Delegacioni i Bashkimit Evropian ne Shqiperi

Renforcement des capacités d'autogestion des processus de développement au niveau local

09/07/2018 - 14:13
Civil Society and Media

L'accès à l'eau potable comporte des conséquences non négligeables sur le plan du développement humain. Selon les statistiques du gouvernement Camerounais, le taux d’accès à l’eau potable au niveau national dans les zones rurales est d’environ 33%, dans la région de l’Ouest, il ne dépasse pas 24%. Une telle situation a des répercussions non négligeables sur le plan de la santé des populations.

L'absence d'un réseau hydrique est un des principaux problèmes du village de Bankondji. Une telle carence pèse de manière considérable sur la qualité de vie dans la communauté locale. Actuellement, les populations du village s’approvisionnent en eau essentiellement dans les marigots qui coulent dans les bas-fonds marécageux du village et où l’accès est très difficile. Elles se servent également des eaux de pluies qu’elles utilisent essentiellement pour la lessive. Il existe derrière la chefferie un puits d’eau aménagée pour les besoins de la chefferie. Mais il en existe très peu dans le village. Aucune eau utilisée dans le village n’est traitée.

Le principal objectif du présent projet est de créer le consensus dans la population locale autour de la constitution d’une organisation d'émanation communautaire qui sera chargée de gérer de manière autonome et efficace toutes les activités liées à la maintenance des nouvelles installations. En d’autres termes les villageois à travers le concours du Comité de Développement de Bankondji, de la chefferie traditionnelle locale, de la commune rurale de Bafang et la collaboration technique de ARCS devront mettre sur pied une structure autonome en mesure d’éviter les erreurs qui ont été commises par le passé, c’est dire garantir un fonctionnement permanent des nouvelles installations.

L’objectif global de l’action est l’amélioration des conditions de vie des populations locales en favorisant la synergie entre la société civile et les autorités publiques locales dans l'application des projets prioritaires inscrits dans le plan de développement local.

L'objectif  spécifique est de garantir une gestion optimale de la ressource hydrique à travers la promotion d’un mécanisme inclusif et participatif des populations locales.

Les résultats attendus:

  • La création dans le village d’une structure organisée en mesure de gérer de manière autonome et efficace un système moderne et écologique de production et distribution de l’eau potable.
  • Restructurer et remettre en fonction le système de production et distribution d’eau potable construit en 1987 dans le village par la société Norvégienne Scan Water.

Montant total (EUR) : 600 000

Montant total (EUR) : 450 000

Durée : octobre 2012 - mai 2017

Organisation chargée de la mise en œuvre : ASSOCIAZIONE ARCS-ARCI CULTURA E SVILUPPO

Instrument de financement : DCI - Non State Actors and Local Authorities in development

Zone bénéficiaire : Village Bankondji, Commune de Bafang, Région de l'Ouest, Cameroun

 

STORY : Accès à de l'eau propre et potable pour les populations de Bankondji du département du Haut-Nkam dans la Région de l'Ouest 

Meilleure protection des populations et des frontières du Nord, régions vulnérables aux désastres naturels et aux attaques de Boko Haram Grâce à l'eau potable, les habitants de Bankondji ont une meilleure condition de vie et une meilleure santé

"Le réseau d’eau potable réalisé par le projet est entré en activité depuis avril 2016 et c’est un rêve qui devient réalité. Les populations de Bankondji sont à l’abri des maladies hydriques et les enfants ont plus de temps pour se consacrer à leurs études car c’est fini le temps où ils devaient chaque jour aller dans le marigot pour puiser de l’eau insalubre."

Etienne Ngaleu - Président C.E.Po.Bank

 

CONTEXTE

L'absence d'un réseau hydrique était l'un des principaux problèmes du village de Bankondji. Jusqu'en 2013, les populations du village s’approvisionnaient en eau dans les marigots qui coulent dans les bas-fonds marécageux et où l’accès est très difficile. Elles se servaient également des eaux de pluies pour la lessive et pour toute consommation domestique. L'eau utilisée dans le village n’était pas potable et la population souffrait de différentes maladies hydriques qui affectaient surtout les enfants de moins de 11 ans et la partie la plus vulnérable de la population.

 

OBJECTIFS

  • Garantir une gestion optimale de la ressource hydrique à travers la promotion d’un mécanisme inclusif et participatif des populations locales.

 

RESULTATS

  • Créer dans le village d'une structure organisée en mesure de gérer de manière autonome et efficace un système moderne et écologique de production et distribution de l’eau potable.
  • Restructurer et remettre en fonction le système de production et distribution d’eau potable construit en 1987 dans le village par la société Norvégienne Scan Water.

 

TESMOIGNAGE

Etienne Ngaleu - Président C.E.Po.Bank

Dans les années 80, la plupart des localités camerounaises avait été dotée d’équipements pour l’eau potable qui sont vite tombés en panne faute de maintenance.

En 2000 M. Serge Noubondieu fils du groupement Bankondji était expatrié en Italie pour travailler comme ingénieur en énergie photovoltaïque. Soucieux de la santé de ses parents, il a réalisé une étude pour réhabiliter le réseau hydrique de son village. Afin de corriger les faiblesses du passé, le projet a commencé à sensibiliser la population du village sur l'importance de l'eau potable et a formé les jeunes du village en administration, hydraulique et électricité pour assurer la gestion et la maintenance du réseau hydrique. La population locale a été sensibilisée sur le fait que le réseau hydrique appartient aux villageois qui doivent l’entretenir pour le bien de la communauté et de la santé de leurs enfants.

La population de Bankondji a été sensibilisée au point de donner une modeste contribution mensuelle destinée à la maintenance et à la pérennisation du réseau.

Au même temps, l’ONG ARCS a mis en place une structure de gestion (C.E.Po.Bank) chargée de la maintenance du réseau hydrique et chargée entre autre de la recherche de financement pour contribuer à la pérennisation du réseau. Les membres du C.E.Po.Bank ont été élus par une assemblée populaire du village très participée et moi, Etienne Ngaleu, j’ai été élu comme Président.

Cette réalisation du système hydrique de Bankondji est arrivée à terme en avril 2016. Le réseau initial a été entièrement rénové et l’ONG ARCS, en partenariat avec le Comité de Développement de Bankondji - Codebank 2000, a fait des grands extensions du réseau hydrique pour rejoindre tous les quartiers périphériques du village qui actuellement sont approvisionnés en eau potable à travers 32 bornes fontaines. Afin d’éviter que la population paye le coût du gasoil, le projet a réalisé deux systèmes photovoltaïques et un système hydroélectrique qui font fonctionner les pompes immergées à travers l’énergie gratuite de l’eau et du soleil. Une machine amenée d'Italie et qu'on appelle OSEC produit le chlore sur place utilisant seulement de l’eau et du sel de cuisine. C’est formidable...

 

FAITS ET CHIFFRES

  • 36 bornes fontaines pour la distribution d’eau potable ont été réalisées
  • 14 km de ligne hydrique pour l’adduction et distribution d’eau potable ont été réalisés
  • 2 champs photovoltaïques à fil de soleil pour alimenter les pompes submergés ont été réalisés
  • Le Centre de Santé Communautaire de Bankondji a été équipé avec un système photovoltaïque « stand alone » et connecté au réseau hydrique d’eau potable
  • 5 écoles publiques de Bankondji ont été connectées au réseau hydrique d’eau potable
  • Une population de 5 000 personnes résidentes à Bankondji ont maintenat accès à l'eau potable

 

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