc important de reconnaître leur travail et de remercier tous les travailleurs humanitaires et médicaux de rendre le monde meilleur.

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