Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains: poursuite des auteurs et protection des victimes

Mains attachées par une corde © iStock/JuanmoninoMains attachées par une corde © iStock/Juanmonino

Il reste difficile de lutter efficacement contre la traite des êtres humains. Une approche européenne coordonnée s'impose pour poursuivre les auteurs et protéger les victimes.

Ce phénomène prend de l'ampleur, dans l'UE et dans le reste du monde. L'élargissement de l'Union à l'Est et l'assouplissement des contrôles aux frontières intérieures se sont soldés par une augmentation du trafic des êtres humains, tant d'un pays de l'UE à l'autre que de pays tiers vers l'UE, selon un rapport d'Europol de 2009.

Les femmes et les enfants, qui en sont les principales victimes, sont généralement déplacés d'un pays à l'autre à des fins de prostitution ou de travail forcés. Des enfants sont également exploités pour mendier ou voler.

Très lucrative, la traite des êtres humains est essentiellement le fait de réseaux de bandes organisées. Chaque année, ces bandes déplaceraient ou feraient entrer plusieurs centaines de milliers de personnes sur le territoire de l'Union.

La prévention, la poursuite des auteurs et la protection des victimes sont au cœur d'une approche commune de l'UE destinée à combattre cette forme d'esclavage moderne.

À l'occasion de la quatrième journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains, une conférence a lieu les 18 et 19 octobre à Bruxelles afin de réfléchir aux moyens d'atteindre ces objectifs et d'attirer l'attention sur ce phénomène difficile à contrer. De fait, les victimes sont souvent trop effrayées pour s'enfuir ou témoigner devant un tribunal.

Afin de renforcer la lutte, la Commission propose une approche commune transfrontalière, tant au sein de l'UE qu'à l'échelle internationale. Dans l'UE, cette approche permettrait d'améliorer la coopération policière et judiciaire entre les pays membres, ainsi que d'harmoniser les législations et les sanctions.

Les ressortissants de l'UE seraient poursuivis, même pour des crimes perpétrés à l'étranger. Les personnes recourant aux services de victimes de la traite seraient également punies.

Quant aux victimes, elles se verraient offrir une protection, une aide juridique et une assistance accrues. Les pays de l'UE peuvent délivrer des permis de séjour dont la durée est fonction de la longueur de la procédure en échange de la coopération des victimes avec les services d'enquête, mais ils font peu usage de cette possibilité.

L'UE agit également sur la scène internationale. Elle s'emploie à arrêter la traite à la source en coopérant avec d'autres pays, tout en débloquant des fonds pour combattre cette activité.

 

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