Délégation de l’Union européenne en Algérie

Mogherini réaffirme le respect de l'UE "pour la souveraineté" de l'Algérie

Brussels, 28/11/2019 - 18:00, UNIQUE ID: 191128_20
Remarks

A la fin du débat tenu jeudi au Parlement européen sur la situation en Algérie, Mme, Federica Mogherini, Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique a réaffirmé l'importance des relations entre l'UE et l'Algérie considéré comme "un partenaire" et "un ami", tout en exprimant "le respect" de l'UE pour "la souveraineté" de l'Algérie.

Le texte intégral de son intervention dont une partie a été délivrée en anglais, est reproduit ci-dessous. 

L’Algérie n’est pas seulement un pays voisin mais surtout un partenaire, politique et économique, un pays ami. Pour beaucoup de citoyens européens l’Algérie est aussi la famille. Donc nous ne parlons pas d’un pays parmi d’autres, nous parlons d’un pays ami qui est très proche de nous. Je pense que le premier sentiment que nous tous en Europe ressentons envers le peuple algérien est l’amitié et la proximité. 

Notre respect pour la souveraineté et l’autonomie de l’Algérie est totale. Il est très important que ce débat réaffirme cela de la plus forte et la plus claire des façons. C’est aux algériens et à eux seulement de décider du présent et du futur de leur pays. Et c’est exactement pour cette raison que les algériens doivent être libres de s’exprimer, avec la garantie que la Constitution et les accords internationaux qui ont été signés par l’Algérie soient respectés. 

Il y a certains principes auxquels l'Algérie a souscrit - comme certains d'entre vous l'ont dit - d'abord et avant tout dans la Constitution algérienne, mais aussi dans les accords internationaux et dans l'accord d'association que l'Algérie a avec l'Union européenne. Ces principes incluent toutes les libertés fondamentales, y compris les libertés politiques, la liberté d'expression, le droit de réunion pacifique et la liberté de la presse. Les libertés garanties par la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui est la pierre angulaire de notre accord d'association.

Dans l'état actuel des choses, il est important que tous les différents acteurs en Algérie puissent jouir de ces droits. C'est un message qui ne vient pas seulement de ce débat d'aujourd'hui, mais c'est exactement le message que nous avons constamment transmis à nos partenaires et interlocuteurs algériens, à tous les niveaux, au cours de ces mois. Et je pense que c'est le message que la prochaine Commission, le nouveau Haut Représentant, continuera de transmettre à nos interlocuteurs en Algérie.

Les Algériens peuvent construire un consensus sur l'avenir du pays, en accord avec les attentes légitimes de la population. Et cela ne peut se faire que pacifiquement et démocratiquement, dans le plein respect des principes auxquels l'Algérie a souscrit.

L'Union européenne continuera à s'engager avec tous les acteurs algériens, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, en tant que voisins, partenaires et amis. Et je suis sûr que ce Parlement accompagnera le travail de la prochaine Commission à cet égard.