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Le projet PRO-ACT 1 soutenu par l'UE contribue à l'amélioration des conditions de vie des populations

25/04/2019 - 18:08
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"Le projet PROACT-1 contribue à l'amélioration des conditions de vie des populations".Cette affirmation est de Mpabonimana Melchior de l’Organisation de Producteurs (OP) Turwizumwimbu de la colline et zone Murore, en commune Busoni (province de Kirundo). Il est appuyé par le projet « Appui à l’amélioration des capacités de résilience des populations vulnérables les plus affectées par les effets de la crise multifactorielle au Burundi » dénommé PRO-ACT 1, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la FAO.  Pour rappel, depuis le mois de septembre 2018, les communes de Busoni, Bugabira et Kirundo font face au déficit hydrique ayant entraîné une chute de la production agricole lors de la saison 2019A.

 Les cultures les plus touchées par les perturbations pluviométriques sont celles du haricot, du maïs, du manioc et du tournesol. Face à cette situation, les populations de la commune Busoni ont eu des réactions différentes. Selon les données de la FAO, quelques 22 000 ménages sont en insécurité alimentaire sévère, soit 132 000 personnes en besoin d’aide humanitaire (vivres et/ou cash, et semences agricoles) dans les communes de Busoni, Kirundo et Bugabira.

 Pour les uns, la solution a été de fuir vers d’autres provinces du pays, non touchées par le déficit hydrique. « Je suis la seule à ne pas avoir fui dans notre famille, car tous mes enfants ont fui vers d’autres provinces où la situation est meilleure », a déclaré Marguerite Hatungimana de la colline Karehe, de la zone Gisenyi en commune Busoni. Elle a ajouté que ses plantations surtout celles de haricots, du maïs et de manioc ont subi les conséquences néfastes des irrégularités des pluies dans sa localité. Selon elle, elle ne dispose plus de stock alimentaire et sollicite l’appui en semences et vivres. Pour les autres, particulièrement les populations rurales appuyées par les projets PRO-ACT 1 et 2, fuir n’était pas une option. Il s’agit principalement de 8 302 ménages des communes de Busoni et Bugabira, en province de Kirundo appuyés par ces deux projets.

 Selon les informations collectées par la FAO sur terrain, avec l’appui de la Croix Rouge du Burundi (partenaire de mise en œuvre de ce projet en commune Busoni), la quasi-totalité des  bénéficiaires des projets PRO-ACT 1 et 2 sont restés et n’ont pas  fui à cause des effets des déficits hydriques. Les populations rurales appuyées par ces deux projets en commune Busoni affirment que c’est surtout grâce aux effets positifs de la Caisse de Résilience, une approche promue par la FAO.

L’approche Caisse de Résilience est basée sur trois piliers. Il s’agit du pilier technique à travers l’approche Champs Ecoles Paysans (CEP), le pilier financier avec l’approche Village Savings and Loans Associations ou Association Villageoise d’Epargne et Crédit – AVEC en français VSLA et le pilier social, notamment avec l’approche Clubs d’Ecoute Communautaire (CEC). Grâce surtout aux crédits et investissements à travers l’approche VSLA, les bénéficiaires de ce projet ont investi dans des secteurs diversifiés dont le gros et petit élevage et le commerce de produits de consommation courante. « J’ai acheté une vache grâce aux crédits VSLA et j’ai diversifié mes sources de revenus notamment en me lançant dans le commerce de produits agricoles », a lancé Espérance Kanyana, de la colline Murore de la commune Busoni. Et d’ajouter qu’elle n’a aucun intérêt à fuir car disposant d’assez de ressources pour faire face aux conséquences des retards de pluies.

A noter que d’autres activités en lien avec la Caisse de Résilience ont contribué à renforcer la résilience des populations rurales appuyées par les projets PRO-ACT 1 et 2 en commune Busoni, face au déficit hydrique. C’est le cas notamment des foires aux semences et autres intrants agricoles, les travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) qui leur ont procuré des moyens financiers, la myciculture, les jardins de case, ainsi que des activités de surveillance nutritionnelle communautaire à travers les Mamans Lumières.

 Rappelons enfin que le PRO-ACT1 mis en œuvre par le Bureau de la FAO au Burundi pour une durée de 3 ans (2016-2018). Ce projet a été complété d’un PRO-ACT2 également financé par l’Union Européenne pour une durée de 3 ans (2017-2019) portant ainsi au cours de cette période le volume d’assistance déployée à 30 000 ménages vulnérables et 400 jeunes diplômés sans emplois. L’objectif principal de ce projet est de contribuer à la réintégration socio-économique des populations affectées par la crise multifactorielle à travers l’amélioration durable de la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens d’existence. Les deux projets interviennent dans les provinces de Kirundo (Busoni et Bugabira), Muyinga (Mwakiro et Butihinda), Karuzi (Buhiga et Bugenyuzi), Rutana (Bukemba et Giharo) et Makamba (Kayogoro et Nyanza Lac). Ces communes ont été ciblées sur base de combinaison de résultats IPC critiques, d’indicateurs de malnutrition inquiétants et de taux de migration parmi les plus intenses.

Article original publié sur le site  de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture FAO

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