EUCAP Sahel Niger

Les sous- officiers d’active à l’école de la judiciarisation

12/02/2020 - 08:34
News stories

Du 27 au 30 janvier 2020, 114 militaires venus du Niger et des autres pays africains ont participé à une formation sur la judiciarisation, dispensé à Agadez. Cette thématique étant nouvelle, le but de la formation est de sensibiliser les jeunes militaires, premier gradé de contact sur le terrain, à l’intérêt de devoir judiciariser leurs actions militaires. Durant 4 jours, cette formation dispensée par 8 formateurs d’EUCAP Sahel Niger a repris l’ensemble des thématiques essentielles à l’appui judiciaire des opérations militaires : les principes d’action judiciaire, le cycle du procès pénal, le renseignement judicaire/militaire, l’enquête criminelle, la préservation de la preuve (PTS), le droit des capturés, la fiche de mise à disposition et les techniques d’interrogatoire, la prévôté et les trafics (stupéfiants, armes, êtres humains).

Durant 4 jours, cette formation dispensée par 8 formateurs d’EUCAP Sahel Niger a repris l’ensemble des thématiques essentielles à l’appui judiciaire des opérations militaires : les principes d’action judiciaire, le cycle du procès pénal, le renseignement judicaire/militaire, l’enquête criminelle, la préservation de la preuve (PTS), le droit des capturés, la fiche de mise à disposition et les techniques d’interrogatoire, la prévôté et les trafics (stupéfiants, armes, êtres humains).

 

D’ailleurs, elle a été principalement axée sur des cas concrets, avec un focus sur l’intérêt de la préservation et de la traçabilité de la preuve. Les notions de sécurisation de l’action de judiciarisation (risque IED, TIC, …) ont également été largement abordées compte tenu du fait que le militaire évolue dans un environnement sécuritaire particulièrement dégradé. Le commandant du Service central de lutte contre le Terrorisme d’Agadez et le procureur de la République d’Agadez sont également intervenus dans leurs domaines respectifs.

 

« L'armée Nigérienne est engagée sur au moins trois opérations à l'intérieur et quelques autres à l'extérieur. », explique le colonel Guedel, commandant de l’ENSOA. « Dans ce cadre particulier, l'utilité de cette formation réside en le fait que nos soldats soient en mesure de respecter le droit en toute circonstance. En effet, les militaires se sont retrouvés dans des positions où ils arrêtaient et interpellaient. Cette formation leur permettra d'aiguiser leurs aptitudes à se conformer aux règles de la judiciarisation avant le transfert aux autorités judiciaires compétentes pour la suite des procédures. » 

Rubriques éditoriales: