Délégation de l'Union européenne au Burundi

L’Union européenne porte secours aux victimes des inondations au Burundi

04/06/2018 - 16:50
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En réponse aux inondations survenues début mai dans la région de Gatumba au Burundi, l’Union européenne a débloqué plus de 350 millions de francs burundais (170 000 euros) en fonds humanitaires pour venir en aide aux foyers les plus affectés.

En réponse aux inondations survenues début mai dans la région de Gatumba au Burundi, l’Union européenne a débloqué plus de 350 millions de francs burundais (170 000 euros) en fonds humanitaires pour venir en aide aux foyers les plus affectés.

Ces fonds européens permettront de répondre aux besoins urgents de plus de 700 foyers dont les moyens de subsistance ont souffert des inondations. L’aide fournie par le biais de ces fonds de l’UE comprendra l’organisation d’un hébergement, d’une aide alimentaire et de distributions de fournitures de première nécessité comme des couvertures et des moustiquaires, mais aussi l’organisation de services de santé et de protection. Une priorité sera accordée aux enfants de moins de cinq ans, ainsi qu’aux personnes en situation de handicap, aux malades chroniques, aux femmes enceintes ou qui allaitent, et aux personnes âgées sans revenu.

Ces fonds s’inscrivent dans le cadre de la contribution générale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophe (FUSC) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Les fortes précipitations du 4 mai ont provoqué des inondations à Gatumba, située à 12 km de la capitale de Bujumbura. Ce n’est là que l’un des nombreux épisodes d’inondation que le pays ait connus en divers endroits depuis janvier 2018. Ces inondations ont eu de sérieuses conséquences ; 12 956 personnes et 2133 habitations ont été affectées en neuf lieux différents. Plus de 500 maisons ont été détruites et sont inhabitables. Les populations affectées sont principalement des agriculteurs et petits commerçants déjà vulnérabilisés par la crise générale liée aux inondations. De vastes terres agricoles porteuses de cultures parvenues à maturité ont été englouties par l’eau, tandis que les familles déplacées se trouvent face à risque sanitaire potentiel au vu des mauvaises conditions environnementales et d’hébergement. On signale également un risque de réapparition du choléra puisque Gatumba se trouve dans une zone particulièrement sujette à cette maladie.

Contexte

L’Union européenne, aux côtés de ses États membres, est le premier bailleur de fonds humanitaires au monde. Les secours d’urgence qu’elle organise sont l’expression de sa solidarité vis-à-vis des populations dans le besoin à travers le monde. Ils permettent de sauver des vies, de prévenir et de soulager la souffrance humaine, et de sauvegarder l’intégrité et la dignité humaine des populations affectées par les catastrophes, que ces dernières soient de cause humaine ou naturelle. La Commission européenne, via son service chargé de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO) vient en aide à plus de 120 millions de victimes de conflits et catastrophes chaque année. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le site web d’ECHO.

La Commission européenne a signé un accord de délégation humanitaire d’un montant de 3 millions d’euros avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence de la Fédération pour les secours lors de catastrophes (FUSC). Les fonds du FUSC sont principalement alloués aux catastrophes ‘de petite échelle’,  c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel aux dons international formalisé.

Le Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre directement à une catastrophe, elle peut en faire la demande auprès du FUSC. Pour les catastrophes de petite échelle, la FICR alloue des subventions tirées du FUSC, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation signé entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le FUSC pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Anouk Delafortrie à l’adresse anouk.delafortrie@echofield.eu ou par téléphone au +254 722 791 604

Bertha Wangari à l’adresse bertha.wangari@echofield.eu ou par téléphone au +254 726 427 917

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