Délégation de l'Union européenne au Burkina Faso

 

L’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD) intensifient leur soutien au Burkina Faso en faveur de la production d’énergie solaire

Ouagadougou, 24/02/2021 - 11:56, UNIQUE ID: 210224_5
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En présence des ambassadeurs de l’Union européenne (UE) et de la France, l’AFD et le Burkina Faso ont signé, le 22 février 2021, deux conventions pour l’octroi de financement à deux projets dans les domaines de l’énergie solaire et de l’éducation.

La première convention est relative à une contribution de l’Union Européenne à travers des fonds délégués à l’AFD de 5,4 milliards de FCFA (8,3 M €) pour un financement additionnel du projet YELEEN. Ce financement s’inscrit d’une part, dans le cadre de l’appui de l’Union Européenne et de l’AFD aux politiques publiques du Burkina Faso et leur déclinaison en programmes d’investissement et d’autre part, dans le cadre de l’Alliance Sahel dont les deux institutions sont membres. En effet, ces deux institutions accompagnent les projets d’énergie verte et plus spécifiquement le Plan solaire portés par le gouvernement afin de renforcer l’indépendance énergétique du pays, de répondre aux défis de la croissance de la demande et de rechercher une baisse du coût de la production.  Par ailleurs, ce nouveau financement européen confié à l’AFD pour sa mise en œuvre vient prolonger un concours de l’Agence de 49,2 milliards de FCFA (75 M €) octroyé en 2020.

Fruit d’un partenariat entre le ministère de l’énergie, la SONABEL, la Banque Africaine de Développement, l’Union européenne et l’AFD, le programme YELEEN se traduira à échéance par la construction de plusieurs (4) centrales photovoltaïques, d’un dispositif de stockage d’énergie solaire, d’une densification du réseau électrique et du développement de solutions solaires dans les communes rurales non desservies par la SONABEL. Ce programme doit permettre d’apporter une électricité renouvelable, moins chère et moins polluante aux populations du Burkina Faso, au premier rang desquelles les femmes et les petites entreprises et artisans dont les tâches connaissent en l’absence d’énergie une plus grande pénibilité.

La deuxième convention concerne un financement additionnel de 3,7 Mds FCFA (6.7M$), en soutien à la réponse éducative face à la COVID 19. Ce financement matérialise l’engagement croissant du PME et des institutions et pays contributeurs, dont la France, aux côtés du Burkina Faso pour accompagner la politique éducative sur la période 2018-2023. Ces ressources additionnelles s’inscrivent en complément des 29,2 Mds (53,7M$) déjà engagés par le PME. L’AFD, qui a été choisie comme agent partenaire de ce fonds accéléré du PME, assurera la gestion du financement et accompagnera le MENAPLN dans sa mise en œuvre.  

Les fonds viendront abonder le fonds commun pour l’éducation, modalité de l’aide très alignée, qui permet au MENAPLN d’exécuter, selon les procédures de l’Etat, son programme d’activités prioritaires. Ce fonds commun est actuellement abondé par la France, le Canada, le Luxembourg, la Suisse et l’UNICEF.

Ce financement permettra notamment d’appuyer, pour les 18 prochains mois, (i)la continuité et le soutien des apprentissages scolaires, en particulier à travers l’utilisation de la radio scolaire ; (ii) le maintien de l’ouverture des écoles dans le respect des normes sanitaires, notamment par l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement (forages, latrines etc.); (iii) le retour des filles à l’école au regard de leurs vulnérabilités spécifiques (campagne de sensibilisations, kits scolaire etc.); (iv) la formalisation de mécanismes d’atténuation et de relèvement des crises affectant le système éducatif.

 

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