Délégation de l'Union européenne au Burkina Faso

Bonne gouvernance, appui au secteur de la Justice, à la société civile

01/02/2017 - 16:24
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La bonne gouvernance est cruciale à la stabilité, au bon fonctionnement de l’Etat et au développement économique et social d’un pays. C’est aussi une condition de l’efficacité de l’aide et des politiques publiques. L’Union européenne se félicite que la gouvernance soit un des trois axes prioritaires des nouvelles autorités.

Opération de recensement de la population

C’est sur la base de ces valeurs fondamentales partagées que l’Union européenne apporte des appuis dans ce domaine, en se concentrant sur la promotion de la démocratie et de l'Etat de droit, notamment à travers l'amélioration de l'accès à la justice pour tous, le respect des droits de l'Homme, l'appui aux élections lorsqu'elles ont lieu, la gestion transparente de l'économie à travers la bonne gouvernance économique et financière, l'appui à la bonne gouvernance locale et au renforcement du rôle des collectivités territoriales à travers la décentralisation.

 

Pour la période 2014-2020, cet appui vise à soutenir les réformes nécessaires afin de rendre le service public de la justice plus efficace, plus rapide et plus accessible pour tous les citoyens. Cela se traduit par des appuis aux différentes structures de justice, un travail sur les textes, des formations, l’informatisation de la chaîne pénale

Le PADIC a été mis en œuvre à travers des appuis institutionnels au gouvernement (en matériels, formations…) et aux collectivités territoriales (formations spécifiques, gestion, appui spécifique pour l'établissement des Agences Régionales de Développement, financement des investissements des collectivités territoriales, notamment en matière d'eau, assainissement, santé, éducation, etc.)

En janvier 2017, l'Union européenne a lancé deux nouveaux projets d’appui à la décentralisation à travers un appui, d’une part, à l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), et d’autre part  à l'Association des régions du Burkina Faso (ARBF), pour un montant de 557 millions FCFA (850.000 EUR).  Ces deux projets visent à consolider le processus de  décentralisation au niveau communal et régional, à travers un appui au bénéfice des autorités locales, des élus locaux, des responsables politiques locaux et du personnel administratif, qui seront ainsi plus outillés pour assurer la gestion locale, contribuer à la gouvernance démocratique et aux objectifs de développement de l'ensemble du territoire national.

Les OSC participent également aux programmes qui couvrent les secteurs prioritaires que l'Union soutient : sécurité alimentaire, environnement, accès à l'eau potable etc.

Au cours de la période 2014-2020, l'Union européenne a prévu de soutenir la société civile burkinabè, pour un montant indicatif de 21 millions d’Euros, dans les  principaux secteurs suivants : gouvernance (y compris gouvernance locale et services publics), santé, sécurité alimentaire et nutritionnelle, agriculture durable et eau.

L'Union européenne apporte son soutien aux processus électoraux quand c’est nécessaire et à la demande des autorités locales. Ainsi, l’Union européenne a soutenu activement la tenue des élections présidentielles et législatives de 2015 et les élections municipales de 2016, pour accompagner le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso,  à travers divers appuis :

  • un appui budgétaire exceptionnel au pays pour la période 2015-2016, d'un montant de 78,7 milliards FCFA (120 millions EUR), qui a permis notamment le maintien du fonctionnement de l’Etat et des services public pendant la Transition. Une partie de ce montant a été allouée spécifiquement à l'organisation des élections.
  • l'envoi, à la demande du gouvernement burkinabé, d'une Mission d'Observation électorale, qui a suivi tout le processus électoral en 2015, et a formulé des recommandations pour les scrutins suivants
  • un appui substantiel, complété par les Etats-membres de l’UE, en matériel électoral à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),
  • l'appui à la mise en place et la gestion d'une plateforme Internet d'observation électorale pour une centaine d’Organisations de la Société Civile burkinabè, regroupées au sein de la Convention des Organisations de la Société Civile pour l’Observation Domestique des Elections (CODEL) ;
  • un appui avec Canal France International (CFI), du projet Fasomédias, qui a eu pour objectif en 2015 et 2016 de fournir via les medias locaux une information fiable sur les processus électoraux, répondant aux préoccupations des citoyens. "Nous avons aussi réussi à créer une synergie entre les radios pour couvrir les élections présidentielle et législatives " s’est réjoui Charlemagne Abissi, président de l’UNALFA et responsable du projet Fasomedias, lors de la revue à mi-parcours du projet.
  • L'appui au Présimètre : Après les élections présidentielles et législatives de novembre 2015, le Burkina Faso s'est engagé, avec la contribution d'une société civile très participative, à renforcer sa gouvernance pour mieux répondre aux attentes des citoyens. C'est dans ce contexte qu'est né le « PRESIMETRE », une plateforme de partage d’informations en ligne qui suit la mise en oeuvre des politiques prioritaires du gouvernement burkinabè : l'éducation, la santé, l'eau, l'hygiène et l'assainissement, la sécurité alimentaire et la sécurité au sens large. Cette plateforme novatrice est soutenue par l'UE et la Suède. Elle permet aux citoyens d'évaluer en ligne les résultats obtenus par les autorités et promeut un dialogue direct entre les citoyens et les pouvoirs publics. Le « PRESIMETRE » vient de recevoir le Prix « Numérique et Transparence », octroyé par Transparency International et CFI-Médias.
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