Delegation of the European Union to Cameroon

Appui à l'instauration d'un climat de confiance entre l'Etat et ses administrés dans la région de l'Extrême Nord du Cameroun

09/07/2018 - 12:35
Conflict Response

Programme de renforcement des capacités de la police aux frontières et de la sécurité civile au Nord Cameroun.

L'objectif principal du projet est de restaurer un climat de confiance entre la population de la région de l’Extrême-Nord et l’Etat du Cameroun par le renforcement des capacités opérationnelles des services publics en charge de la gestion des risques et de la gestion des frontières.

Les objectifs spécifiques sont :

  1. Renforcer les capacités d’intervention du Corps National des Sapeurs-Pompiers afin d’améliorer la prévention et la gestion des différents risques.
  2. Renforcer les capacités des postes frontières afin d’améliorer la sécurité des flux transfrontaliers et d’endiguer les passages d’armes et de combattants radicaux.

En résumé, le projet vise à renforcer les capacités des sapeurs-pompiers et des forces de police aux frontières.

A cette fin, des travaux de construction ou de rénovation de bâtiments sont entrepris, des véhicules et des équipements divers sont livrés. Les sapeurs-pompiers comme les policiers aux frontières reçoivent des formations spécialisées et sont accompagnés afin d’être plus efficaces en intervention. En outre, trois unités spécialisées sont créées : une brigade fluviale et une section cynophile pour la police, et une unité de secours fluvial pour les pompiers.

 

Montant total (EUR) : 3 925 415,75

Montant total (EUR) : 3 925 415,75

Durée : juillet 2015 - janvier 2018

Organisation chargée de la mise en œuvre : CIVI POL CONSEIL, SOCIETE DE CONSEIL ET DE SERVICE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR

Instrument de financement : Instrument contributing to Stability and Peace (IcSP)

Zone bénéficiaire : Cameroun

 

STORY : Climat de confiance entre l'Etat et ses administrés renforcé dans les régions du Nord et de l'Extrême Nord du Cameroun 

Meilleure protection des populations et des frontières du Nord, régions vulnérables aux désastres naturels et aux attaques de Boko Haram.

"Sapeur-pompier, je suis le chef du centre de secours de Maroua depuis 2010. Les attentats terroristes de juillet et les inondations d’août 2015 ont démontré les insuffisances en moyens d’intervention dont nous souffrions. Grâce au projet nous avons des édifices remis à neuf, une cartographie des risques et un plan de secours spécialisé établis, notamment en matière d’inondation."

Capitaine Abel Ndinga, chef du centre de secours de Maroua

 

CONTEXTE

Depuis 2013, Boko Haram a étendu ses exactions dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Les populations sont durement éprouvées par ce conflit qui est venu s’ajouter aux fragilités climatique, naturelle, économique et sociale, qui affectaient déjà la région. La réponse de l'Etat n'était pas à la hauteur des besoins, entrainant un sentiment d’abandon. Il fallait restaurer la confiance entre l'Etat et la population en renforçant 2 services publics: la sécurité civile, qui protège contre les aléas naturels et les risques causés par l’homme, et la police aux frontières, qui sécurise les flux frontaliers.

 

OBJECTIFS

  • Renforcer les capacités d’intervention du Corps National de Sapeurs-Pompiers afin d’améliorer la prévention et la gestion des différents risques.
  • Renforcer les capacités des postes frontières afin d’améliorer la sécurité des flux transfrontaliers et d’endiguer les passages d’armes et de combattants.

 

RESULTATS

  • Les capacités du Corps National de Sapeurs-Pompiers sont renforcées afin de permettre une meilleure prévention et gestion des risques dans la région.
  • Les postes frontières sont renforcés afin de contribuer à la sécurisation des frontières dans le Grand Nord.

 

TEMOIGNAGE

François, élève de CM2 à l’école publique de Parpar de Kousséri

"Avec la classe, nous avons reçu la visite des pompiers pour nous sensibiliser aux risques présents dans la région. Les pompiers ont présenté un film sur les risques d’inondation, le choléra, le feu, la noyade, les accidents de la route…

Nous avons parlé de tous les risques et surtout de ce que les enfants et les adultes peuvent faire pour limiter ces risques. J’ai retenu que la surcharge sur les motos pour aller à l’école est à éviter à tout prix. Si le mototaximan nous pousse à la surcharge, il vaut mieux en prendre un autre qui conduira prudemment.

Aussi, l’hygiène est très importante pour limiter le choléra. Il faut toujours se laver les mains avant de manger. J’ai retenu aussi qu’il ne faut pas téléphoner aux pompiers pour leur faire des blagues : c’est une perte de temps pour eux, et ça empêche les gens vraiment en détresse de les appeler au secours."

 

FAITS ET CHIFFRES

  • Cartographies participative des risques, Plans de prévention et Plans d'organisation des secours dans les localités de Maroua et de Kousséri élaborées.
  • Centres de secours de Maroua et Kousséri rénovés et équipés avec 10 véhicules d'intervention (camions porte-berce, ambulances, pick-up avec groupe incendie haute pression, pick-up secours routier et 2 remorques de potabilisation de l'eau.
  • Poste de frontière de Barnaké construit et Poste de frontière de Kousséri rénové et matériel de transmission et de détection de faux documents livrés aux postes de frontières de Kousséri et Goulfey (Extrême-Nord) ; et Demsa et Barnaké (Nord).
  • Création de la première unité cynotechnique du Cameroun au poste frontière de Kousséri (avec formation spécifique pour 15 agents et dotation de 6 chiens dressés) et bâtiment de la brigade cynophile construit et équipé.
  • Création d'une brigade fluviale au poste frontière de Kousséri (avec formation spécifique pour 12 agents) et bâtiment de la brigade fluviale de Kousséri rénové et équipé.

 

PARTENAIRES DU PROJET

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