Delegation of the European Union to Algeria

Par les yeux des enfants syriens

07/02/2017 - 10:58
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La semaine qui se ferme a pour moi les yeux des filles et des enfants syriens que j'ai rencontrés, à nouveau, au Liban. Ils se sont échappés de leurs villes, les plus chanceux avec leurs familles, en laissant derrière elle des maisons détruites et amis perdus...

Le 29/01/2017 - La semaine qui se ferme a pour moi les yeux des filles et des enfants syriens que j'ai rencontrés, à nouveau, au Liban. Ils se sont échappés de leurs villes, les plus chanceux avec leurs familles, en laissant derrière elle des maisons détruites et amis perdus. Et emportant dedans blessures de l'âme qu'aucun de nous ne peut vraiment imaginer, comprendre - si ce n'est pas celui qui a l'âge pour avoir vécu une guerre, sur le sol européen.

Ces enfants aujourd'hui étudient au Liban - autres d'eux en Jordanie, en Turquie, en Europe, avec le soutien constant de L'Union Européenne. Parce qu'ils sont enfants, avant d'être réfugiés, et seront jeunes adultes, après avoir été réfugiés : a leur sera confiée la reconstruction matérielle, mais aussi sociale, économique et politique, de la Syrie.

 C'est pourquoi, lors de ma visite au Liban cette semaine, j'ai donné le demokratiepreis que j'avais reçu à Bonn il y a quelques mois à l'école pour les enfants réfugiés syriens, maintenant, de bar Elias. Je l'avais visitée l'an dernier, le 21 mars. C'était le jour avant les attentats de Bruxelles. Ce que j'avais vu dans leurs yeux me restait dans le cœur, le lendemain et toujours : la terreur et l'horreur de la guerre, mais aussi la joie de vivre et de l'énergie pour regarder l'avenir avec un sourire. Ils veulent devenir médecins, professeurs, footballeurs ou stylistes - comme tous les enfants du monde. Investir dans leur présent, guérir les blessures du passé et de préparer leur avenir, c'est le meilleur investissement que nous pouvons faire aussi dans notre avenir.

 Pour cela, L'Union européenne est le premier donateur humanitaire pour la Syrie - à l'intérieur de la Syrie et dans les pays qui, comme le Liban, accueillent des millions de Syriens. Et continueront de l'être, avec la conviction qu'il vient du coeur, et par la raison. Fidèles à nous-mêmes : à notre humanité et, en même temps aussi, à nos intérêts. En continuant à travailler avec ténacité, avec nos partenaires : les agences des Nations Unies, les ONG et les pays de la région, tous - tous, quelle que soit la religion de leurs citoyens.

 Parce que nous, Européens, nous avons appris de notre histoire, grand mais aussi tragique, que chaque personne est d'abord un être humain, a des droits inaliénables, et il mérite le respect. Au-delà de la religion, le sexe, la nationalité (semble si étrange de devoir le rappeler juste quelques heures après la journée de la mémoire).

Pour cette raison que l'Union européenne continuera à soutenir, accueillir et prendre soin de ceux qui fuient par les conflits. Continuera à travailler ensemble à tous les pays de notre région, et au-delà, dans un esprit de pleine coopération et respect. Continuera à fêter chaque fois qu'un mur sera abattu, et pour chaque pont construit. Continuera à travailler pour la paix et la cohabitation. C'est notre histoire, c'est notre identité, notre travail et notre engagement.

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