Le programme PAJE au service de l'économie sociale et solidaire
Un séminaire sur l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) a été organisé lundi 16 avril par le Programme d’Appui jeunesse emploi, PAJE, issu de la coopération entre l'Algérie et l'Union européenne.
L’objectif du séminaire est d’informer, de manière générale, sur le champ de l’Economie Sociale et Solidaire et son émergence en Algérie comme voie d’innovation et de diversification économique, et en particulier, sur les activités du PAJE en matière d’ESS.
L'Ambassadeur de l'Union européenne en Algérie, S.E.M John O'Rourke, a souligné que le programme PAJE "intègre le développement de l’économie sociale et solidaire comme une de ses composantes". Pour cela, il a créé, en mode pilote, quatre plateformes "laboratoires" dit Cap jeunesse : à Annaba, Béchar, Khenchela et Oran, offrant chacune trois types services, à savoir "l’appui à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, le soutien au développement de l’activité associative dans ce domaine et la promotion de l’entrepreneuriat". En outre, dans le cadre de la promotion de l’économie sociale et solidaire, le programme a réalisé en 2017, "une étude du cadre réglementaire ainsi qu'un diagnostic des secteurs d’activités potentiellement porteurs et créateurs d’emplois". Ce travail servira de base au prochain "plan national de développement de l’économie sociale et solidaire que les travaux du PAJE doivent contribuer à élaborer."
Par ailleurs, et compte tenu du fait que les établissements employeurs de l’économie sociale et solidaire sont en grande partie des associations, M. O'Rourke a souligné que le programme a contribué "au développement associatif comme une de ses principales activités", à travers la mobilisation de 4 millions d’euros et le financement des activités de 86 associations dans les quatre wilayas cités.
Pour rappel, le programme PAJE est issu d’une convention de cofinancement signée entre l'Algérie et l’Union européenne en décembre 2012 pour un montant de 26 millions € (dont 23,5 M€ pour la partie européenne et 2,5 M€ pour la partie algérienne). Son objectif principal est de soutenir l’action et les reformes du Gouvernement algérien dans ses politiques nationales en direction de la jeunesse.