Sainte-Lucie
L'île de Sainte-Lucie est réputée pour ses magnifiques plages et ses forêts tropicales. Comptant 160 267 habitants, elle est la plus densément peuplée des quatre îles du Vent. Le pays présente des faiblesses et des disparités sociales, en particulier une grande pauvreté liée à un taux de chômage élevé.
On estime que près de 40 % des plantations de bananes ont été détruites par le cyclone Ivan en septembre 2004. La culture la plus importante reste celle des bananes, même si cette production ne cesse de diminuer: les revenus à l'exportation sont passés de 47 millions d'euros en 1992 à 12 millions d'euros à peine en 2006. Grâce en partie à un cadre spécial d'assistance en faveur des fournisseurs traditionnels de bananes des pays ACP, le pays a tenté de diversifier son agriculture tout en plaçant sa production bananière sur le marché de niche du commerce équitable. Le tourisme demeure le premier pôle d'activité économique. La stratégie à moyen terme (2006-2011) du gouvernement est centrée sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour parvenir à une croissance et à un développement soutenus, ainsi que de restructurer et de repositionner l'économie en vue d'une intégration réussie dans un environnement commercial international et régional de plus en plus libéralisé. Les grandes priorités du gouvernement sont les suivantes: stopper le déclin du secteur agricole et encourager sa diversification et celle de l'économie en général; mettre en place un environnement propice à une croissance générée par le secteur privé; encourager le développement de l'enseignement et des ressources humaines; soutenir les secteurs émergents que sont l'informatique et les services financiers et favoriser l'adoption de technologies permettant l'obtention de meilleurs résultats. On estime que l'économie du pays est la plus diversifiée des Caraïbes orientales. La crise économique actuelle touche tous les pays de la région et menace les avancées difficilement acquises en termes de développement humain. Face à la baisse de la fréquentation touristique, à la diminution des envois de fonds depuis l'étranger et à la stagnation des recettes, les gouvernements sont appelés à étendre les filets de sécurité afin d'atténuer les conséquences de la crise sur les populations défavorisées les plus vulnérables. On estime que le PIB réel s'est réduit de 5,2 % en 2009, à cause d'une forte baisse de la fréquentation touristique et des activités dans les domaines de la construction, de l'agriculture et des investissements étrangers, ce qui a affecté d'autres secteurs de l'économie, comme le commerce de gros et de détail, les transports, la banque et les assurances. Les chiffres font état d'une baisse de la production de bananes de 6,7 %, à 37 738 tonnes, soit 2 000 tonnes de moins qu'en 2008.
Au titre du 10ème FED, il est proposé d'affecter 85 % de l'enveloppe financière, soit 6,885 millions d'euros, au développement du secteur privé, afin d'aider le gouvernement à mettre en œuvre ses propres politiques et stratégies au moyen d'un appui budgétaire sectoriel. Le solde (1,215 million d'euros) sera équitablement réparti entre la facilité de coopération technique et l'assistance technique.
Sainte-Lucie est membre du CARIFORUM, du CARICOM et de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO), cette dernière ayant établi une zone monétaire unique et une devise commune (le dollar des Caraïbes orientales), ainsi qu'une banque centrale commune (la Banque centrale des Caraïbes orientales). Le 29 décembre 2009, les dirigeants de l'OECO se sont réunis à Saint-Christophe-et-Nevis et, 28 ans après le traité de Basseterre instituant l'OECO, ont signé un nouveau traité établissant une union économique entre eux. Le traité doit encore être ratifié et toutes les dispositions institutionnelles ne devraient pas être en place avant la mi-2010. Avec tous les autres membres de l'OECO, Sainte-Lucie a également adhéré au marché et à l'économie uniques de la CARICOM, le pacte régional autorisant la libre circulation des marchandises, des compétences et de la main-d’œuvre dans tous les pays participants. Sainte Lucie est également membre de Petrocaribe, une alliance pétrolière entre les pays des Caraïbes et le Venezuela. Cependant, jusqu'à présent, Sainte-Lucie n'a pas cherché à obtenir un accès privilégié au pétrole vénézuélien.