Հայաստանում Եվրոպական միության պատվիրակություն

Remarks by High Representative/Vice-President Federica Mogherini upon arrival at the International High-Level Conference on the Sahel

Bruxelles, 23/02/2018 - 11:29, UNIQUE ID: 180223_6
Remarks

Remarks by HR/VP Federica Mogherini upon arrival at the International High-Level Conference on the Sahel

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C'est un grand jour pour l'Union européenne, l'Afrique, et le Sahel en particulier.

C'est la première fois que nous avons, ici à Bruxelles, 32 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union Européenne, du G5 Sahel, mais aussi les Nations Unies, l'Union africaine, et d'autres partenaires dans le monde – du Japon au Canada en passant par les Etats-Unis et les pays du Golfe – ici pour soutenir nos frères et sœurs dans le Sahel, dans un travail très important, non seulement pour les populations dans la région, mais aussi pour, nous, les Européens, que ce soit en matière de sécurité, de développement ou de changement climatique.

Il s'agit de soutenir la force conjointe du G5 Sahel – une initiative que nous avons soutenue en tant qu'Union Européenne dès le début. J'étais, moi-même, à Bamako, il y a presqu'un an, pour soutenir cette initiative. L'Union Européenne a été la première à y investir, à y croire avec les premiers 50 millions d'euros donnés déjà en juillet dernier. Aujourd'hui l'Union Européenne va doubler son soutien à la force conjointe. Et nous allons aussi avoir d'autres contributions des Etats Membres et des autres partenaires. Je vous annoncerai le chiffre total des contributions plus tard, une fois les annonces faites par les partenaires.

Je voudrais souligner une chose importante. Il ne s'agit pas seulement de la sécurité, mais il s'agit aussi de développement. Parce qu'il n'y a pas de conditions de sécurité réelles sans le développement social, économique, c’est-à-dire des opportunités pour les jeunes, les femmes dans la région. C'est pour cela que l'Union Européenne a investi 8 milliards d'euros dans la région du Sahel sur ces 7 dernières années.

Nous parlons souvent d'un plan Marshall pour l'Afrique. C'est, en fait, quelque chose que nous sommes déjà en train de faire en tant qu'Union Européenne, en tant qu'Etats Membres. Nous investissons une somme importante en Afrique, en partenariat, dans le développement, l'humanitaire ainsi que dans les domaines social et économique. Ce n'est pas de la charité. C'est du partenariat économique, du développement avec nos partenaires africains.

Et l'attention sur le Sahel, aujourd'hui, est une attention vraiment unique. C'est la première fois qu'il y a un sommet de ce niveau avec une participation de ce niveau pour le soutien au Sahel. Donc ce sera une journée importante avec – je pense – un résultat significatif.

Nous allons aussi créer un centre de coordination – un [coordination] Hub – au sein des institutions européennes, ici à Bruxelles, pour soutenir nos amis du Sahel d'un point de vue opérationnel. 

Ce sera un exercice de leadership, de partenariat, et surtout d'investissement prioritairement des Africains mais aussi des Européens. Il s'agit aujourd'hui d'une démonstration du pouvoir de mobilisation - "convening power"- de l'Europe.

 

Q. Est-ce que 8milliards d'euros est le prix de la paix ?

 

La paix n'a jamais de prix. Le prix de ne pas avoir la paix est un prix que les gens paient chaque jour. Et nous le voyons chez les Africains et chez les soldats européens - comme nous l'avons vu, cette semaine, avec la perte des soldats français au Mali.

La paix se fait avec un soutien financier, surtout pour des projets de création d'emploi, un soutien aux écoles, aux services fondamentaux : l'eau, la formation, la création d'emploi. La paix se fait aussi avec le contrôle du territoire de la part de l'Etat. C'est cela qu'il faut garantir et c'est cela que nos amis du G5 Sahel sont en train d'essayer de faire avec une coopération régionale unique et que l'Union Européenne soutient, dans une région désertique très difficile à gérer, avec des frontières très difficiles à gérer, et avec une situation, à côté, en Libye.

La paix signifie le soutien aux opportunités pour les personnes, le contrôle de l'Etat – non seulement sécuritaire, mais aussi concernant la présence de l'administration et des services de l'Etat – mais aussi l'engagement politique – particulièrement important pour la mise en œuvre de l'accord de paix au Mali. Et nous en avons parlé aussi avec nos amis de la région hier soir.

 

Q. Inaudible

 

Nous avons déjà – comme je l'ai dit – depuis juillet, non seulement déployé notre soutien [de 50 millions d'euros], mais aussi l'argent est déjà arrivé. Il existe déjà un mécanisme, grâce à la coopération excellente avec l'Union africaine, pour que l'argent des donateurs arrive sur place. Parce que la force doit et va être opérationnelle immédiatement. Les pays du G5 Sahel sont en train de travailler sur un fonds fiduciaire. L'Union Européenne va aider à le mettre en place. C'est un projet pour le futur. Il revient bien sûr au G5 Sahel de décider comment s'organiser.

De notre part, il y a un soutien complet, se traduisant par un soutien au secrétariat de la force conjointe, et par un soutien militaire, de la part de l'Union Européenne, des Etats membres et des différents donateurs présents ici. L'important, pour nous, est qu'il y ait une appropriation totale. Ce sont les pays du G5 Sahel qui savent exactement quoi faire, comment le faire, et où le faire.

Donc nous soutenons leur projet d'une façon très pratique, pragmatique et opérationnelle. Il ne s'agit pas seulement d'argent. Il s'agit aussi du soutien en nature. Et il s'agit surtout d'un travail de coordination du soutien international, car nous ne voulons pas que le G5 Sahel – qui est une structure jeune et légère que nous sommes en train de renforcer – nous y croyons beaucoup dans l'Union Européenne – soit contraint de faire face à une multiplication des différentes initiatives ou composantes du soutien. Nous allons soutenir ce que le G5 Sahel souhaite faire de la manière la plus efficace possible. Et cela est rendu possibe à notre bonne coopération avec l'Union africaine. Demain cela pourrait passer par un fonds fiduciaire – nous allons voir. L'important est que l'argent soit là, qu'il arrive sur place, et qu'il permette une activité efficace sur le territoire contre les trafiquants de tout genre, les organisation criminelles, et les terroristes.

Je vais vous revoir à la fin de la conférence avec l'annonce qui va être faite du chiffre total [des contributions au soutien de la Force conjointe]. Je pense qu'il y a certaines délégations qui auront encore des annonces inattendues.

 

Link to the video: https://ec.europa.eu/avservices/video/player.cfm?ref=I151492